Posts filed under 'Doctrine de Christ (christologie)'

Les chrétiens peuvent-ils célébrer Noël ?

Une sœur m’a demandé s’il était permis aux chrétiens de célébrer Noël. Selon les Témoins de Jéhovah, Dieu désapprouve la célébration de Noël. Les chrétiens peuvent-ils célébrer la naissance de Christ ? Pouvons-nous célébrer la résurrection de Christ ? À ces deux questions, les Témoins de Jéhovah répondent négativement. Selon eux, la Bible nous dit de commémorer la mort de Christ, mais pas sa naissance ni sa résurrection.

La position vacillante des Témoins de Jéhovah

Les Témoins de Jéhovah ont changé d’avis sur cette question. Voici quelques citations de leur magazine The Watchtower :

La date du jour de Noël n’a pas d’importance ; nous pouvons bien nous joindre [à la célébration] (Watchtower, 15 décembre 1903).

Ne pinaillez pas concernant la date ; joignez-vous au monde et célébrez Noël (Watchtower, le premier décembre 1904).

L’événement est si important qu’il convient toujours à le rappeler à la pensée des gens, sans se soucier de la date (Watchtower, 15 décembre 1926).

Selon les Témoins de Jéhovah, les vrais chrétiens ne célèbrent pas la naissance de Christ.

Aujourd’hui, selon le site Internet officiel de la Watchtower Society, les vrais chrétiens ne fêtent pas Noël, Pâques ou les anniversaires de naissance. Nous pouvons lamenter la commercialisation flagrante de Noël et le fait que bien des gens célèbrent le 25 décembre et non pas la naissance de Christ, c’est-à-dire qu’ils aiment fêter sans discerner la signification du jour. Nous pouvons regretter la manière incompatible avec “le saint (enfant)” (Luc 1:35) dont bien des gens célèbrent le jour de sa naissance. Cela ne veut pas dire que nous devions céder la place aux païens. Si certaines gens cherchent à enlever Christ de la célébration de son incarnation, nous devons autant plus proclamer le message de la Parole faite chair (Jean 1:14), le message d’Emmanuel, “Dieu avec nous” (Matthieu 1:23).

Personnellement, je n’arrive pas à comprendre pourquoi certains pasteurs loupent l’occasion de prêcher sur les grands événements de la vie de Christ (sa naissance, sa mort, sa résurrection ou son exaltation à la droite de Dieu) comme si l’église n’avait rien à dire concernant ces jours de fête. C’est céder la place aux autres qui ne connaissent pas l’importance et ne savent pas célébrer les fêtes chrétiennes comme il le faut.

Comme nous avons noté, les Témoins de Jéhovah déclarent que “les vrais chrétiens ne fêtent pas la naissance de Christ”. Il est aberrant que ceux qui ne demeurent pas dans la doctrine de Christ (2 Jean 7-10) se prennent pour des juges de qui sont “les vrais chrétiens” !

  • Ne pouvons-nous nous réjouir avec les bergers à qui cette naissance a été annoncée comme “la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur” (Luc 2:10-11).
  • Ne pouvons-nous célébrer avec les anges qui ont chanté sa naissance (Luc 2:13-14) ?
  • Ne pouvons-nous faire comme les Mages qui se sont prosternés et ont adoré le divin enfant (Matthieu 2:1-12) ?

Arguments contre la célébration de la naissance de Christ

Argument 1 : C’est interdit par les Écritures.

Les Témoins de Jéhovah ne célèbrent ni la naissance de Christ ni sa résurrection, disent-ils, parce que ce n’était pas commandé dans les Écritures.

Dans les Écritures, il y a bien des choses qui ne sont ni commandés ni interdites. Par exemple, la fête de la Dédicace était une célébration de la purification du temple instituée après sa désacralisation par Antiochos IV en 165 avant J.-C. Elle n’a pas été commandée dans l’Ancien Testament, mais Jésus était lui-même présent pour la fête de la Dédicace à Jérusalem :

On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon (Jean 10:22-23).

Devrions-nous tirer la conclusion qu’il participait à une fête païenne tout simplement parce qu’elle n’était pas commandée dans les Écritures ?

Les Juifs ont également institué la fête de Purim pour célébrer la délivrance des Juifs de destruction en Babylone (Esther 9:26-32). Rien n’indique que c’était commandé par Dieu, mais ils étaient libres de célébrer ce que Dieu avait fait comme ils le font jusqu’à présent. La célébration était aussi marquée par la pratique d’envoyer des cadeaux à son voisin et des dons aux pauvres (Esther 9:19-22) comme se fait très souvent à Noël. Nous sommes libres de célébrer la naissance celui qui pour nous “s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis” (2 Corinthiens 8:9).

Argument 2 : La Bible interdit les sapins de Noël.

Les Témoins de Jéhovah se servent de Jérémie 10:1-4 pour dire que les sapins de Noël ont été condamnés dans les Écritures. Une telle lecture ne prend pas au sérieux les intentions de l’auteur. Jérémie écrivait dans le sixième siècle avant J.-C. ; les sapins de Noël ont été introduits dans le 16e siècle après J.-C. C’est donc impossible que Jérémie ait pensé aux sapins de Noël ; il parlait plutôt des idoles que l’on façonnait de bois et couvrait d’or (Jérémie 10:8-9 ; Ésaïe 40:19-20). Les sapins de Noël représentent la lumière que Christ a amenée quand il est entré dans le monde (Jean 1:4-5).

Argument 3 : Le Noël trouve ses origines dans des fêtes païennes.

On suggère que les Pères de l’Église aient choisi le 25 décembre pour célébrer la naissance de Jésus-Christ pour remplacer la fête païenne de Mithra qui était célébrée au solstice d’hiver, le 25 décembre. Si c’était vrai, je ne trouverais aucune inconvenance de remplacer quelque chose de païen avec quelque chose de chrétien. Les “origines païennes” de Noël sont un mythe sans base historique.C’est une chose d’adopter ou d’adapter une fête païenne – c’est du syncrétisme qui est interdit à maintes reprises dans les Écritures – c’est encore autre chose d’en remplacer une par une fête chrétienne. Pourtant, selon l’article “Calculating Christmas” (Calculer Noël), par William J. Tighe, professeur d’histoire à Muhlenberg College à Allentown, Pennsylvanie, le choix du 25 décembre n’avait rien affaire avec les fêtes païennes ; le choix résultait des efforts des chrétiens de déterminer la date de la naissance de Jésus sur la base des calculs calendaires. (Voir également mon article “Jésus-Christ est-il né le 25 décembre ?) En plus, il argumente que l’empereur Aurélien a établi la fête païenne Natalis solis invicti le 25 décembre 274 comme option païenne à une date qui portait déjà de l’importance pour les chrétiens romains. Il conclut :

Ainsi, les “origines païennes” de Noël sont un mythe sans base historique.

Dans son très bon article “Noël, fête païenne ?“, le pasteur Pierre-Alain Jacot à l’Ère d’Anduze tire cette même conclusion :

Ainsi, ce ne serait pas l’Église qui aurait tenté de christianiser un culte païen, mais ce serait l’empire romain encore païen, et se sentant menacé, qui aurait essayé de paganiser une fête des chrétiens. Et si Noël se paganise aujourd’hui par le commerce, c’est sans doute que Mammon, le dieu de l’argent et l’idole de notre temps, désire occuper le terrain qui revient en fait au seul vrai Dieu.

Les Témoins de Jéhovah refusent d’honorer le Fils.

Au fond de tous les arguments avancés par les Témoins de Jéhovah contre la célébration de la naissance de Jésus-Christ, on constate une objection à l’adoration de Jésus-Christ. Ésaïe avait prophétisé que l’enfant serait appelé “Dieu puissant, Père éternel” :

Car un enfant nous est né, Un fils nous est donné, Et la souveraineté (reposera) sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix (Ésaïe 9:6).

Les Témoins de Jéhovah ne veulent pas mettre un accent sur l’Incarnation de Dieu. Ils n’acceptent pas que le divine enfant soit adoré comme le Père. Voici une citation du Watchtower, premier novembre 1964, p. 671 :

Il est anti biblique pour les adorateurs du Dieu vivant et vrai de rendre un culte au Fils de Dieu, Jésus-Christ.

Les Témoins de Jéhovah ont peur que l’adoration du Fils n’éclipse l’adoration du Père.

Cette attitude est manifestement anti-Christ. Ils ont peur que l’adoration du Fils n’éclipse l’adoration du Père. La Bible déclare :

De plus le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé (Jean 5:22-23).

Jésus-Christ dit que nous devons l’honorer comme nous honorons le Père. Quelques versets plutôt Jean explique pourquoi les Juifs cherchaient à le faire mourir :

A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu (Jean 5:18).

C’est Jean qui nous explique la signification de ce que Jésus avait dit : il était lui-même égal à Dieu. C’est pourquoi Jésus dit cinq versets plus tard que nous devons l’honorer comme nous honorons le Père, parce qu’il est égal avec Dieu.

Pouvons-nous célébrer la naissance de Christ ? Les Témoins de Jéhovah ont-ils raison de nous juger sur la base de notre célébration de l’Incarnation ? Voici ce que dit la Parole de Dieu : “…que personne ne vous juge… pour une question de fête…” (Colossiens 2:16).

Je conclus avec une citation de Pasteur Jacot :

Les démêlés de Noël avec le paganisme d’hier et d’aujourd’hui nous montrent que la conformité à l’Évangile ne consiste pas pour l’Église à fuir le monde pour éviter d’être contaminée par lui, mais qu’au contraire le chrétien est appelé à témoigner d’une vision du monde où chaque chose est à sa juste place et où Dieu reçoit l’honneur qui lui est dû. C’est une attitude exigeante, car elle nous oblige à être en tension permanente entre deux compréhensions radicalement différentes de pratiques parfois au premier abord semblables : fêtons Noël, non pas comme les médias et la société de consommation nous y invitent, mais comme le croyant se doit d’honorer la naissance de son Seigneur, en conformité avec la Parole de Dieu.

Je vous souhaite à tous, un Joyeux Noël !

Voir aussi :

Catégories : Doctrine de Christ (christologie), Noël, Sectes, Témoins de Jéhovah

Share this post :


1 comment Mardi, 25 décembre 2007

Comment reconnaître l’Envoyé de Dieu

L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et du village de Bethléhem, d’où était David, que le Christ doit venir ? (Jean 7:42).

Dans son livre, Life of Christ (Vie de Christ), Fulton J. Sheen dit que l’histoire humaine est remplie d’hommes qui se disaient être venus de Dieu ou qu’ils étaient des dieux ou porte-parole de Dieu : Bouddha, Mahomet, Confucius, Christ et encore des milliers. Toutefois, il semble raisonnable que Dieu annonce au préalable son envoyé, son lieu de naissance, où il habiterait, son enseignement, ses ennemis, son programme, la manière de sa mort, etc. – des critères par lesquels on pourrait juger la validité de tout réclamant. Sinon, rien n’empêcherait des imposteurs de dire : “Je viens de Dieu” ou “Un ange m’a donné ce message.” Quand un pays envoie un ambassadeur à l’étranger, tout est arrangé avant son départ, et quand il arrive, il porte les pièces justificatives pour valider ses réclamations.

Les nombreuses prophéties concernant le Christ furent accomplis par Jésus de Nazareth. Pour en citer quelques-unes, Dieu avait promis des siècles auparavant que le Christ serait de la descendance d’Abraham, de la tribu de Juda, de la lignée de David, qu’il naîtrait d’une vierge à Bethléhem, qu’il exercerait son ministère en Galilée, qu’il serait rejeté par les Juifs, trahi par un ami, vendu pour trente pièces d’argent, haï sans cause, crucifié, ressuscité et exalté à la droite de Dieu ! Toutes ces “pièces d’identité” indiquent que Jésus est le Christ que l’on attendait et éliminent en même temps tout autre concurrent. Comme dit Pierre quelques semaines après la Résurrection : “Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés” (Actes 4:12). Il pouvait l’affirmer parce qu’il avait déjà vérifié les pièces d’identité de Christ : “Et nous avons cru, et nous avons connu que c’est toi le Christ, le Saint de Dieu” (Jean 6:69).


Add comment Dimanche, 16 décembre 2007

Et le combat spirituel ?

Le combat spirituel n’est pas une indication que nous avons besoin d’un ministère de délivrance.

En réponse à l’article “Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?“, un lecteur m’a écrit : “Je comprends votre position, mais n’est il pas dit que nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang mais contre les principautés… ?”

Merci bien de votre réponse. En ce moment, je ne peux que donner une réponse brève. Certainement, la Bible est claire : “Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres d’ici-bas, contre les esprits du mal dans les lieux célestes” (Éphésiens 6:12).

Il convient de noter le contexte culturel et textuel de ce passage. D’abord, Paul écrivit cette épître aux Éphésiens. Nous apprenons dans les Actes 19:13-19, qu’Éphèse était une culture dominée par les pratiques occultes. Les nouveaux convertis ont apporté leurs livres de magie et de sorcellerie et les ont brûlés devant tout le monde. Ces livres valaient 50.000 pièces d’argent, ce qui vaut le salaire de 166 ans (à 300 jours de travail par an) ! Clinton E. Arnold, professeur du Nouveau Testament à Biola University en Californie, a beaucoup écrit sur ce sujet (voir Power and Magic : The Concept of Power in Ephesians, The Colossian Syncretism : The Interface between Christianity and Fold Belief at Colossae, et Powers of Darkness : Principalities and Powers in Paul’s Letters). Il explique que ces nouveaux convertis à Éphèse, qui ont abandonné leurs formules et incantations par lesquelles ils avaient cherché à contrôler et à apaiser les puissances démoniaques, étaient peut-être tentés maintenant de penser qu’ils étaient désarmés et sujets à ces principautés. C’est dans ce contexte que Paul met tellement d’accent sur les “principautés, autorités, puissances et souverainetés”. Et chaque fois, il veut faire savoir aux Éphésiens qu’ils ne sont pas dominés par ces puissances parce qu’ils ont déjà été délivrés par l’évangile de Jésus-Christ.

Paul prie que les Éphésiens comprennent “la grandeur surabondante de sa puissance envers nous” (Éphésiens 1:15-19), cette même puissance qui a ressuscité le Christ et l’a exalté bien au-dessus tout autre pouvoir :

“Il l’a mise en action dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, 21 au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir” (Éphésiens 1:20-21).

Toutes ces puissances ont été mises sous les pieds de Christ :

“Il a tout mis sous ses pieds et l’a donné pour chef suprême à l’Église, 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous” (Éphésiens 1:22-23).

Encore plus, nous ne sommes pas dominés par ces puissances parce que Dieu “nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus” (Éphésiens 2:6).

Si nous sommes en Christ, et toutes les forces ténébreuses sont sous les pieds de Christ, nous n’en sommes pas victimes. C’est ce qui permet à Paul de dire ailleurs :

“Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, 39 ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur” (Romains 8:37-39).

“Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous !” (Romains 16:20).

Encore dans Éphésiens 3:16, Paul prie pour les Éphésiens “afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur”. Quelques versets plus tard, il souligne la grandeur de la puissance de Dieu en nous :

“Or, à celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons” (Éphésiens 3:20).

C’est vrai que nous sommes dans un combat spirituel et nous serions sans espérance si ce n’était pour l’œuvre de Christ qui a déjà vaincu l’ennemi. C’est comme ce qui arrive dans un jeu aux échecs. À un certain point dans le jeu, vous pouvez regarder votre adversaire et lui dire : “Ça y est ! C’est fini, j’ai gagné !” Il peut protester : “Ce n’est pas terminer ; je peux toujours déplacer des pièces.” Il peut déplacer des pièces, mais le résultat est assuré. C’est simplement une question de temps. De même, notre ennemi est battu. Il peut toujours déplacer des pièces, mais le résultat est déjà décidé. Il a été lié par Christ et pour l’enfant de Dieu, il ne peut pas nous toucher (1 Jean 5:18).

Il n’y a rien dans Éphésiens 6 ni dans le Nouveau Testament qui indique qu’en tant que chrétiens nous n’avons pas encore été libérés et que nous avons besoin d’un ministère de délivrance. Au contraire, tout l’enseignement du Nouveau Testament indique que malgré le combat spirituel, nous sommes vainqueurs ; nous pouvons marcher dans l’obéissance à ses commandements :

“Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde : notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?” (1 Jean 5:3-5).

Si nous sommes toujours dominés par le péché, par des esprits mauvais, au lieu de protester que nous ne pouvons pas marcher dans la victoire et dans l’obéissance à cause de tant de raisons, nous avons besoin d’entendre la Parole de Dieu :

“Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne l’a pas connu. 7 Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui (le Seigneur) est juste. 8 Celui qui commet le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu est apparu, afin de détruire les œuvres du diable. 9 Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pécher, puisqu’il est né de Dieu. 10 C’est par là que se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère” (1 Jean 3:6-10).

La Parole de Dieu est claire : si nous sommes nés de Dieu, nous ne pouvons pas continuer à marcher dans le péché. Le péché est quelque chose d’exceptionnel pour l’enfant de Dieu (cf. 1 Jean 1:9). Si nous sommes dominés par le péché, nous ne sommes pas en Christ. La délivrance dont nous avons alors besoin, c’est la nouvelle naissance par laquelle nous devenons les enfants de Dieu et par laquelle nous sommes délivrés de l’emprise de la chair (Romains 7:5 ; 8:8-9) et du diable.

Si nous sommes en Christ, il est essentiel de comprendre que nous sommes assis dans les lieux célestes en Christ, bien au-dessus de toute force de l’ennemi. Le combat continue, mais nous gagnons parce que Christ a déjà gagné.

D’autres articles :


Add comment Lundi, 25 juin 2007

Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?

Les ministères de délivrance se basent sur la supposition qu’en tant que chrétiens, nous n’avons pas encore été délivrés. Nous sommes toujours liés par le péché, esclaves de nos passions et de nos anciennes habitudes, victimes d’esprits mauvais qui nous troublent, nous oppressent ou nous possèdent. Puisque l’arrivée de Jésus-Christ dans nos vies n’était pas suffisante pour bannir les puissances des ténèbres, nous avons besoin de quelqu’un avec un ministère de délivrance qui puisse discerner les mauvais esprits qui nous hantent ou la malédiction générationnelle que nous avons héritée et nous en libérer.

Il existe plusieurs raisons pourquoi l’église de nos jours est sol fertile pour les ministères de délivrance.

1. Bien des adeptes sont à la recherche d’une solution facile pour leurs difficultés dans la vie. Ils ne vivent pas une vie chrétienne normale, la vie abondante qu’avait promise Jésus (Jean 10:10), la vie de vainqueur que connaissent ceux qui marchent selon l’Esprit de Dieu (Romains 8:2). Ils sont prêts à accueillir toute personne qui leur promet ce qu’ils n’ont pas encore expérimenté.

2. Il existe chez beaucoup d’adeptes une grosse ignorance des Écritures. Bien différents des Béréens qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact bien » (Actes 17:10-11), ils n’ont pas la capacité d’évaluer ceux qu’ils entendent et deviennent ainsi proie facile pour des enseignements non bibliques.

3. L’église est imbibée de la culture de tolérance dans laquelle il ne faut plus dénoncer quelqu’un ou quelque chose comme faux. Elle devient de plus en plus incapable de distinguer la vérité de l’erreur. Chacun a son avis de ce que la Bible enseigne et toute idée ou interprétation est mise sur le même pied d’égalité. Une personne dit ceci, une autre dit cela ; et le simple auditeur ne sait pas qui a raison. Finalement, les Écritures sont-elles privées de leur autorité et Dieu est de ce fait étouffé. Parfois nous préférons trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

4. Les ministères de délivrance fleurissent surtout dans une culture de victimes. Il est parfois agréable d’être la victime. La victime peut se plaindre de sa situation désespérée. Elle évoque parfois la sympathie d’autres personnes qui peuvent s’identifier avec elle. En plus, la victime ne se sent pas responsable de sa situation ; elle attendra à ce qu’une tierce personne la délivre. Ainsi préférons-nous trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

C’est dans ce contexte que prolifèrent les ministères de délivrance, cet autre évangile que nous ne trouvons pas sur les pages du Nouveau Testament.

Considérons quelques raisons pourquoi le ministère de délivrance n’est pas biblique.

1. Le ministère de délivrance dévalorise l’œuvre de Christ sur la croix ; il ne reconnaît pas la complétude de ce que Christ a accompli pour nous. Selon cet enseignement, bien que chrétiens, nous avons des problèmes, des liens, des péchés et des habitudes mauvaises dont nous avons besoin d’être délivrés. Satan a toujours accès à notre vie dans laquelle il a établi des forteresses. Il nous faut un ministère de délivrance pour trouver la vraie liberté en Christ.

Pourtant, il n’y a pas de verset dans la Bible qui indique que Christ ait fait son œuvre à moitié. Selon la Parole de Dieu,

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses) sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17).

« vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jean 8:32).

« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8:9 SER).

« Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:18).

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

« En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort » (Romains 8:2).

Il serait bien de méditer ces versets pour que la vérité puisse pénétrer nos coeurs. Celui qui appartient à Christ a l’Esprit de Christ qui l’a libéré de l’emprise de la chair et du péché. Ce qui caractérisait l’ancienne vie ne caractérise pas la nouvelle vie. Le passé est passé. Tout est nouveau. « Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres » (Jean 8:36). Pas à moitié. Pas simplement selon les apparences. Réellement. Nous sommes libres.

2. Le ministère de délivrance sous-estime la position du croyant. Le ministère de délivrance se base sur le faux enseignement que le chrétien est toujours lié en quelque sorte par des puissances diaboliques.

Dans l’épître aux Éphésiens, Paul nous fait savoir que Christ a été élevé bien au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nomme (1:21). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques.Encore plus merveilleux pour nous, Dieu nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus (2:6). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques. Les Éphésiens étaient autrefois sous l’emprise de Satan (Éphésiens 2:1-3, 11-12), et dominés par de mauvais esprits (Actes 19:11-16) et par la sorcellerie (Actes 19:19), mais tout a changé. A plusieurs reprises à travers cette épître, Paul démontre que, comme eux, nous sommes maintenant élus de Dieu (1:4), prédestinés à l’adoption (1:5), rachetés et pardonnés (1:7) et scellés par le Saint-Esprit jusqu’au jour de la rédemption (1:13 ; 4:30). La même puissance qui a ressuscité Christ d’entre les morts et qui l’a exalté bien au-dessus des pouvoirs diaboliques agit en nous (1:19-23). Cette puissance agit en nous et « peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (3:20).

Encore, la Parole de Dieu parle avec clarté concernant notre position : 

« Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:14).

Nous sommes libérés du péché et marchons dans la sanctification :

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

Notre position exaltée en Christ est incompatible avec l’enseignement selon lequel nous sommes toujours dominés par des forces diaboliques.

3. Le ministère de délivrance fait de nous des victimes plutôt que des vainqueurs. Ainsi, nous enlève-t-il la responsabilité de notre péché et la responsabilité de nous repentir. Quand nous péchons, selon le ministère de délivrance, ce n’est pas notre faute, c’est la chair et des esprits mauvais. Nous ne sommes que des victimes.

Selon la Bible, si vous êtes en Christ, vous êtes déjà délivrés de la puissance du péché par la croix de Jésus-Christ. Nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables. Fois après fois la Parole de Dieu nous adresse des impératifs parce que nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables et capables d’obéir à la Parole de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. Jean-Baptiste nous adresse des impératifs :

« Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2).

« Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3:8).

De sa part, Jésus a donné le même commandement :

« Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17).

Il nous a commandé d’arracher le péché de nos vies (Matthieu 5:29-30)

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. 30 Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne » (Matthieu 5:29-30).

Il nous a commandé non pas d’exercer un ministère de délivrance vis-à-vis des disciples mais de leur enseigner de garder tous ses commandements :

« Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Matthieu 28:19-20 DRB)

Pour être libérés du péché dans nos vies, Paul ne dit pas que le chrétien a besoin d’être délivré ; il donne plutôt une série d’impératifs :

« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. 12 Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. 13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice » (Romains 6:11-13).

Jacques nous dit qu’il suffit de résister au diable : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7).

John nous dit que notre victoire vient du fait que le Dieu qui est en nous est plus grand que l’esprit d’antichrist qui est dans le monde : « Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu les faux prophètes, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4).

Nous ne sommes pas victimes : nous sommes vainqueurs et encore plus : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8:37).

4. Le ministère de délivrance nous fait dépendre d’un homme plutôt que de Christ. Il nous oriente vers un homme avec certains dons plutôt que vers le Tout-Puissant Christ, vers un ministère dont nous aurions besoin pour être libérés plutôt que vers Christ qui a déjà tout accompli sur la croix. Tandis qu’un tel homme n’est pas présent, cela nous donne une excuse pour continuer dans notre péché. Nous attendons notre libérateur ! De temps en temps on entend soupirer un chrétien : « Ah, si seulement cet homme de Dieu pouvait venir ici. Nous avons besoin de son ministère. » N’avez-vous pas reçu l’évangile de Jésus-Christ qui est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) ? « Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu…? » (1 Corinthiens 6:19). « Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes… » (1 Corinthiens 3:21). C’est Jésus-Christ lui-même qui est tout pour nous (1 Corinthiens 1:30-31).

On m’a dit que je limite Dieu en disant que le ministère de délivrance n’est pas de Dieu. Au contraire ! Ils limitent Dieu, ceux qui insistent qu’il faut un certain homme avec certains dons spirituels et avec un certain ministère de délivrance pour que les chrétiens puissent être libérés et puissent marcher selon l’Esprit de Dieu, selon la volonté de Dieu et dans la victoire que Dieu a prévue pour ses enfants. Vous n’avez pas à attendre un ministère de délivrance ; si vous êtes nés de nouveau, vous pouvez connaître la victoire maintenant pourvu que vous croyiez et obéissiez.

« A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements. 3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde: notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu » (1 Jean 5:2-5).

La victoire découle non pas d’un homme avec un certain ministère mais de la foi envers Jésus-Christ qui s’exprime par l’obéissance à ses commandements.

5. Il ne se trouve pas un seul exemple d’un ministère de délivrance envers un enfant de Dieu dans tout le Nouveau Testament. S’il n’y a pas d’exemple biblique de ce ministère, il va de soi que ce n’est pas biblique.

C’est Dieu lui-même qui est l’autorité finale quant à toute question de foi ou de pratique et il s’est exprimé dans sa Parole.

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute oeuvre bonne » (2 Timothée 3:16-17).

Les Écritures sont « utiles » pour que nous soyons préparés « à toute oeuvre bonne » sans exception aucune.

Les apôtres ont parfois chassé des démons, mais aucun croyant n’a jamais été le sujet d’un tel ministère. Paul n’a jamais écrit à une église pour dire qu’ils ont besoin d’une délivrance d’un On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré.esprit de mensonge ou de colère ou de vol ou d’amertume ou de convoitise ; il ne donne que des impératifs : rejetez le mensonge (Éphésiens 4:25), maîtrisez votre colère (4:26), ne dérobez plus (4:28), ôtez l’amertume (4:31), que l’inconduite ne soit même pas mentionnée parmi vous (5:3), etc. On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré. Si l’enfant de Dieu est toujours lié par Satan, de quoi a-t-il été sauvé au moment de sa nouvelle naissance ? La Parole de Dieu est claire : « Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1:13). La libération du chrétien est un fait accompli.

On me dirait : « Mais ça marche ! J’ai été délivré par tel homme de Dieu, telle date, et ma vie a été complètement changée ! » Quelques remarques conviennent :

  • Si vous avez été délivré de l’emprise de Satan, c’était en ce moment que vous avez été sauvé, pas avant. Il y a pas mal d’adeptes qui ont besoin d’entendre cette Parole de Dieu : « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec » (2 Corinthiens 13:5).
  • Si vous avez été délivré, c’est simplement parce que vous avez enfin cru à la Parole de Dieu. L’incrédulité envers la Parole de Dieu est un péché.
  • Si vous avez été délivré, ne mettez pas votre gloire dans un homme ; c’est Christ qui est mort pour nous.

Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ? Attendez-vous un libérateur ? Le vrai libérateur est déjà venu. Croyez à la Parole de Dieu qui déclare qu’en Jésus-Christ, vous êtes réellement libres. Des centains de versets qui l’enseignent, je vous laisse avec celui-ci :

« Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière » (Éphésiens 5:8).

D’autres articles :

Technorati tags: , , , ,


8 comments Dimanche, 17 juin 2007


Abonnements

CoeurDeBerger.org

Veuillez visiter mon site CoeurDeBerger.org pour d'autres études, sermons et articles.

Visites

Articles récents

Articles les plus lus

Commentaires récents

Catégories

Archives

Calendrier

août 2008
L Ma Me J V S D
« juil    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Liens

Sites en anglais

Traduire=Translate

Spam bloqué

D'autres liens

stats count website page counter Ajouter ce site à ma liste de favoris Technorati

Télécharger La Bible Online®

Chrétienté.com

Classement de sites, inscrivez le vôtre !

En-tête : ©Photographe : Eric Gevaert Agence : Dreamstime.com

Liens à ce blog

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Méta