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La repentance
Ichtus02 vient d’écrire un article important qui contraste la vraie repentance avec la fausse et en donne des caractéristiques. Vous pouvez la lire ici.
Add comment Mardi, 19 février 2008
Formation et croissance de l’Église en Côte d’Ivoire
C’est toujours une joie de recevoir des nouvelles d’anciens étudiants. Ça fait presque 22 ans que nous avons quitté la Côte d’Ivoire, et comment les choses ont changé ! En 1985 j’ai acheté mon premier ordinateur lorsque j’étais enseignant à l’Institut théologique et pastoral à Daloa, Côte d’Ivoire. Aujourd’hui mes anciens étudiants ont des téléphones mobiles et surfent l’Internet ! Mais cela n’est pas le changement le plus important.
Un ancien étudiant m’a écrit récemment. Il est pasteur depuis 1998 d’une église qui est responsable de six autres lieux de culte qui sont dirigés par huit pasteurs. Il enseigne dans plusieurs de nos écoles bibliques en Côte d’Ivoire et ailleurs. Il m’a aussi mis à jour concernant un autre ancien étudiant que j’ai rencontré la première fois dans son petit village en Côte d’Ivoire et qui n’avait jamais vu un bâtiment à étage avant de venir à l’Institut théologique et pastoral de Daloa où nous avons enseigné pendant trois ans : ce dernier sert maintenant comme missionnaire dans un autre pays en Afrique ! Que c’est merveilleux ce que le Seigneur fait à travers sa vie !
Voici un paragraphe du mail qui décrit ce que fait le Seigneur dans ce pays de l’Afrique occidentale :
L’oeuvre connaît une croissance en Côte d’Ivoire sous l’assistance du Saint-Esprit. Le nombre de fidèles continue d’augmenter (la ville de Daloa compte aujourd’hui 8 lieux de culte [il n'y avait qu'une seule assemblée de Dieu en 1986] avec une église dans le campus de l’institut), le nombre de serviteurs de Dieu est de 800 si nous ajoutons les 196 en formation dans nos Instituts. Nous rendons grâce à DIEU pour son soutien à l’église. Même la situation de crise que le pays a traversé n’a pas trop affecté cette croissance.
Cet ancien étudiant devenu pasteur met l’accent sur l’assistance du Saint-Esprit et sur le soutien de Dieu. En même temps, il démontre que la croissance de l’église est proportionnelle à la formation de serviteurs. Les Assemblées de Dieu de la Côte d’Ivoire continuent à mettre un accent important sur la formation de pasteurs et l’église expérimente la croissance qui en résulte. Malgré les temps difficiles, Christ bâtit son Église.
Priez pour l’église en Côte d’Ivoire, pour les serviteurs nombreux, pour les étudiants en formation et pour ceux qui se reconnaîtront dans ces lignes.
2 comments Dimanche, 3 février 2008
Statistiques religieuses 2008
Selon Marty E. Martin, qui cite l’International Bulletin of Missionary Research, la population du monde est de 6.691.484.000 personnes en 2008 : 2.231.421.000 chrétiens, 1.412.301.000 musulmans, 887.991.000 hindous, 391.122.000 bouddhistes, et 15.044.000 juifs parmi d’autres. La population accroît de 219.000 personnes tous les 24 heures. 170.000 personnes se convertissent à Christ chaque jour, mais 91.000 individus abandonnent le Seigneur, ce qui fait une croissance nette de 79.000 chrétiens par jour. Il y aura 175.000 martyrs chrétiens cette année, 480 par jour.
Géographiquement parlant, 423.675.000 chrétiens habitent en Afrique, 355.008.000 en Asie, 556.359.000 en Europe, 530.187.000 en Amérique latine et 220.374.000 en Amérique du Nord. Il y a 39.000 dénominations différentes et 3.684.000 églises locales dans le monde. L’église grandit le plus rapidement en Chine avec 16.500 convertis (y inclus naissances) tous les jours.
Marty note que les statistiques mettent l’accent sur ce qui est public. Quel pourcentage de l’existence chrétienne en Chine est privé ? Quel pourcentage de l’église en Europe est “invisible” ? Quel pourcentage de l’église en Afrique est en guerre ? Quel pourcentage de l’église en Amérique est nonchalant ?
HT : http://www.preaching.com/newsletter/preachingnow/11565254/
1 comment Mercredi, 23 janvier 2008
Quand un enfant meurt…
Nous savons tous que tôt ou tard, il nous incombera probablement d’enterrer nos parents. Par contre, nous ne nous attendons pas à ce que les petits que nous avons mis au monde nous devancent sur ce trajet à leur demeure éternelle. Quelle espérance donne la Bible aux parents qui ont perdu un petit enfant ? « Quand un enfant meurt… » traite de ce problème tragique et offre aux parents une perspective biblique. Il est actuellement disponible sur mon site www.coeurdeberger.org. Vous pouvez lire l’étude ici ou téléchager le fichier PDF ici.
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L’Évangélisation globale dans un contexte de catastrophes naturelles
Articles précédents :
- L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
- L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international
3.
Jésus a dit que l’évangélisation du monde entier devrait se faire dans un contexte
- de déception spirituelle,
- de désarroi politique international, et
- de catastrophes naturelles.
« … et il y aura, par endroit, des famines et des tremblements de terre » (Matthieu 24:7).
Le site www.notre-planete.info nous met à jour concernant les catastrophes naturelles. Les données sont étonnantes. On constate une forte augmentation dans le nombre de catastrophes naturelles depuis 1975.
Bilan des catastrophes naturelles dans le monde de 1975 à 2004
- En rouge, le nombre de personnes tuées par les catastrophes naturelles
- En bleu, le nombre de personnes affectées par les catastrophes naturelles
- En noir, le nombre de catastrophes naturelles.
Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database, Université catholique de Louvain, Brussels, Belgium, 2005
Christophe MAGDELAINE, responsable du site, donne l’analyse suivante :
Bien qu’il soit difficile de discerner une tendance sur le nombre de personnes tuées dans les catastrophes naturelles, on constate une augmentation du nombre d’évènements et de personnes affectées par les catastrophes dans les dernières décennies. On pourrait croiser cette dernière évolution avec la démographie mondiale et l’urbanisation galopantes et l’augmentation significative des températures depuis 1980.En moyenne par an, de 2000 à 2005, près de 300 millions de personnes ont été affectées par les catastrophes naturelles et près de 78 000 y ont trouvé la mort (CRED, 01/2007).
Le même site donne les types de catastrophes naturelles dans le monde de 1990 à 2007 :
Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database www.em-dat.net - Université Catholique de Louvain - Brussels - Belgium, 06/2007
Les inondations et les tempêtes restent les catastrophes les plus fréquentes ces dernières années. En effet, elles représentent plus de 60% des catastrophes naturelles dans le monde. Nous noterons la part des épidémies qui est de 14%.
Un dernier graphique donne le bilan des catastrophes naturelles survenues dans le monde par type de 1900 à 2007, regroupées par décennie.
Les catastrophes hydrométéorologiques comprennent les sécheresses, les températures extrêmes, les inondations, les mouvements de terrain, les tsunamis, les feux et les tempêtes.
Les catastrophes géologiques comprennent les séismes et les éruptions volcaniques.
Les catastrophes biologiques comprennent les épidémies et les invasions d’insectes.
Crédit : notre-planete.info d’après EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database www.em-dat.net - Université Catholique de Louvain - Brussels - Belgium, 06/2007
Le commentaire sur le ce dernier graphique est révélateur :
Tandis que les catastrophes hydrométéorologiques sont prépondérantes et en augmentation forte, on constate également une hausse très nette du nombre total de catastrophes dans le monde. La dernière série est particulièrement inquiétante : bien qu’incomplète, elle surpasse déjà nettement les décennies précédentes avec une augmentation de 20% par rapport à la décade 1990-1999.
Tremblements de terre
Cette photo est du séisme qui a frappé la région d’Izmit, le 17 août 1999 à 3 h 02. Il « avait une magnitude de 7,4 degrés sur l’échelle de Richter. L’épicentre était situé à Gölcük, ville industrielle de 65 000 habitants. Ce tremblement de terre a officiellement provoqué la mort d’au moins 15 500 personnes, ensevelies pendant leur sommeil. »
Les mouvements de terrain ne comprennent que 4,9 pourcent des types de catastrophes naturelles dans le monde de 1990 à 2007, mais ils sont très meurtriers :
Plus rares que les tempêtes ou les inondations, les tremblements de terre ont néanmoins provoqué la mort de 169 000 personnes à travers le monde entre 1985 et 2000.
Famines
Les famines sont souvent le résultat de changements climatiques, de sécheresse, de tempêtes ou d’inondations, voire des guerres, c’est-à-dire des manières différentes par lesquelles la récolte est perdue. Selon http://www.notre-planete.info, « plus de 850 millions d’êtres humains continuent à être victimes d’une grave insécurité alimentaire ».
La famine tue plus que la guerre dans le monde. By Filipe Moreira . Licence
Les disciples ont demandé à Jésus quand le temple de Jérusalem serait détruit et quel serait le signe de son avènement et de la fin du monde, il leur a répondu qu’il y aurait des tremblements de terre et des famines, mais
« Tout cela ne sera que le commencement des douleurs » (Matthieu 24:8).
Il existe des catastrophes naturelles parce que « la création a été soumise à la vanité » (Romains 8:20). La terre a été maudite à cause du péché d’Adam (Genèse 3:17-18), mais cette malédiction est accompagnée de l’espérance d’une libération future. La création « soupire et souffre les douleurs de l’enfantement » en attendant la libération de la servitude et « la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8:19-22). Les « jours » avant l’avènement de Christ seront caractérisés par une augmentation des « douleurs de l’enfantement », mais ce n’est que le commencement des douleurs.
Dans ce contexte de catastrophes naturelles, Jésus dit que la bonne nouvelle du royaume doit être prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage parmi tous les peuples (Matthieu 24:14). En effet, d’un point de vue pastoral, la famine et les catastrophes naturelles donnent à l’église l’occasion de manifester l’amour et la compassion de Christ, tout comme l’église naissante répondait aux besoins de ceux qui étaient dans la souffrance (Actes 11:28-30 ; Galates 6:10 ; Jacques 1:27).
Au lieu de nous relâcher en face de ces catastrophes naturelles, nous devons redoubler nos efforts pour annoncer la bonne nouvelle à tous les peuples dans ces jours qui sont les derniers.
Articles précédents :
- L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
- L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international
Technorati tags: Matthieu 24, évangélisation, mission, signes, avènement de Christ, la fin de l’âge, catastrophes naturelles, tremblements de terre, séismes, famines, eschatologie
Add comment Samedi, 8 décembre 2007
L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international
2.
Jésus dit dans Matthieu 24 que l’évangélisation de toutes les nations aura lieu non seulement dans un âge de déception spirituelle, mais aussi dans un contexte de désarroi politique.
« Vous allez entendre parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer car cela doit arriver. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume… » (Matthieu 24:6-7).
On aimerait bien que la mission de faire des disciples de toutes les nations (Matthieu 28:18-20) ait lieu dans un contexte de paix internationale, démontrée par une coopération globale et des efforts intenses de la communauté globale des nations de faciliter la dissémination de l’évangile de Jésus-Christ. Jésus nous avertit que cela ne sera pas le cas : nous devons prêcher l’évangile dans le monde entier malgré les tensions et le désarroi politique international.
Jésus parle de « guerres et de bruits de guerres ». Quelques commentateurs croient qu’il s’agit de guerres qui sont proches, géographiquement parlant, et des guerres qui sont loin. Il me semble qu’il s’agit plutôt de guerres et de rumeurs de guerres, comme une guerre éventuelle entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran ou la Corée du Nord.
Jésus ajoute qu’« une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ». Le terme « nations » (grec : ethnos) ne fait pas référence aux entités politiques ou gouvernementales que nous identifions avec l’Organisation des Nations Unies. « Ethnos » signifie plutôt un peuple ou une ethnie, ensemble d’individus qui s’identifient comme un peuple de par leur langue et leur culture. Ainsi nous entendons parler de guerres non seulement sur l’échelle internationale, mais également « intra nationales », entre peuples d’un pays comme les musulmanes et les hindous, les Serbes et les Croates ou les Tutsis et les Hutus. Le site Perspective Monde de l’Université de Sherbrooke donne des listes de 314 conflits depuis 1945. Les nations du monde – pays et peuples – sont malheureusement bien représentées sous les rubriques de Guerres civiles (50), Guerres ethniques (45), Guerres entre États (22), Guerres d’indépendance (14), Violences civiles (85), Violences ethniques (51) et Violences entre États (47).
C’est au milieu de ces conflits que l’évangile doit être annoncé car Jésus a dit : « L’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations » (Matthieu 24:14). C’est pourquoi en ce moment des missionnaires risquent leurs vies dans des pays comme l’Afghanistan et l’Iraq. Ils n’attendent pas que les conditions deviennent plus propices et paisibles ; ils comprennent que l’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.
Jésus nous adresse trois mots :
1. « Gardez-vous de vous alarmer. » D’autres hommes mourront de frayeur en pensant ce qui devra survenir sur toute la terre (Luc 21:26), mais le disciple ne doit pas s’alarmer. Jésus nous a annoncé toutes ces choses à l’avance pour que nous ne soyons pas alarmés (Matthieu 24:25 ; cf. Jean 13:19 ; 16:4). Au milieu de ces conditions qui bouleversent le monde, le disciple de Christ est rempli de la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence (Philippiens 4:6-7).
2. « Cela doit arriver. » Nous devons chercher à être en paix avec tous les hommes autant que cela dépend de nous (Romains 12:18). Nous faisons des efforts pour être des artisans de paix (Matthieu 5:9). Nous prions pour la paix de Jérusalem (Psaume 122:6). Nous désirons la paix internationale. Pourtant, nous ne nous faisons pas d’illusions comme si la prédication de l’évangile établissait le règne millénaire sur terre. « Quand les hommes diront : Paix et sécurité ! c’est alors que soudainement la ruine fondra sur eux comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils n’échapperont point » (1 Thessaloniciens 5:3). Nous devons nous armer de cette pensée que ces choses doivent arriver.
3. « Ce ne sera pas encore la fin. » Les disciples avaient posé la question à Jésus : « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? » (Matthieu 24:3). Jésus parle des conditions qui précéderont la fin : de faux Christs et de faux prophètes viendront en son nom et séduiront beaucoup de gens. Les tensions intra nationales et internationales s’intensifieront. Il y aura des guerres internationales et des guerres raciales. Mais ce n’est pas encore la fin.
Quand viendra la fin ? « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14). Cela veut dire que malgré les guerres et les conditions adverses, nous devons continuer à prêcher l’évangile dans le monde entier, à tous les peuples, sans exception aucune. Nous devons faire des disciples de tous les peuples, gens de toute culture et de toute langue puisque Dieu nous a révélé qu’il y aura devant le trône et devant l’Agneau une grande foule que nul ne peut compter, de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils crieront d’une voix forte : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Apocalypse 7:9-10). Malgré le désarroi politique international, nous devons annoncer l’évangile du Royaume de Dieu dans le monde entier parmi tous les peuples jusqu’à ce que vienne notre Roi.
Article précédent : L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
Catégories : évangélisation, mission de l’église
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Add comment Lundi, 3 décembre 2007
L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
1.
L’évangélisation globale sera le signe de la fin de l’âge. Les disciples demandent à Jésus de leur donner un signe concernant la fin de l’âge : « Dis-nous quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). Quelques versets plus tard, Jésus leur déclare que l’évangile sera proclamé dans le monde entier avant la fin de l’âge :
« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14).
Entre les versets 3 et 14, Jésus décrit le contexte dans lequel l’évangélisation globale. (Le terme « évangélisation globale » n’indique pas que le monde entier sera sauvé, mais seulement que l’évangile est annoncé globalement.)
Jésus dit que l’évangélisation globale aura lieu dans un contexte de messages contradictoires et de déception spirituelle :
« Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:4-5, 11).
L’évangélisation globale ne se fait pas dans un milieu où tout le monde annonce le même message. Au contraire, de voix différentes disputent le cœur des hommes et rendent la situation confuse. Au lieu d’accepter ou de rejeter un seul message, les gens sont confrontés d’une cacophonie de messages disparates dont ils doivent chercher à distinguer le vrai des faux. Même les gens qui proclament la relativité de la vérité et un message de tolérance se montrent intolérants envers eux qui disent que la « vraie vérité » ne se contredit pas. C’est dans ce contexte que nous sommes appelés à proclamer que « Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom (« Jésus-Christ de Nazareth », Actes 4:10) donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent au nom de Christ.
La mission de faire des disciples de toutes les nations serait plus facile si les autres messages n’étaient que ceux d’autres religions comme l’islam ou l’hindouisme ou le bouddhisme. Pourtant, ce n’est pas de ce défi que le Seigneur Jésus parle. La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent « sous son nom », ceux qui viennent au nom de Christ. Jésus donc nous avertit concernant le plus grave danger dans la chrétienté : « plusieurs viendront sous mon nom… ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens. »
Il ne manque pas de faux prophètes.
« Plusieurs. » La Bible en français courante, celle de Jérusalem et la TOB donnent « beaucoup ». Beaucoup de faux prophètes viendraient sous son nom. Sans être paranoïaque, nous pouvons dire qu’il n’en manque pas. Connaissez-vous de faux prophètes ? En pouvez-vous nommer quelques-uns ? Jésus dit que nous les reconnaîtrons à leurs fruits (Matthieu 7:16), mais la plupart des chrétiens ne croient pas avoir jamais vu un faux prophète. Soit Jésus a eu tort, soit il nous manque de discernement. Nous imaginons que les faux prophètes sont des gens que nous ne connaissons pas ! Si c’était le cas, cet avertissement de Jésus ne serait pas nécessaire : « Prenez garde que personne ne vous séduise » dit-il. Les faux prophètes sont des gens comme nous. Jésus nous dit dans Matthieu 7:15 qu’ils nous viennent comme des brebis. Ils ont l’air d’être des brebis mais ils sont des loups ravisseurs. Par exemple, les mormons et les témoins de Jéhovah parlent de Dieu et de Jésus, mais c’est un autre Jésus qu’ils prêchent, un Jésus dépouillé de sa pleine divinité (2 Corinthiens 11:4). Ils travaillent dur pour gagner des gens et beaucoup sont séduits par leur message, mais leur évangile est un évangile différent que celui que nous avons reçu (Galates 1:6-9 ; 2 Corinthiens 11:4). Eux, on les reconnaît assez facilement.
Encore, Jésus dit que beaucoup viendront sous son nom en disant : « C’est moi qui suis le Christ. » Et ils séduiront beaucoup de gens. Connaissez-vous des gens qui se disent le Christ ? Jésus parle de beaucoup, mais il nous serait difficile de nommer quelqu’un qui se dit le Christ. Le pasteur John Bevere suggère qu’il s’agit de personnes qui disent qu’ils sont « oints » de Dieu. Le mot christos en grec se traduire « oint » ou « Christ » qui veut dire « oint ». Nous pouvons donc traduire les mots de Jésus de cette manière : « Plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis l’oint. » Les faux Christs sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Beaucoup de prédicateurs parlent de leur propre onction, de comment ils ont chassé des démons, fait des miracles, guéri des malades et prophétisé. Ils sont toujours en train de parler de leurs exploits spirituels. Ils parlent d’eux-mêmes, ils se prêchent eux-mêmes (2 Corinthiens 4:5), ils sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Ils s’exaltent eux-mêmes et beaucoup de gens sont séduits par eux. Ils sont séduisants parce qu’ils sont eux-mêmes séduits (2 Timothée 3:13). Ils se croient vraiment des serviteurs avec une onction et un ministère pas comme les autres. Jésus dit que beaucoup, qui prophétisent en son nom, qui chassent des démons en son nom et qui font beaucoup de miracles en son nom, seront étonnés de se retrouver expulsés de son royaume (Matthieu 7:21-23). Ils se servent du nom de Christ pour se montrer aux autres. Encore dans Matthieu 24, Jésus dit : « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus » (Matthieu 24:24). Ils se servent du nom de Christ, opèrent de grands signes et séduisent beaucoup de monde.
Le défi dans cet âge de déception spirituelle
C’est dans ce milieu de déception spirituelle, d’égarement et de voix opposantes et contradictoires que nous devons prêcher la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Nous savons que notre message n’est pas le seul message, mais nous l’annonçons parce que c’est le seul message qui sauve. Nous savons que notre message sera repoussé par beaucoup, mais nous l’annonçons face à l’opposition parce que Christ dit que ce message servira de témoignage à toutes les nations. Ce n’est pas avec des notions romantiques que nous nous engageons à la tâche de faire des disciples de toutes les nations mais avec les yeux grands ouverts, en comprenant le défi spirituel, l’autorité de celui qui nous a mandatés et la nature de notre mission, et en saisissant la promesse : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20).
Suite : L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international
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Add comment Samedi, 24 novembre 2007
La faille de l’évangélisation rapide
« Si vous voulez voir des résultats rapides, la prédication de la Parole n’est pas forcément la meilleure formule. Si vous cherchez des résultats en termes de statistiques, chiffres et réponses visibles, il se peut qu’il y ait d’autres méthodes, d’autres programmes et d’autres moyens qui produisent plus rapidement. La question est de savoir s’ils produisent des chrétiens. » - Albert Mohler, Président, The Southern Baptist Theological Seminary, Louisville, Kentucky.
« Vingt mille personnes ont accepté Jésus ! » s’est-elle extasiée. La jeune femme me parlait d’un effort d’évangélisation qui a eu lieu dans un pays du Pacifique. Impliquée dans un ministère qui a participé à l’effort, elle me parlait avec beaucoup d’enthousiasme des ministères des danses polynésiennes et du smurf qui ont produit ces résultats extraordinaires. Un tel témoignage nous rappelle les paroles solennelles de Jean 2:23-25,
Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, à la vue des miracles qu’il faisait, mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage de quelqu’un; il savait de lui-même ce qui était dans l’homme.
La question de mandat
Le pasteur américain A. W. Tozer a dit dans son livre That Incredible Christian (Ce chrétien incroyable), publié en 1964, qu’il n’était pas surprenant que le pays qui avait donné au monde le café instantané lui donne également le christianisme instantané. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples… n’est pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.Nous parlons de décisions pour Christ ou d’accepter Christ comme si notre mandat était d’amener des gens à une décision ou de les conduire dans une prière. C’est trop souvent le « quick fix » qui manque de profondeur et qui rend plus difficile l’accomplissement de l’objectif parce qu’il sert d’inoculation contre la transformation qu’a mandatée Christ. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples était de faire d’autrui ce qu’ils étaient eux-mêmes : des disciples. Ce n’était pas quelque chose d’instantané. Jésus nous a ordonné de « faire des disciples » (Matthieu 28:18-20). La tâche de « leur enseigner à obéir à tout ce que je vous ai commandé » fait partie de cette formation de disciple, car « tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6:40). L’objectif n’est donc pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.
La question de méthode et de message
Le mandat détermine la méthode. Si notre objectif est d’attirer le plus grand nombre, la présentation d’un spectacle serait peut-être idéale. Pourtant, nous ne devrions pas oublier ce que nous disent les spécialistes de la communication : « La méthode est le message. » Une méthode inconvenable peut bien obscurcir le message que nous voulons transmettre et nous faire rater notre mandat de faire des disciples. En regardant nos spectacles, la réponse de bien des spectateurs est tout simplement : « Cool ! » Quel contraste avec l’œuvre du Saint-Esprit ! Jésus a dit que le Saint-Esprit convaincrait « le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Cette conviction de péché s’exprime par « la tristesse selon Dieu [qui] produit une repentance (qui mène) au salut » (2 Corinthiens 7:10), une expérience que trop de « chrétiens » n’ont malheureusement pas faite.
Le péril des méthodes mal adaptées
Paul refusait de se servir de méthodes mal adaptées à l’évangile. Les Corinthiens, à 69 km d’Athènes, étaient fiers de leur héritage, de leurs philosophes (par exemple, Aristote, Platon et Socrate), de leur « sagesse », de leur art oratoire… autrement dit, tout ce qui constituait leur culture. Bien d’entre eux méprisaient la présentation de Paul et auraient préféré qu’il soit plus éloquent, plus adapté à leur contexte. De sa part, Paul leur répond : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu » (1 Corinthiens 2:1). Il a refusé de se servir de « la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine » (1 Corinthiens 1:17). Il dit, en effet, que s’il s’était servi de l’éloquence qu’attendaient les Corinthiens, la croix de Christ aurait été rendue vaine. « Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse » dit-il (1:22). Il aurait pu être plus sympathique à leurs sensibilités culturelles. Il aurait pu modifier son approche pour être plus « seeker friendly », mais en pleine connaissance de cause il déclare : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1:23).
On cite souvent 1 Corinthiens 9:22 pour justifier toute approche : «Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. » Dans le contexte de ce chapitre 9, Paul dit qu’il n’a pas usé de ses droits d’apôtre parce qu’il ne voulait pas que ses droits deviennent un empêchement au progrès de l’évangile. Au contraire, il s’est « rendu serviteur de tous afin de gagner le plus grand nombre » (9:19). Il était comme Juif avec les Juifs, comme sous la loi avec ceux qui sont sous la loi, comme sans loi avec ceux qui sont sans loi et faible avec les faibles afin de les gagner. Pourtant, l’identification n’était pas totale car il a ajouté qu’il n’était ni sous la loi ni sans la loi car il était sous la loi de Christ (9:20-22). Donc, dans son désir d’identifier avec ceux qu’il voulait gagner, Paul devait respecter certaines limites pour que l’évangile ne soit pas compromis. Nous serions en erreur d’interpréter ce passage de façon qui contredise ce qu’il avait déjà dit dans le chapitre 2 :
Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. …ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu (1 Corinthiens 2:1-5)
La dernière phrase, « afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu », indique que la méthode porte des conséquences. Combien de nos « convertis » ont fait une confession de foi fondée sur notre sagesse, nos méthodes, nos danses, etc., plutôt que sur la puissance de Dieu ? C’est pourquoi Paul nous donne l’avertissement solennel : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus… car le Jour la (l’œuvre) fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’oeuvre de chacun » (1 Corinthiens 3:10, 13).
Dans ces derniers jours quand la vraie mission de l’église est trop souvent perdue de vue parmi toute une panoplie de méthodes qui obscurcissent le message de l’évangile, nous devons être clairs concernant notre mandat de faire des disciples, le message de la croix et la méthode de communiquer de l’évangile. Paul nous l’annonce sans ambages : « Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine… Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Corinthiens 1:17, 21).
Le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu.
Nous ne nous faisons pas d’illusions, comme si un seul prêche pouvait faire des disciples, mais le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu. Paul nous montre le chemin : « prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant » (2 Timothée 4:2). Comme dit le pasteur Mohler, d’autres méthodes peuvent attirer des foules, mais la question est de savoir si elles produisent des chrétiens.
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COMMENT FAIRE PREUVE DE LEADERSHIP ?
J’ai trouvé récemment ces principes de leadership dans un bulletin d’église.
La pensée et la conduite de tout vrai leader ont une sous-couche de principes fondamentaux qui sont bien définis pour les leaders dans le Royaume de Dieu. De temps en temps, ont besoin de s’examiner eux-mêmes, dans le miroir de ces maximes qui font réfléchir, ceux que le Seigneur a choisis pour le leadership. Ces proverbes sont destinés à aider les leaders chrétiens à avancer dans l’excellence administrative.
- Les leaders responsables ne font pas de déclarations irresponsables.
- Un leader pieux parle de par sa relation personnelle avec Dieu.
- Un leader humble ne parle jamais à la légère des vérités éternelles ; il les estime avec révérence.
- Un leader sage résout les conflits d’une manière paisible, pas avec force.
- Un leader durable résiste aux insultes sans se mettre en colère.
- Un leader respectable est caractérisé par la tolérance qui lui épargne des décisions hâtives dans une crise et des représailles en face d’un esprit de contrariété.
- Un leader bon cherche à faire des amis, pas des ennemis.
- Traiter durement avec les adversaires provoque plus de contrariété et d’hostilité. Un leader poli se sert de la gentillesse et de la douceur.
- Un leader qui écoute bien ses subalternes les dirige bien.
- La grandeur d’un leader se manifeste dans son humilité devant Dieu, non pas dans son éloquence devant les hommes.
- Un leader dévoué se donne totalement à ceux qu’il dirige en les aidant à découvrir et à développer leur potentiel.
- Un leader patient se rappelle que les réponses des gens varient selon leur nature, tempérament et niveau de développement.
- Un leader mûr démontre le plus haut respect pour autrui sans distinction de race ou de rang.
- Un leader sage se tient des écueils du succès, de l’affirmation de soi et de l’assurance excessive.
2 comments Lundi, 5 novembre 2007
Ressources spirituelles, numéro 14, hiver 2006
Ressources spirituelles, journal pour pasteurs et leaders chrétiens, vient de rendre disponible le dernier numéro. Vous pouvez trouver le site de Ressources spirituelles en cliquant ici ou vous pouvez télécharger le dernier numéro en cliquant ici. Je recommande vivement cette ressource pour tout pasteur et tout chrétien aussi.
Ce numéro vise surtout “L’Église et les petits groupes” avec les articles suivants :
| David Limm | Le bien fondé des petits groupes |
| Dr Henry Well | Enseigner “publiquement et dans les maisons |
| Dale Galloway | Comment vivre la transition vers les petits groupes |
| T. Ray Rachels | Clarifier votre message |
| Isaac J. Canales | Étude de mots : KOINONIA |
| Dr Anthony Palma | Remplis de l’Esprit - Deuxième partie |
| Sobhi Malek | Parlons de l’islam |
| Richard D. Dobbins | Gérer les conflits dans l’église avec créativité - Quatrième partie : Prendre des décisions |
Bonne lecture !
Mots clé Technorati : Leadership pastorale, Ressources chrétiennes, Ressources spirituelles, Publications
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