Mohler : 7d. Le pasteur comme théologien (partie 4)
La prédication et la doctrine
Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
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Nous avons pris plus de temps pour considérer le contenu de ce chapitre concernant le pasteur en tant que théologien. Ayant déjà considéré l’appel du pasteur, la concentration du pasteur et la conviction du pasteur, Dr Mohler poursuit son sujet sous la rubrique suivante :
4. LA CONFESSION DU PASTEUR
Le ministère du pasteur est enraciné en et découle de la confession de foi du pasteur, c’est-à-dire de ses convictions personnelles profondes. L’appel et le devoir du pasteur ne sont pas à présenter l’enseignement et la théologie de la Bible avec un détachement académique, neutre ou objectif. Le pasteur est appelé par le Maître, touché et transformé par la vérité, possédé d’une conviction profonde qui le rend passionné pour transmettre cette vision et cette conviction aux membres de son église.
Le pasteur devrait être prêt à définir, défendre et documenté ses propres convictions profondes qui dérivent de sa propre étude méticuleuse de la Parole de Dieu et de sa connaissance de l’enseignement fidèle de l’église. »
L’autorité de notre prédication ne dérive pas de notre expérience ni de notre conviction ; elle provient de la Parole de Dieu. Pourtant, la conviction personnelle n’est pas sans importance. Comme dit Phillips Brooks, « La prédication est la vérité communiquée au travers de la personnalité. » Tout prédicateur est sous le mandat que transmit Paul à Timothée :
Retiens dans la foi et dans l’amour qui est en Christ-Jésus, le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. Garde le bon dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous. (2 Timothée 1:13-14)
Le pasteur qui
n’est nullement théologien
n’est nullement pasteur.
—Albert Mohler
Mohler conclut ce chapitre en disant :
Autrement dit, nous sommes les intendants des saines paroles et les gardiens du trésor doctrinal qui nous fut confié au cœur même de notre appel en tant que pasteurs. Le pasteur qui n’est nullement théologien n’est nullement pasteur.
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Add comment Lundi, 29 juin 2009
Mohler : 7c. Le pasteur comme théologien (partie 3)
La prédication et la doctrine
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Dans ce chapitre sur “Le pasteur comme théologien”, le pasteur Mohler a déjà considéré l’appel du pasteur et la concentration du pasteur. Il poursuit son sujet sous la rubrique suivante :
LA CONVICTION DU PASTEUR
Mohler fait plusieurs remarques saisissantes dans cette section :
La santé de l’église dépend des pasteurs qui insufflent dans leur assemblée de fidèles une conviction profondément biblique et théologique ; le moyen principal pour transmettre cette conviction, c’est la prédication de la Parole de Dieu.
C’est la raison pour laquelle, dit Mohler, l’apôtre Paul a ordonné en termes les plus solennels à Timothée de prêcher la Parole :
Je t’adjure, devant Dieu et devant le Christ-Jésus qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son avènement et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant (2 Timothée 4:1-2).
L’appel suprême du pasteur, c’est la prédication de la Parole.
“La prédication de la Parole de Dieu est la première marque de l’église.” —Martin LutherComme Martin Luther a justement affirmé, la prédication de la Parole de Dieu est la première marque de l’église. Où qu’elle se trouve, on trouve l’église. Où qu’elle soit absente, il n’y a pas d’église, quoi que d’autres personnes puissent prétendre.
…c’est au travers de la prédication par exposition de la Parole de Dieu que la connaissance biblique est transmise à l’assemblée, et le people de Dieu est armé de conviction profondément théologique. Autrement dit, la conviction du pasteur au sujet de la prédication théologique devient le fondement pour le transfert de ces convictions au cœur du peuple de Dieu. L’agent divin de ce transfert est le Saint-Esprit qui ouvre le cœur, les yeux et les oreilles pour entendre, comprendre et recevoir la Parole de Dieu. Mais le prédicateur a aussi une responsabilité — c’est d’être clair, spécifique, systématique et complet en présentant la vérité biblique qui construit une compréhension biblique de la foi et de la vie chrétiennes.
C’est pour cette raison que Paul a pu dire : “Je glorifie mon ministère” (Romains 11:13). Ne sous-estimons pas la gloire de notre appel. C’est à travers le ministère de la prédication de la Parole de Dieu, ministère que Dieu nous a confié, que Dieu accomplit son œuvre dans l’église. Approchons nous de la tâche avec une conviction de la gloire du ministère, avec la joie d’être au service de Dieu, et avec le sérieux que mérite la dignité de cet appel.
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Add comment Mardi, 16 juin 2009
Mohler : 7b. Le pasteur comme théologien (partie 2)
La prédication et la doctrine
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Albert Mohler a commencé ce chapitre sur le rôle du pasteur comme théologien en parlant de l’appel du pasteur. Il poursuit son sujet en s’adressant à ce qu’il appelle…
LA CONCENTRATION DU PASTEUR
En ce qui concerne la théologie, le pasteur doit savoir faire le tri entre ce qui est non négociable et ce qui est discutable. Mohler fait la distinction entre les doctrines de première grandeur, celles de deuxième grandeur et celles de troisième grandeur.
Les doctrines de première grandeurLe rejet des doctrines de première grandeur est un rejet de l’évangile même.
—Albert Mohler
Les doctrines de première grandeur sont celles qui sont non négociables, par exemple, la divinité ou la déité et l’humanité plénières de Christ, la Trinité, l’expiation (la propitiation) et la justification par la foi seule. Quand le pasteur entend dire qu’il n’est pas nécessaire de croire à la résurrection littérale de Jésus-Christ, il doit reconnaître que le rejet de telles doctrines est un rejet de l’évangile même.
Les doctrines de deuxième grandeur
Les doctrines de deuxième grandeur sont celles qui sont essentielles à la vie de l’église locale mais qui ne définissent pas l’évangile. Il s’agit de questions qui concernent l’organisation de l’église ou certains systèmes ecclésiologiques ou théologiques. Par exemple, la question de si la Bible prescrit le baptême d’enfants est importante pour la vie d’une église. Il serait impossible de fonctionner comme une église locale si les membres étaient divisés par cette question. C’est pareil avec la question des dons spirituels. Sommes-nous cessationnistes (les dons ont cessé avec la mort des apôtres) ou continuationnistes (les dons continuent) ? Malgré notre position sur de telles questions, nous pouvons nous reconnaître comme chrétiens même si ces différences nous séparent.
Les doctrines de troisième grandeur
Les doctrines de troisième grandeur sont toujours importantes, mais elles ne menacent pas la communion de l’église locale. Nous pouvons être d’accord sur bien des points fondamentaux sans s’accorder sur toute question biblique. Les différences d’interprétation concernant le temps et la séquence des événements associés avec le retour de Christ sont importantes à cause de leur nature biblique, mais elles ne constituent pas la base d’une séparation d’autres croyants.
Le pasteur doit veiller et savoir évaluer les questions diverses. Parfois les différences qui semblent petites sont quand même grandes dans leur étendue. Dans le quatrième siècle, Arius a proposé que le Fils était d’une substance similaire (“homoiousias”) du Père tandis qu’Athanase s’accordait avec la Bible que le Fils était de la même substance (“homoousias”) que le Père. La différence entre “homoiousias” et “homoousias” est la simple lettre "i", mais quelle différence entre leurs déclarations ! Grâce au rôle d’Athanase comme pasteur et théologien, l’église a évité un grand désastre.
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Add comment Mardi, 2 juin 2009
Mohler : 7a. Le pasteur comme théologien (partie 1)
La prédication et la doctrine
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Chaque pasteur est appelé à être théologien.
—MohlerDr Mohler commence ce chapitre avec sa conclusion : « Chaque pasteur est appelé à être théologien. » Selon lui, la santé spirituelle de l’église dépend du ministère du pasteur d’enseigner, de prêcher, de défendre et de mettre en application les grandes doctrines de la foi. Dans les premiers siècles de l’église, les grands théologiens comme Athanase, Irénée et Augustin étaient tous pasteurs. Jean Calvin et Martin Luther, théologiens de la Réforme, étaient aussi pasteurs.
L’APPEL DU PASTEUR
L’appel du pasteur est intrinsèquement théologique. Le pasteur est appelé à interpréter la Parole de Dieu. Plusieurs passages des épîtres dites « pastorales » soulignent cet appel théologique.
Timothée est censé retenir les saines paroles de l’évangile :
Retiens dans la foi et dans l’amour qui est en Christ-Jésus, le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. Garde le bon dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous (2 Timothée 1:13-14 SER).
Timothée doit enseigner ceux qui à leur tour enseigneront encore d’autres personnes :
Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres (2 Timothée 2:2).
En prêchant la parole, Timothée doit convaincre, reprendre, exhorter, avec toute patience et en instruisant :
prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant (2 Timothée 4:2).
Pourquoi ? demande Mohler.
Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donneront maîtres sur maîtres ; ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables (2 Timothée 4:3-4).
Encore, le pasteur est responsable d’être
attaché à la parole authentique telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de convaincre les contradicteurs (Tite 1:9).
Parfois le pasteur se voit plutôt comme évangéliste que pasteur, mais l’évangélisation est également un appel théologique. L’évangéliste doit avoir une compréhension théologique de l’évangile. Une bonne compréhension des premiers chapitres de l’Épître de Paul aux Romains est essentielle pour que l’évangéliste puisse expliquer aux pécheurs leur besoin de Jésus-Christ. Sinon il parlera d’un Jésus qui nous aide tous les jours, nous rend heureux, nous remplit de joie et de paix, etc., au lieu de présenter le Jésus qui par sa mort sur la croix était la propitiation qui nous sauve de nos péchés et de la colère de Dieu. La tâche de l’évangéliste est théologique.
Le pasteur est intendant des mystères de Dieu :
Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu (1 Corinthiens 4:1).
On constate des tendances de nos jours à transformer le rôle du pasteur en directeur général ou conseiller. Mohler répond :
Les pasteurs d’aujourd’hui doivent récupérer et réclamer l’appel pastoral comme quelque chose qui est intrinsèquement et joyeusement théologique.
—Albert MohlerTout cela est une trahison de l’appel pastoral comme présenté dans le Nouveau Testament. En plus, c’est un rejet de l’enseignement apostolique et des avertissements bibliques au sujet du rôle et des responsabilités du pasteur. Les pasteurs d’aujourd’hui doivent récupérer et réclamer l’appel pastoral comme quelque chose qui est intrinsèquement et joyeusement théologique. Autrement, les pasteurs ne seront que des communicateurs, des conseillers et des managers des assemblées qui ont été vidées de l’évangile et de la vérité biblique.
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Add comment Dimanche, 31 mai 2009
Conviction ou accusation ?
Le suivant vient du pasteur Ray Ortland.
Et quand il (le Saint-Esprit) sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement (Jean 16:8 Colombe).
…Car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit (Apocalypse 12:10 Colombe).
Comment distinguer le ministère du Saint-Esprit qui nous convainc de péché et les accusations de Satan ?
- Le Saint-Esprit indique un péché spécifique que j’ai commis, quelque chose de concret que je peux reconnaître et confesser, tandis que les accusations de Satan sont vagues, floues, imprécises et simplement démoralisantes.
- Le Saint-Esprit m’indique Christ, l’ami puissant des pécheurs, tandis que le diable veut me faire descendre en vrille avec une attention malsaine sur ma propre personne.
- Le Saint-Esprit me conduit au seuil de la vie nouvelle, tandis que le diable veut me paralyser et m’arrêter là où je suis.
- Le Saint-Esprit remplit mon cœur de paix et me donne une haine du péché pour que je me prosterne devant le Seigneur Jésus dans une nouvelle consécration, tandis que le diable m’offre une sorte de tranquillité mélangée de ma propre suffisance pour que je me croise les bras et dise, "Ça y est. C’est terminé."
- Le Saint-Esprit m’aide à être transparent avec Dieu pour que je lui permette de contrôler la conversation, tandis que le diable me tente d’éviter certaines questions que je ne veux pas considérer et des péchés dont je ne veux pas lui rendre compte.
Ne remercions le Seigneur pour notre ami précieux, le Saint-Esprit.
Add comment Samedi, 9 mai 2009
Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens
Un nouveau numéro de Ressources spirituelles est maintenant disponible.
Ce numéro vise le thème suivant : “Bâtir une église passionnée par les missions.” Il contient les articles suivants :
- “Signes et prodiges en mission” par Robert W. Houlihan, ancien directeur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu pour l’Asie/Pacifique
- “Une théologie de la mission” par John V. York, ancien coordinateur de l’éducation théologique pour l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu
- “Les missionnaires : des agents de changement efficaces” par Cary et Faye Tidwell, administrateur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu des États-Unis
- “Pentecôte et les mission” une interview de Thomas E. Trask, ancien surintendant des Assemblées de Dieu aux USA
- “Les six leviers de la prédication par série (1ère partie)” par Craig Brian Larson, éditeur des ressources pour la prédication du magazine Christianity Today International
- “Rempli de l’Esprit” par Anthony D. Palma, professeur, théologien et auteur de plusieurs livres théologiques
- “La fidélité de Charles Simeon” par William P. Farley, pasteur principal de l’église Grace Christian Fellowship à Spokane, Washington, USA.
Pour télécharger gratuitement ce numéro, cliquez ici. Pour d’autres numéros de Ressources spirituelles , cliquez ici. Bonne lecture à tous !
Cliquer ici pour d’autres articles au sujet des ressources spirituelles.
Add comment Vendredi, 1 mai 2009
Christ pour nous
Samedi soir, Pasteur Joseph John qui est un artiste local bien connu, après avoir fait une méditation sur l’œuvre de Christ, a fait en dix minutes un tableau de “Christ pour nous” sur la croix. Il s’est servi de quatre couleurs en peinture acrylique : noir, blanc, bleu et rouge.
Il était transpercé à cause de nos crimes
Voici mon serviteur, Il prospérera ;
Il montera, il s’élèvera,
Il sera très haut placé.
14 De même que tu as été pour beaucoup un sujet d’effroi,
De même son aspect n’était plus celui de l’homme,
Son apparence n’était plus celle des fils d’Adam,
15 De même il purifiera par l’aspersion beaucoup de nations,
Devant lui des rois fermeront la bouche ;
Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté,
Ils comprendront ce qu’ils n’avaient pas entendu.
1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?
A qui le bras de l’Éternel s’est-il révélé ?
2 Il s’est élevé devant lui comme un rejeton,
Comme une racine qui sort d’une terre assoiffée ;
Il n’avait ni apparence, ni éclat
Pour que nous le regardions,
Et son aspect n’avait rien pour nous attirer.
3 Méprisé et abandonné des hommes,
Homme de douleur
Et habitué à la souffrance,
Semblable à celui devant qui l’on se voile la face,
Il était méprisé,
Nous ne l’avons pas considéré.
4 Certes, ce sont nos souffrances qu’il a portées,
C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ;
Et nous, nous l’avons considéré comme atteint d’une plaie ;
Comme frappé par Dieu et humilié.
5 Mais il était transpercé à cause de nos crimes,
Écrasé à cause de nos fautes ;
Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui,
Et c’est pas ses meurtrissures que nous sommes guéris.
6 Nous étions tous errants comme des brebis,
Chacun suivait sa propre voie ;
Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.
7 Il a été maltraité, il s’est humilié
Et n’a pas ouvert la bouche,
Semblable à l’agneau qu’on mène à la boucherie,
A une brebis muette devant ceux qui la tondent ;
Il n’a pas ouvert la bouche.
8 Il a été emporté par la violence et le jugement ;
Dans sa génération qui s’est soucié
De ce qu’il était retranché
De la terre des vivants,
A cause des crimes de mon peuple,
De la plaie qui les avait atteints ?
9 On a mis sa tombe parmi les méchants.
Son sépulcre avec le riche,
Quoiqu’il n’ait pas commis de violence
Et qu’il n’y ait pas eu de fraude dans sa bouche.
10 Il a plu l’Éternel de le briser par la souffrance ;
Après s’être livré en sacrifice de culpabilité,
Il verra une descendance Et prolongera ses jours,
Et la volonté de l’Éternel s’effectuera par lui.
11 Après les tourments de son âme,
Il rassasiera ses regards ;
Par la connaissance qu’ils auront de lui,
Mon serviteur juste justifiera beaucoup (d’hommes)
Et se chargera de leurs fautes.
12 C’est pourquoi je lui donnerai beaucoup (d’hommes) en partage ;
Il partagera le butin avec les puissants,
Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort,
Et qu’il a été compté parmi les coupables,
Parce qu’il a porté le péché de beaucoup
Et qu’il a intercédé pour les coupables.”
(Ésaïe 52:13-53:12 “Colombe” – SER)
Add comment Dimanche, 12 avril 2009
Mohler : 5. Un intendant de mystères – 2e partie : La responsabilité du prédicateur
Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
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Ayant considéré l’autorité du prédicateur, dans cette deuxième partie du chapitre 5, Mohler considère la responsabilité du prédicateur qui se trouve dans Colossiens 1:28,
C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ.
L’objectif du pasteur est de “rendre tout homme parfait en Christ” ! Pour le faire, notre tâche est triple : nous annonçons Christ, nous avertissons les hommes et nous les instruisons. Voilà le profil de notre “emploi”.
Nous annonçons Christ.
D’abord, nous annonçons Christ. Dans les versets précédents (Colossiens 1:26-27), Paul parle du mystère dont Dieu nous a chargés d’annoncer. Dans quel sens l’évangile est-il un mystère ? Bibliquement parlant, un mystère n’est pas quelque chose de mystérieux ; c’est plutôt le dessein éternel de Dieu qui était “caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints” (Colossiens 1:26 ; voir aussi Éphésiens 3:6-11). “Le mystère du christianisme en est un qui a été publiquement révélé par Dieu dans l’incarnation, la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus-Christ.”
Tout simplement, le mystère est Christ. C’est lui que nous annonçons. Il est la cible de notre prédication.
C’est facile de dire, mais le faire exige une prédication par exposition qui est minutieuse, systématique et rigoureuse. Notre tâche est de démontrer comment Christ, mystère des âges, est révélé partout dans le tout des Écritures, dans l’Ancien Testament ainsi que dans le Nouveau. Autrement dit, nous devons peindre le tableau entier de la vérité du mystère de Jésus-Christ.
Trop de prédicateurs ont tendance à travailler dans un tout petit coin de la grande toile de l’œuvre de Dieu.
Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.”
Nous lisons dans Luc 24:27, que le Christ ressuscité en “commençant par Moïse et par tous les prophètes” a expliqué aux deux disciples “dans toutes les Ecritures ce qui le concernait”. Le grand prédicateur baptiste Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.” Ayant prêché la signification immédiate du texte, nous devons démontrer comment Jésus-Christ est l’accomplissement du texte. Nous annonçons Christ.
Nous avertissons tout homme.
Paul dit que c’est son intention d’avertir tout homme à travers sa prédication. Cette question d’avertir, d’admonester, de réprimander ou d’exhorter est un devoir qui n’est pas bien accepté ou apprécié. Pourtant, Paul le considérait comme faisant partie de la prédication.
Il est capital que nous réclamions la vérité que parmi les rôles du prédicateur est celui d’exposer l’erreur et de révéler le péché. Dans 2 Timothée 3:16-17, Paul dit à Timothée qu’en prêchant la Parole, il doit reprendre et corriger. Il doit assumer la responsabilité de dire aux gens qu’ils ont tort et que leur pensée a besoin de s’aligner avec l’Écriture.
Trop souvent la prédication est sans rapport avec la vie des auditeurs parce que le prédicateur ne fait pas l’application de la Parole. Les auditeurs restent dans leur indifférence parce que le prédicateur ne veut rien dire qui puisse troubler la conscience de ses adeptes. Ainsi ils peuvent continuer dans leur péché sans prise de conscience. Nous n’aurions pas tant de cas de fornication, de concubinage, de divorce, d’adultère, d’abus dans toutes ses formes, etc., sans parler des autre péchés encore “plus acceptables”, dans l’église si seulement le pasteur avertissait tout le monde des conséquences éternelles du péché. Paul le fait dans toutes ses épîtres. Pourquoi ne le fait-on pas aujourd’hui ? Trop souvent le prédicateur cherche à plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu. Trop souvent il est lâche.
Nous instruisons tout homme.
Paul dit que la prédication de la Parole de Dieu inclut l’instruction ou l’enseignement des Écritures et l’application des Écritures à la vie des auditeurs. L’enseignement n’est pas limité à l’École de dimanche, au club des enfants ou à des cours bibliques. Je ne sais pas comment on peut prêcher la Parole de Dieu sans l’enseigner, mais j’ai entendu trop de prédications qui ne comportait pas d’instruction parce qu’elles consistaient en histoires personnelles, témoignages ou encore pire et non pas en la Parole de Dieu. Si nous sommes fidèles à la Parole de Dieu, nous instruirons tout homme dans la justice.
…afin de rendre tout homme parfait en Christ
La puissance impressionnante de la prédication authentique se voit dans le fait que Dieu se sert de la prédication pour présenter ses saints complets en Christ.
Comment les chrétiens croissent-ils ? Comment arriveront-ils à la maturité ? Comment le processus de la sanctification dirigé par le Saint-Esprit sera-t-il réalisé en eux ? Tout par la prédication de la Parole.
…Quand nous nous demandons si notre ministère est fructueux, nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?
Nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?
D’ailleurs, c’est pourquoi Christ a donné les pasteurs/enseignants à l’église :
C’est lui qui a donné… les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ (Éphésiens 4:11-13 SER)
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Add comment Dimanche, 15 mars 2009








