Avortement, crime de l’inhumanité contre l’humanité
Vendredi, 11 juillet 2008
Un lecteur a écrit le commentaire suivant au sujet d’une vidéo au sujet de l’avortement que j’avais mise sur ce site. Je donne son commentaire ci-dessous sans modification aucune et ma réponse :
C’est facile de choquer avec des images qui nous dégoutent et nous font peur a tous. Pour equilibrer le tout il faudrait peut-être la video d’un viol, ainsi qu’une video ou l’on voit la femme se faire refuser l’avortement. L’avortement est terrible mais necessaire dans de nombreux cas. Vous utilisez le symbole de la Libertée, et justement, vous êtes contres la libertée d’avorter, voila un paradoxe bien flagrant dans votre vidéo.
Les humanistes vaincronts. J’aimerais que votre Dieu vous protège de la bétise …….. a +
Denis, je vous remercie de votre commentaire. Je suis d’accord que la vidéo est trop délimitée dans le sens qu’elle ne considère que l’avortement aux Etats-Unis, mon pays d’origine, où nous avons avorté 40 millions de nos semblables. Aux États-Unis, on avorte plus d’enfants tous les 24 heures que le nombre de personnes qui ont été tuées dans les attentats du 11 septembre 2001.Dans les attentats du 11 septembre 2001 moins de 4.000 personnes ont été tuées, mais “chez moi” 4.000 enfants innocents sont massacrés chaque jour. Un tiers des enfants conçus aux Etats-Unis sont avortés. J’aurais bien aimé que la vidéo présente également les statistiques sur les nombreux avortements en France et dans les autres pays européens ainsi qu’en Chine et ailleurs pour que nous puissions saisir l’énormité des crimes de l’inhumanité contre l’humanité.
La vidéo est choquante parce que l’acte est choquant. La vidéo fait ce qu’elle devrait faire : elle révèle la nature – comme vous le dites – “dégoûtante” de l’avortement. Il est trop facile de parler en termes stériles et cliniques d’”interruption volontaire de grossesse” sans imaginer la monstruosité que l’on commet contre les enfants qui devraient naître et la douleur qui leur est infligée par méthodes diverses sans prise de conscience. La vidéo révèle l’avortement pour ce qu’il est : l’interruption volontaire d’une vie humaine. Normalement, on se sert d’autres termes pour parler d’un tel acte de violence, l’action de tuer volontairement un être humain, mais ceux qui voudraient promouvoir l’agenda d’avortement se servent d’euphémismes évasifs et trompeurs pour retenir la vérité du public.
Concernant la possibilité de faire passer d’autres vidéos, comme celle d’un viol, je vois un parallèle entre la violence des deux actes, avortement et viol : les deux sont à dénoncer. Pourtant, il n’est pas nécessaire de faire passer une vidéo d’un viol ; on sait ce que c’est. Par contre, l’horreur d’un avortement a lieu dans “le secret” et dépasse l’imagination. C’est pourquoi il faut l’exposer.
Au sujet de la liberté, elle s’arrête là où commencent les droits d’un autre être humain. Nous n’avons pas la liberté de prendre la vie de nos semblables.
La femme qui se fait refuser l’avortement, n’est-elle pas responsable de ses actes ? La société qui banalise l’avortement comme méthode de contraception assure son propre déclin.
L’avortement contribue à la décroissance démographique de l’Europe.
La société qui banalise l’avortement comme méthode de contraception assure son propre déclin.
En effet, il me semble que l’avortement contribue à la décroissance démographique de l’Europe et d’une longue liste de pays. En Europe méridionale et de l’Est, le taux de croissance est en-dessous de 1,3 (nombre de naissances par femme) ; un taux de 2,1 est nécessaire pour maintenir la population d’un pays. Quand le Président John F. Kennedy a donné son discours “Ich bin ein Berliner” en Allemagne, l’Europe constituait 12,5 pour cent de la population mondiale. Aujourd’hui elle n’en constitue que 7,2 pour cent. Si la tendance continue, seulement 5 pour cent de la population du monde sera européen en 2050. Les populations d’Europe méridionale et de l’Est deviennent de plus en plus âgées parce que le taux de natalité a chuté, en partie à cause des avortements. Comme dit Russell Shorto dans son article “No Babies” dans The New York Times du 29 juin 2008, “Un pays ne peut exister si tous ses citoyens habitent une maison de retraite.” Voir aussi l’article du Washington Post sur le Japon.
L’avortement n’est ni humaniste ni humain.
Vous me dites d’une manière triomphale que “les humanistes vaincront” mais en vue de ces faits, il est douteux qu’ils survivent leur propre politique d’avortement. Je dirais en plus que l’avortement n’est ni humaniste ni humain. L’agenda d’avortement ne cherche pas à relever la dignité de l’esprit humain ni à le mettre en valeur. C’est Dieu lui-même qui met en valeur l’être humain en nous créant en son image et en nous interdisant de tuer nos semblables. C’est pour cela que toute vie humaine est précieuse et d’une valeur inestimable comme Jésus-Christ a démontré quand il a demandé, “Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Ou que donnera un homme en échange de son âme ?” (Matthieu 16:26).
Les animaux ont plus de droits que les enfants à naître.
Dans bien des pays dits civilisés, les animaux ont plus de droits que les enfants à naître. On fera tout pour sauvegarder les baleines (et je ne suis pas contre puisque Dieu nous a établis comme intendants de la Terre), mais on ne veut pas protéger les droits du plus faible de ses congénères ; voilà un paradoxe bien flagrant.
Vous dites que l’avortement est nécessaire dans de nombreux cas, mais vous ne donnez aucun exemple. Que veut dire “nécessaire” ? Quelles sont les critères ? Qu’est-ce qui nécessite d’une manière absolue un avortement ? Combien d’avortements, sur les millions, ont été faits parce que la vie de la mère était littéralement en danger ?
Quelques cas particuliers
Je connais un couple dont le médecin leur a vivement conseillé un avortement en disant que l’enfant ne serait pas normal, mais ils ont refusé d’accepter une telle “solution” et sont aujourd’hui les parents d’un enfant en bonne santé, celui que le médecin avait diagnostiqué comme anormal. D’autres parents ont accepté de donner naissance à un enfant handicapé et l’ont trouvé comme une source de joie et de croissance dans leur propre vie. (Voir le témoignage en anglais concernant Noah Michael Shrader.) La grossesse suite à un viol est extrêmement rare : selon les études, une ou deux par mille viols. Mais pourquoi ne pas avorter suite à un viol ? La femme est victime d’un acte de violence et on lui demande de devenir participante à un deuxième acte de violence ? Elle a déjà subi un traumatisme mais quand elle avorte son enfant, c’est le traumatisme de l’avortement qui la trouble la plus parce que c’est elle qui en est coupable. Voir ici.
Adoption, une meilleure solution
On dit que c’est dans l’intérêt de la femme d’avorter son enfant. Pourquoi ne pas aimer la femme et son enfant ? Aux Etats-Unis d’Amérique, il est ironique qu’il y ait 4.000 avortements tous les 24 heures mais les couples qui veulent adopter doivent attendre cinq ans. Ainsi sommes-nous allés nous-mêmes à l’étranger pour adopter nos deux enfants. D’autres couples n’ont pas cette possibilité mais seraient de bons parents pour des enfants heureux. Cette solution est de loin plus prometteuse que la terminaison malheureuse par avortement d’une vie précieuse.
Entry Filed under: Questions diverses. Mots-clefs: Adoption, Avortement.
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1. Joannie | Jeudi, 12 février 2009 at 9:14
Moi, de façon générale, même si je ne suis pas croyante, je suis contre l’avortement. Ce qui donne la valeur à l’homme est qu’il est le seul être vivant à être conscient de son existence et cette conscience lui procure une historicité. Tuer un fœtus empêche donc l’humain qu’il est de poursuivre son histoire. Je suis humaniste aussi et pour moi, la valeur la plus importante est l’homme. Elle est au-delà de toutes valeurs puisqu’elle est en elle-même un moyen et une fin.
Donc, comme je disais plus haut, je suis contre l’avortement, toutefois, il existe quelques exceptions. Dans le cas d’un viol, la femme est totalement en droit de se faire avorter selon moi. Je crois que vivre tous les jours avec en face, le produit du pire moment de notre vie n’est pas une façon enrichissante de s’épanouir… Pour moi, un viol est l’équivalent d’une mort intérieure, si la femme ne veut pas porter l’enfant que son agresseur lui a laissé, sous peine de ne pas donner à cet enfant, peut-être tout l’amour qu’il méritera, c’est son choix. D’ailleurs, si elle a fait ce choix, c’est qu’elle sait qu’elle ne pourrait pas vivre avec un enfant conçut dans la haine.
Deuxième exemple, en Chine, les avortements sont extrèmement fréquents. La raison est qu’il y a en vigueur, une loi d’enfant unique. À cause de la surpopulation, le gouvernement conseille et encourage fortement les familles à avoir un maximum d’un seul enfant. Dans ce cas-ci, je trouve vraiment la situation désolante, toutefois, si la population continuerait à augmenter au même rythme, dans moins d’un siècle, la Chine manquerait grandement de ressources et ne pourrait subvenir aux besoins de toute la population. Ces conséquences emmèneraient la pauvreté, la guerre à la recherche de territoires, la criminalité, la famine, etc. Je crois aussi que dans ce cas, les avortements sont désolants mais nécessaires.
Bref… Sur ce point de vue, je ne suis pas totalement en désaccord avec vous.
Par contre, je crois qu’il faut savoir calibrer le pour et le contre dans certain cas pour juger si le geste est moral ou non. Anéantir une famille au complet qui doit vivre avec la conscience empourprée par le viol de leur adolescente qui porte le fruit de ce crime et qui perd le gout à la vie tellement le choc a été terrible. Détruire la vie d’une population entière ou laisser les avortements se pratiquer dans des pays comme la Chine. Le choix me semble évident. Nous ne pouvons pas juger comment les gens peuvent se sentir dans une telle misère mais il faut essayer de préserver une stabilité sociale et savoir se sacrifier pour le bien de nos prochains.
C’est tout ce que j’avais à dire pour l’instant :)
Merci de votre compréhension
2. J. Gary Ellison | Samedi, 14 février 2009 at 1:23
Merci, Joannie, de votre commentaire. Vous dites que
Il est aussi le seul être à avoir une prise de conscience. Le lion qui dévore la gazelle ne semble pas être troublé par son acte. L’homme est différent. Vous dites encore :
Pour moi, la valeur la plus importante est Dieu lui-même, mais il nous a créés à son image, ce qui donne à l’homme une valeur inestimable. C’est pourquoi je suis contre l’avortement, même dans le cas d’un viol. Toute vie humaine est précieuse et a le droit de par son Créateur de vivre. L’avortement est un acte de violence contre l’enfant et contre Dieu qui le créé à son image.
Comme j’ai dit dans l’article concernant le cas d’un viol,
Si la femme n’arrive pas à accepter un tel enfant, il vaut mieux le faire adopter que de le faire tuer. Quand nous avons fait notre demande d’adopter des enfants, on nous a fait savoir qu’il fallait attendre cinq ans à cause de toutes les demandes. Franchement, c’est un non sens que mon pays (les Etats-Unis) fasse avorter 4.000 enfants chaque jour tandis que des couples doivent attendre cinq ans pour adopter. Heureusement, nous avons pu adopter deux enfants d’un autre pays.
Je crois qu’elle est exagérée la théorie de Thomas Robert Malthus (1766-1834) concernant des conséquences désastreuses de la surpopulation. Selon l’ONU (United Nations Food and Agriculture Organization), la Terre a la capacité de nourrir 33 milliards de personnes (cité par Lindy Davies. Voir aussi Overpopulation: Myths, Facts, and Politics qui estime que la Terre peut nourrir 40 milliards de personnes).
En plus, je pense que vous présentez de faux choix : le choix entre l’avortement et “la pauvreté, la guerre à la recherche de territoires, la criminalité, la famine, etc.” et encore “Détruire la vie d’une population entière ou laisser les avortements se pratiquer.” C’est dire que si l’on ne pratique pas l’avortement, le pays sera détruit. Tuer des êtres humains à cause des éventualités ne me semble pas juste. L’avortement est un crime contre l’humanité et contre Dieu qui nous fait à son image.
En outre, si la menace de la surpopulation était réelle, l’avortement ne serait pas le seul moyen de limiter la croissance de la population. Il ne devrait certainement pas être accepté comme moyen de contraception (ce qui ne fait pas de sens puisque la “contraception” empêche la conception d’une vie tandis qu’un avortement étouffe une vie déjà conçue). Je crois aussi qu’il est immoral pour un gouvernement comme celui de la Chine de forcer des couples à avorter. N’est-ce pas un droit de l’homme d’avoir des enfants ?
Merci encore pour la réflexion et le commentaire.
3. canonnici | Jeudi, 25 décembre 2008 at 1:18
faux
la France possède un solde positif malgré les avortements ,
et combien de femmes seraient charcutes et mortes sans avortements légaux ?
4. J. Gary Ellison | Jeudi, 25 décembre 2008 at 19:01
Dans mon article, je parlais de l’Europe, pas de France en particulier qui avec les Pays-Bas est atypqiue. Pourtant, depuis plusieurs décennies le gouvernement français est dans la position paradoxale de soutenir l’avortement (1975) et de donner aux familles une bourse pour chaque enfant pour hausser la croissance démographique. Les 220.000 enfants qui sont avortés en France chaque année ne contribuent pas à cette croissance. Je ne le crois pas raisonnable de dire que 220.000 enfants doivent mourir chaque année pour éviter la mort de quelques femmes qui ne devraient pas quand même avorter leurs bébés.