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La repentance

Ichtus02 vient d’écrire un article important qui contraste la vraie repentance avec la fausse et en donne des caractéristiques. Vous pouvez la lire ici.

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Add comment Mardi, 19 février 2008

L’Évangélisation globale dans un contexte de catastrophes naturelles

Articles précédents :

  1. L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
  2. L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

3.

Jésus a dit que l’évangélisation du monde entier devrait se faire dans un contexte

  • de déception spirituelle,
  • de désarroi politique international, et
  • de catastrophes naturelles.


« … et il y aura, par endroit, des famines et des tremblements de terre » (Matthieu 24:7).

Le site www.notre-planete.info nous met à jour concernant les catastrophes naturelles. Les données sont étonnantes. On constate une forte augmentation dans le nombre de catastrophes naturelles depuis 1975.

Bilan des catastrophes naturelles dans le monde de 1975 à 2004

Bilan des catastrophes naturelles dans le monde de 1975 à 2004
  • En rouge, le nombre de personnes tuées par les catastrophes naturelles
  • En bleu, le nombre de personnes affectées par les catastrophes naturelles
  • En noir, le nombre de catastrophes naturelles.
    Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database, Université catholique de Louvain, Brussels, Belgium, 2005

Christophe MAGDELAINE, responsable du site, donne l’analyse suivante :

Bien qu’il soit difficile de discerner une tendance sur le nombre de personnes tuées dans les catastrophes naturelles, on constate une augmentation du nombre d’évènements et de personnes affectées par les catastrophes dans les dernières décennies. On pourrait croiser cette dernière évolution avec la démographie mondiale et l’urbanisation galopantes et l’augmentation significative des températures depuis 1980.En moyenne par an, de 2000 à 2005, près de 300 millions de personnes ont été affectées par les catastrophes naturelles et près de 78 000 y ont trouvé la mort (CRED, 01/2007).

Le même site donne les types de catastrophes naturelles dans le monde de 1990 à 2007 :

les types de catastrophes naturelles

Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database www.em-dat.net - Université Catholique de Louvain - Brussels - Belgium, 06/2007

Les inondations et les tempêtes restent les catastrophes les plus fréquentes ces dernières années. En effet, elles représentent plus de 60% des catastrophes naturelles dans le monde. Nous noterons la part des épidémies qui est de 14%.

Un dernier graphique donne le bilan des catastrophes naturelles survenues dans le monde par type de 1900 à 2007, regroupées par décennie.

le bilan des catastrophes naturelles

Les catastrophes hydrométéorologiques comprennent les sécheresses, les températures extrêmes, les inondations, les mouvements de terrain, les tsunamis, les feux et les tempêtes.
Les catastrophes géologiques comprennent les séismes et les éruptions volcaniques.
Les catastrophes biologiques comprennent les épidémies et les invasions d’insectes.

Crédit : notre-planete.info d’après EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database www.em-dat.net - Université Catholique de Louvain - Brussels - Belgium, 06/2007


Le commentaire sur le ce dernier graphique est révélateur :

Tandis que les catastrophes hydrométéorologiques sont prépondérantes et en augmentation forte, on constate également une hausse très nette du nombre total de catastrophes dans le monde. La dernière série est particulièrement inquiétante : bien qu’incomplète, elle surpasse déjà nettement les décennies précédentes avec une augmentation de 20% par rapport à la décade 1990-1999.

Tremblements de terre

Tremblement de terre à Gölcük

Cette photo est du séisme qui a frappé la région d’Izmit, le 17 août 1999 à 3 h 02. Il « avait une magnitude de 7,4 degrés sur l’échelle de Richter. L’épicentre était situé à Gölcük, ville industrielle de 65 000 habitants. Ce tremblement de terre a officiellement provoqué la mort d’au moins 15 500 personnes, ensevelies pendant leur sommeil. »

Les mouvements de terrain ne comprennent que 4,9 pourcent des types de catastrophes naturelles dans le monde de 1990 à 2007, mais ils sont très meurtriers :

Plus rares que les tempêtes ou les inondations, les tremblements de terre ont néanmoins provoqué la mort de 169 000 personnes à travers le monde entre 1985 et 2000.

Famines
Les famines sont souvent le résultat de changements climatiques, de sécheresse, de tempêtes ou d’inondations, voire des guerres, c’est-à-dire des manières différentes par lesquelles la récolte est perdue. Selon
http://www.notre-planete.info, « plus de 850 millions d’êtres humains continuent à être victimes d’une grave insécurité alimentaire ».

Famine 

La famine tue plus que la guerre dans le monde. By Filipe Moreira . Licence

Les disciples ont demandé à Jésus quand le temple de Jérusalem serait détruit et quel serait le signe de son avènement et de la fin du monde, il leur a répondu qu’il y aurait des tremblements de terre et des famines, mais

« Tout cela ne sera que le commencement des douleurs » (Matthieu 24:8).

Il existe des catastrophes naturelles parce que « la création a été soumise à la vanité » (Romains 8:20). La terre a été maudite à cause du péché d’Adam (Genèse 3:17-18), mais cette malédiction est accompagnée de l’espérance d’une libération future. La création « soupire et souffre les douleurs de l’enfantement » en attendant la libération de la servitude et « la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8:19-22). Les « jours » avant l’avènement de Christ seront caractérisés par une augmentation des « douleurs de l’enfantement », mais ce n’est que le commencement des douleurs.

Dans ce contexte de catastrophes naturelles, Jésus dit que la bonne nouvelle du royaume doit être prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage parmi tous les peuples (Matthieu 24:14). En effet, d’un point de vue pastoral, la famine et les catastrophes naturelles donnent à l’église l’occasion de manifester l’amour et la compassion de Christ, tout comme l’église naissante répondait aux besoins de ceux qui étaient dans la souffrance (Actes 11:28-30 ; Galates 6:10 ; Jacques 1:27).

Au lieu de nous relâcher en face de ces catastrophes naturelles, nous devons redoubler nos efforts pour annoncer la bonne nouvelle à tous les peuples dans ces jours qui sont les derniers.

Articles précédents :

  1. L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
  2. L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

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Add comment Samedi, 8 décembre 2007

L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

2.

Jésus dit dans Matthieu 24 que l’évangélisation de toutes les nations aura lieu non seulement dans un âge de déception spirituelle, mais aussi dans un contexte de désarroi politique.

« Vous allez entendre parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer car cela doit arriver. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume… » (Matthieu 24:6-7).

On aimerait bien que la mission de faire des disciples de toutes les nations (Matthieu 28:18-20) ait lieu dans un contexte de paix internationale, démontrée par une coopération globale et des efforts intenses de la communauté globale des nations de faciliter la dissémination de l’évangile de Jésus-Christ. Jésus nous avertit que cela ne sera pas le cas : nous devons prêcher l’évangile dans le monde entier malgré les tensions et le désarroi politique international.

Jésus parle de « guerres et de bruits de guerres ». Quelques commentateurs croient qu’il s’agit de guerres qui sont proches, géographiquement parlant, et des guerres qui sont loin. Il me semble qu’il s’agit plutôt de guerres et de rumeurs de guerres, comme une guerre éventuelle entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran ou la Corée du Nord.

Jésus ajoute qu’« une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ». Le terme « nations » (grec : ethnos) ne fait pas référence aux entités politiques ou gouvernementales que nous identifions avec l’Organisation des Nations Unies. « Ethnos » signifie plutôt un peuple ou une ethnie, ensemble d’individus qui s’identifient comme un peuple de par leur langue et leur culture. Ainsi nous entendons parler de guerres non seulement sur l’échelle internationale, mais également « intra nationales », entre peuples d’un pays comme les musulmanes et les hindous, les Serbes et les Croates ou les Tutsis et les Hutus. Le site Perspective Monde de l’Université de Sherbrooke donne des listes de 314 conflits depuis 1945. Les nations du monde – pays et peuples – sont malheureusement bien représentées sous les rubriques de Guerres civiles (50), Guerres ethniques (45), Guerres entre États (22), Guerres d’indépendance (14), Violences civiles (85), Violences ethniques (51) et Violences entre États (47).

C’est au milieu de ces conflits que l’évangile doit être annoncé car Jésus a dit : « L’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations » (Matthieu 24:14). C’est pourquoi en ce moment des missionnaires risquent leurs vies dans des pays comme l’Afghanistan et l’Iraq. Ils n’attendent pas que les conditions deviennent plus propices et paisibles ; ils comprennent que l’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.

Jésus nous adresse trois mots :
1. « Gardez-vous de vous alarmer. » D’autres hommes mourront de frayeur en pensant ce qui devra survenir sur toute la terre (Luc 21:26), mais le disciple ne doit pas s’alarmer. Jésus nous a annoncé toutes ces choses à l’avance pour que nous ne soyons pas alarmés (Matthieu 24:25 ; cf. Jean 13:19 ; 16:4). Au milieu de ces conditions qui bouleversent le monde, le disciple de Christ est rempli de la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence (Philippiens 4:6-7).

2. « Cela doit arriver. » Nous devons chercher à être en paix avec tous les hommes autant que cela dépend de nous (Romains 12:18). Nous faisons des efforts pour être des artisans de paix (Matthieu 5:9). Nous prions pour la paix de Jérusalem (Psaume 122:6). Nous désirons la paix internationale. Pourtant, nous ne nous faisons pas d’illusions comme si la prédication de l’évangile établissait le règne millénaire sur terre. « Quand les hommes diront : Paix et sécurité ! c’est alors que soudainement la ruine fondra sur eux comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils n’échapperont point » (1 Thessaloniciens 5:3). Nous devons nous armer de cette pensée que ces choses doivent arriver.

3. « Ce ne sera pas encore la fin. » Les disciples avaient posé la question à Jésus : « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? » (Matthieu 24:3). Jésus parle des conditions qui précéderont la fin : de faux Christs et de faux prophètes viendront en son nom et séduiront beaucoup de gens. Les tensions intra nationales et internationales s’intensifieront. Il y aura des guerres internationales et des guerres raciales. Mais ce n’est pas encore la fin.

Quand viendra la fin ? « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14). Cela veut dire que malgré les guerres et les conditions adverses, nous devons continuer à prêcher l’évangile dans le monde entier, à tous les peuples, sans exception aucune. Nous devons faire des disciples de tous les peuples, gens de toute culture et de toute langue puisque Dieu nous a révélé qu’il y aura devant le trône et devant l’Agneau une grande foule que nul ne peut compter, de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils crieront d’une voix forte : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Apocalypse 7:9-10). Malgré le désarroi politique international, nous devons annoncer l’évangile du Royaume de Dieu dans le monde entier parmi tous les peuples jusqu’à ce que vienne notre Roi.

Article précédent : L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle

Catégories : évangélisation, mission de l’église

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Add comment Lundi, 3 décembre 2007

L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle

1.

L’évangélisation globale sera le signe de la fin de l’âge. Les disciples demandent à Jésus de leur donner un signe concernant la fin de l’âge : « Dis-nous quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). Quelques versets plus tard, Jésus leur déclare que l’évangile sera proclamé dans le monde entier avant la fin de l’âge :

« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14).

Entre les versets 3 et 14, Jésus décrit le contexte dans lequel l’évangélisation globale. (Le terme « évangélisation globale » n’indique pas que le monde entier sera sauvé, mais seulement que l’évangile est annoncé globalement.)

Jésus dit que l’évangélisation globale aura lieu dans un contexte de messages contradictoires et de déception spirituelle :

« Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:4-5, 11).

L’évangélisation globale ne se fait pas dans un milieu où tout le monde annonce le même message. Au contraire, de voix différentes disputent le cœur des hommes et rendent la situation confuse. Au lieu d’accepter ou de rejeter un seul message, les gens sont confrontés d’une cacophonie de messages disparates dont ils doivent chercher à distinguer le vrai des faux. Même les gens qui proclament la relativité de la vérité et un message de tolérance se montrent intolérants envers eux qui disent que la « vraie vérité » ne se contredit pas. C’est dans ce contexte que nous sommes appelés à proclamer que « Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom (« Jésus-Christ de Nazareth », Actes 4:10) donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent au nom de Christ.

La mission de faire des disciples de toutes les nations serait plus facile si les autres messages n’étaient que ceux d’autres religions comme l’islam ou l’hindouisme ou le bouddhisme. Pourtant, ce n’est pas de ce défi que le Seigneur Jésus parle. La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent « sous son nom », ceux qui viennent au nom de Christ. Jésus donc nous avertit concernant le plus grave danger dans la chrétienté : « plusieurs viendront sous mon nom… ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens. »

Il ne manque pas de faux prophètes.
« Plusieurs. » La Bible en français courante, celle de Jérusalem et la TOB donnent « beaucoup ». Beaucoup de faux prophètes viendraient sous son nom. Sans être paranoïaque, nous pouvons dire qu’il n’en manque pas. Connaissez-vous de faux prophètes ? En pouvez-vous nommer quelques-uns ? Jésus dit que nous les reconnaîtrons à leurs fruits (Matthieu 7:16), mais la plupart des chrétiens ne croient pas avoir jamais vu un faux prophète. Soit Jésus a eu tort, soit il nous manque de discernement. Nous imaginons que les faux prophètes sont des gens que nous ne connaissons pas ! Si c’était le cas, cet avertissement de Jésus ne serait pas nécessaire : « Prenez garde que personne ne vous séduise » dit-il. Les faux prophètes sont des gens comme nous. Jésus nous dit dans Matthieu 7:15 qu’ils nous viennent comme des brebis. Ils ont l’air d’être des brebis mais ils sont des loups ravisseurs. Par exemple, les mormons et les témoins de Jéhovah parlent de Dieu et de Jésus, mais c’est un autre Jésus qu’ils prêchent, un Jésus dépouillé de sa pleine divinité (2 Corinthiens 11:4). Ils travaillent dur pour gagner des gens et beaucoup sont séduits par leur message, mais leur évangile est un évangile différent que celui que nous avons reçu (Galates 1:6-9 ; 2 Corinthiens 11:4). Eux, on les reconnaît assez facilement.

Encore, Jésus dit que beaucoup viendront sous son nom en disant : « C’est moi qui suis le Christ. » Et ils séduiront beaucoup de gens. Connaissez-vous des gens qui se disent le Christ ? Jésus parle de beaucoup, mais il nous serait difficile de nommer quelqu’un qui se dit le Christ. Le pasteur John Bevere suggère qu’il s’agit de personnes qui disent qu’ils sont « oints » de Dieu. Le mot christos en grec se traduire « oint » ou « Christ » qui veut dire « oint ». Nous pouvons donc traduire les mots de Jésus de cette manière : « Plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis l’oint. » Les faux Christs sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Beaucoup de prédicateurs parlent de leur propre onction, de comment ils ont chassé des démons, fait des miracles, guéri des malades et prophétisé. Ils sont toujours en train de parler de leurs exploits spirituels. Ils parlent d’eux-mêmes, ils se prêchent eux-mêmes (2 Corinthiens 4:5), ils sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Ils s’exaltent eux-mêmes et beaucoup de gens sont séduits par eux. Ils sont séduisants parce qu’ils sont eux-mêmes séduits (2 Timothée 3:13). Ils se croient vraiment des serviteurs avec une onction et un ministère pas comme les autres. Jésus dit que beaucoup, qui prophétisent en son nom, qui chassent des démons en son nom et qui font beaucoup de miracles en son nom, seront étonnés de se retrouver expulsés de son royaume (Matthieu 7:21-23). Ils se servent du nom de Christ pour se montrer aux autres. Encore dans Matthieu 24, Jésus dit : « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus » (Matthieu 24:24). Ils se servent du nom de Christ, opèrent de grands signes et séduisent beaucoup de monde.

Le défi dans cet âge de déception spirituelle
C’est dans ce milieu de déception spirituelle, d’égarement et de voix opposantes et contradictoires que nous devons prêcher la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Nous savons que notre message n’est pas le seul message, mais nous l’annonçons parce que c’est le seul message qui sauve. Nous savons que notre message sera repoussé par beaucoup, mais nous l’annonçons face à l’opposition parce que Christ dit que ce message servira de témoignage à toutes les nations. Ce n’est pas avec des notions romantiques que nous nous engageons à la tâche de faire des disciples de toutes les nations mais avec les yeux grands ouverts, en comprenant le défi spirituel, l’autorité de celui qui nous a mandatés et la nature de notre mission, et en saisissant la promesse : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20).

Suite : L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

Catégories : évangélisation, mission de l’église

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Add comment Samedi, 24 novembre 2007

La faille de l’évangélisation rapide

« Si vous voulez voir des résultats rapides, la prédication de la Parole n’est pas forcément la meilleure formule. Si vous cherchez des résultats en termes de statistiques, chiffres et réponses visibles, il se peut qu’il y ait d’autres méthodes, d’autres programmes et d’autres moyens qui produisent plus rapidement. La question est de savoir s’ils produisent des chrétiens. » - Albert Mohler, Président, The Southern Baptist Theological Seminary, Louisville, Kentucky.

« Vingt mille personnes ont accepté Jésus ! » s’est-elle extasiée. La jeune femme me parlait d’un effort d’évangélisation qui a eu lieu dans un pays du Pacifique. Impliquée dans un ministère qui a participé à l’effort, elle me parlait avec beaucoup d’enthousiasme des ministères des danses polynésiennes et du smurf qui ont produit ces résultats extraordinaires. Un tel témoignage nous rappelle les paroles solennelles de Jean 2:23-25,

Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, à la vue des miracles qu’il faisait, mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage de quelqu’un; il savait de lui-même ce qui était dans l’homme.

La question de mandat
Le pasteur américain A. W. Tozer a dit dans son livre That Incredible Christian (Ce chrétien incroyable), publié en 1964, qu’il n’était pas surprenant que le pays qui avait donné au monde le café instantané lui donne également le christianisme instantané. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples… n’est pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.Nous parlons de décisions pour Christ ou d’accepter Christ comme si notre mandat était d’amener des gens à une décision ou de les conduire dans une prière. C’est trop souvent le « quick fix » qui manque de profondeur et qui rend plus difficile l’accomplissement de l’objectif parce qu’il sert d’inoculation contre la transformation qu’a mandatée Christ. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples était de faire d’autrui ce qu’ils étaient eux-mêmes : des disciples. Ce n’était pas quelque chose d’instantané. Jésus nous a ordonné de « faire des disciples » (Matthieu 28:18-20). La tâche de « leur enseigner à obéir à tout ce que je vous ai commandé » fait partie de cette formation de disciple, car « tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6:40). L’objectif n’est donc pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.

La question de méthode et de message
Le mandat détermine la méthode. Si notre objectif est d’attirer le plus grand nombre, la présentation d’un spectacle serait peut-être idéale. Pourtant, nous ne devrions pas oublier ce que nous disent les spécialistes de la communication : « La méthode est le message. » Une méthode inconvenable peut bien obscurcir le message que nous voulons transmettre et nous faire rater notre mandat de faire des disciples. En regardant nos spectacles, la réponse de bien des spectateurs est tout simplement : « Cool ! » Quel contraste avec l’œuvre du Saint-Esprit ! Jésus a dit que le Saint-Esprit convaincrait « le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Cette conviction de péché s’exprime par « la tristesse selon Dieu [qui] produit une repentance (qui mène) au salut » (2 Corinthiens 7:10), une expérience que trop de « chrétiens » n’ont malheureusement pas faite.

Le péril des méthodes mal adaptées
Paul refusait de se servir de méthodes mal adaptées à l’évangile. Les Corinthiens, à 69 km d’Athènes, étaient fiers de leur héritage, de leurs philosophes (par exemple, Aristote, Platon et Socrate), de leur « sagesse », de leur art oratoire… autrement dit, tout ce qui constituait leur culture. Bien d’entre eux méprisaient la présentation de Paul et auraient préféré qu’il soit plus éloquent, plus adapté à leur contexte. De sa part, Paul leur répond : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu » (1 Corinthiens 2:1). Il a refusé de se servir de « la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine » (1 Corinthiens 1:17). Il dit, en effet, que s’il s’était servi de l’éloquence qu’attendaient les Corinthiens, la croix de Christ aurait été rendue vaine. « Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse » dit-il (1:22). Il aurait pu être plus sympathique à leurs sensibilités culturelles. Il aurait pu modifier son approche pour être plus « seeker friendly », mais en pleine connaissance de cause il déclare : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1:23).

On cite souvent 1 Corinthiens 9:22 pour justifier toute approche : «Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. » Dans le contexte de ce chapitre 9, Paul dit qu’il n’a pas usé de ses droits d’apôtre parce qu’il ne voulait pas que ses droits deviennent un empêchement au progrès de l’évangile. Au contraire, il s’est « rendu serviteur de tous afin de gagner le plus grand nombre » (9:19). Il était comme Juif avec les Juifs, comme sous la loi avec ceux qui sont sous la loi, comme sans loi avec ceux qui sont sans loi et faible avec les faibles afin de les gagner. Pourtant, l’identification n’était pas totale car il a ajouté qu’il n’était ni sous la loi ni sans la loi car il était sous la loi de Christ (9:20-22). Donc, dans son désir d’identifier avec ceux qu’il voulait gagner, Paul devait respecter certaines limites pour que l’évangile ne soit pas compromis. Nous serions en erreur d’interpréter ce passage de façon qui contredise ce qu’il avait déjà dit dans le chapitre 2 :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. …ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu (1 Corinthiens 2:1-5)

La dernière phrase, « afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu », indique que la méthode porte des conséquences. Combien de nos « convertis » ont fait une confession de foi fondée sur notre sagesse, nos méthodes, nos danses, etc., plutôt que sur la puissance de Dieu ? C’est pourquoi Paul nous donne l’avertissement solennel : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus… car le Jour la (l’œuvre) fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’oeuvre de chacun » (1 Corinthiens 3:10, 13).

Dans ces derniers jours quand la vraie mission de l’église est trop souvent perdue de vue parmi toute une panoplie de méthodes qui obscurcissent le message de l’évangile, nous devons être clairs concernant notre mandat de faire des disciples, le message de la croix et la méthode de communiquer de l’évangile. Paul nous l’annonce sans ambages : « Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine… Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Corinthiens 1:17, 21).

Le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu.

Nous ne nous faisons pas d’illusions, comme si un seul prêche pouvait faire des disciples, mais le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu. Paul nous montre le chemin : « prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant » (2 Timothée 4:2). Comme dit le pasteur Mohler, d’autres méthodes peuvent attirer des foules, mais la question est de savoir si elles produisent des chrétiens.


Add comment Jeudi, 15 novembre 2007

Une église en maintenance ou une église en mission ?

Votre église est-elle une église en maintenance ou une église en mission ? J’ai trouvé cette description en anglais sur plusieurs sites comme celui de l’évêque William H. Willimon, mais il semble être retiré du livre Good News People par Harold Percy. J’aime bien le contraste entre “maintenance” et “mission”. L’efficacité ne dépend pas seulement du pasteur, mais de tous les membres du corps de Christ qui ont aussi reçu un ministère qu’ils doivent mettre en pratique par l’onction du Saint-Esprit.

  1. Pour mesurer son efficacité, l’église en maintenance pose la question : “Combien de visites le pasteur fait-il ?” L’église en mission demande : “Combien y a-t-il de disciples qui sont en train d’être formés ?”
  2. En considérant la possibilité d’un changement quelconque, l’église en maintenance dit : “Si ce changement s’avère troublant à des membres, nous ne le ferrons pas.” L’église en mission dit : “Si ce changement peut nous aider à toucher quelqu’un du dehors, nous prendrons le risque et le ferrons.”
  3. En pensant à un changement, la majorité des membres dans l’église en maintenance se demandent : “Comment cela me concernera-t-il ?” La majorité des membres d’une église en mission demandent : “Ce changement augmentera-t-il notre capacité de toucher ceux du dehors ?”
  4. En pensant à sa vision pour le ministère, l’église en maintenance dit : “Nous devons être fidèles au passé.” L’église en mission dit : “Nous devons être fidèles au futur.”
  5. Le pasteur d’une église en maintenance dit au nouveau venu : “J’aimerais vous présenter à quelques-uns de nos membres.” Dans l’église en mission, les membres disent : “Nous aimerions vous présenter à notre pasteur.” [Les membres prennent l'initiative d'accueillir le nouveau venu.]
  6. Confronté par un souci pastoral légitime, le pasteur de l’église en maintenance se pose la question : “Comment puis-je combler ce besoin ?” Le pasteur de l’église en mission demande : “Comment peut-on combler ce besoin ?”L’église en mission comprend qu’elle ne peut pas emmener tout le monde avec elle. [Le pasteur voit l'ensemble des ministères de l'église.]
  7. L’église en maintenance chercher à éviter tout conflit à tout prix (mais ne réussit que rarement). L’église en mission comprend que le conflit fait partie du prix du progrès, et elle est prête à payer le prix. Elle comprend qu’elle ne peut pas emmener tout le monde avec elle. Cela lui cause du chagrin mais ne l’empêche pas de faire ce qu’il faut faire.
  8. Le style de leadership dans l’église en maintenance est surtout managérial, où les leaders cherchent à maintenir l’ordre et font en sorte que tout fonctionne parfaitement. Le style de leadership de l’église en mission est surtout transformationnel, où les leaders lancent une vision de ce qui peut être réalisé et s’écartent de ce qui est habituel et attendu pour transformer la vision en réalité.
  9. L’église en maintenance s’occupe de l’église, ses organisations et structure, ses statuts et ses comités. L’église en mission s’occupe de la culture en cherchant à comprendre la perspective des gens du dehors et ce qui les motive. Elle cherche à déterminer leurs besoins et leurs points d’accès pour l’évangile.
  10. En considérant la croissance, l’église en maintenance pose la question : “Combien de luthériens [ou pentecôtistes, etc.] habitent pas plus de 20 minutes de cette église ?” L’église en mission pose la question : “Combien de gens non pratiquants habitent pas plus de 20 minutes de cette église ?”
  11. L’église en maintenance regarde la communauté et demande : “Comment pouvons-nous persuader ces gens de soutenir notre église ?” L’église en mission demande : “Comment cette église peut-elle soutenir ces gens ?
  12. L’église en maintenance pense aux moyens de sauvegarder ses membres. L’église en mission pense aux moyens de toucher le monde.

 

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Le réveil et nos mort-nés

Quand nous considérons le besoin d’un réveil, nous devrons avouer que nous avons donné naissance à pas mal de mort-nés. En cherchant à faciliter la nouvelle naissance, à éviter les douleurs d’enfantement, les larmes et trop de tension sur les nouveaux-nés, nous nous sommes servis de formules qui ont produit des avortons plutôt que des enfants viables. Quand Paul a-t-il jamais conduit des gens dans une prière de repentance ? Le premier verbe de l’évangile est « Repentez-vous ! » (Marc 1:15). Nul pasteur ne peut le faire pour vous. Nul prédicateur ne peut confesser vos péchés à votre place. Vous avez à faire avec Dieu.

En conduisant des gens dans la prière de confession, nous avons court-circuité un processus saint qui doit avoir lieu dans la profondeur du cœur du pécheur pénitent. « Quand [le Saint-Esprit] sera venu, dit Jésus, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Bien des gens sont dans l’église parce que l’on leur a promis la joie, la paix, l’amour, une meilleure vie, la résolution de tous leurs problèmes, mais ils n’ont jamais été convaincus de péché. Il ne se voient pas comme pécheurs que dans le sens général que « Nous sommes tous pécheurs », comme en Polynésie française, « Nous sommes tous croyants. » Ils ne se voient pas comme personnellement coupables devant un Dieu saint à qui chacun rendra compte pour des péchés qu’il a commis contre Sa Majesté.

Dans notre présentation de l’évangile, nous ne voulons pas mettre les gens mal à l’aise. Quel contraste avec la prédication de Paul devant le gouverneur Félix : « Mais, comme Paul discourait sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir, Félix, saisi de crainte, lui dit : Pour le moment, tu peux t’en aller ; quand j’en trouverai le temps, je te rappellerai » (Actes 24:25). La prédication de l’évangile n’a pas mis Félix à l’aise ; il était saisi de crainte !

On note que le message de Paul s’alignait avec l’œuvre du Saint-Esprit : le Saint-Esprit « convaincra le monde de péché, de justice et de jugement » ; « Paul discourait sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir. » C’est cette sorte de prédication qui permet au Saint-Esprit de convaincre les pécheurs de péché et de les conduire à une tristesse selon Dieu. Encore, Paul explique : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance (qui mène) au salut et que l’on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:10). C’est la conviction du péché qu’opère le Saint-Esprit qui produit la repentance. Des gens ne savent pas se repentir parce qu’ils n’ont pas été convaincus de péché. Ils n’ont pas été convaincus du péché parce que nous avons laissé à côté cette partie de l’évangile qui exposerait leur besoin de se repentir mais qui produirait en eux la vie éternelle. Ils ont machinalement répété après nous une prière de confession sans se rendre compte de leur culpabilité profonde et personnelle devant Dieu ; ils l’ont fait sans être attristés selon Dieu et sans arriver à « une repentance (qui mène) au salut ».

Dans son livre Les Réveils religieux, le grand évangéliste, Charles G. Finney, nous rappelle que la nouvelle naissance n’est pas produite par des formules magiques :

L’examen de vous-mêmes consiste à diriger vos regards sur votre vie, à considérer vos actions, à vous rappeler le passé pour en connaître le vrai caractère. Prenez vos péchés personnels un à un et considérez-les. Je ne dis pas que vous devez jeter un rapide coup d’œil sur votre vie passée, reconnaître qu’elle est remplie de péchés et demander pardon à Dieu, après une confession générale. Je dis qu’il faut prendre vos péchés un à un. Il ne serait pas mal de prendre une plume et du papier, et de les noter à mesure qu’ils se présentent à votre souvenir. Faites ce compte avec le même soin qu’un commerçant apporte à tenir sur ses livres ; et à mesure qu’un péché se présente à votre mémoire, ajoutez-le à votre liste. Des confessions générales ne serviront jamais à rien ; vos péchées ont été commis un à un ; et autant que vous pourrez les atteindre par le souvenir, vous devez en faire la revue et vous en repentir pareillement un à un (p. 27).

Si nous voulons voir un réveil, nous devons changer nos méthodes faciles et nos formules magiques qui ne font qu’accoucher des mort-nés. Le vrai réveil commencera avec la conversion des « croyants » et la résurrection de nos avortons.


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Le réveil tarde, parce que…

Dans son livre Pour quand le réveil ?, Leonard Ravenhill donne des raisons pourquoi le réveil tarde. Voici quelques citations de son livre, du chapitre « Le réveil tarde, parce que… » :

Pourquoi le réveil tarde-t-il ? La réponse est simple, parce que l’évangélisation est devenue une affaire de gros sous…

Le réveil tarde, parce que l’Évangile a été déprécié… De nos jours, les évangélistes sont prêts à faire n’importe quoi, tant que cela pousse quelqu’un à s’approcher de l’autel. Ils demandent avec nonchalance : « Qui a besoin d’aide ? qui veut recevoir plus de puissance ? Qui veut marcher plus près du Seigneur ? » Une telle attitude déshonore le sang de Christ et équivaut à la prostitution, parce qu’elle est basée sur une foi facile sans repentir et sans l’abandon du péché.

Nous devons sanctifier l’autel, car l’autel est un endroit où l’on meurt. Que ceux qui ne veulent pas payer ce prix n’en parlent pas !

Le réveil tarde à cause de l’insouciance. À l’autel, on consacre trop peu de temps aux personnes qui s’approchent pour traiter des affaires éternelles…

Le réveil tarde à cause de la crainte. En tant qu’évangélistes, nous restons bouche cousue devant les fausses religions du notre siècle, comme si nous connaissions plus d’un nom par lequel les hommes puissent être sauvés…

…si, dans le Nouveau Testament, les chrétiens étaient lapidés et enduraient toutes sortes d’ignominies, comment se fait-il, dans la mesure où le péché et les pécheurs n’ont pas changé, que nous, prédicateurs, ne déclenchions plus les foudres de l’enfer ? Pourquoi demeurons-nous si glacialement réguliers, si extraordinairement nuls ? Nous pouvons voir des émeutes sans réveil. Mais, à la lumière de la Bible et de l’histoire de l’Église, où voyons-nous un réveil sans émeutes ?

Le réveil tarde parce que le sentiment d’urgence fait défaut dans la prière… Le facteur essentiel, unique même qui provoque ce retard dans le réveil du Saint-Esprit, c’est que l’on ne souffre plus l’agonie pour gagner des âmes. Nous substituons la propagande à la propagation. Quelle folie ! Le Nouveau Testament ajoute un précieux post-scriptum à l’histoire d’Élie dans Jacques 5.17 qui déclare : « il pria » ! Sans cette mention, forts du récit de l’Ancien Testament dans lequel nous aurions remarqué l’absence de toute allusion à la prière, nous nous serions exclamés : « Élie prophétisa ».

Finalement, le réveil tarde parce que nous usurpons la gloire de Dieu… Rejetons toute accolade charnelle, toutes les flatteries de la chaire [sic] ! N’exaltons plus : « mon programme radio », « mon église », « mes livres » ! Oh, ce défilé écœurant de la chair sur nos estrades : « Nous avons le grand privilège, etc…» …

Et Dieu dans tout cela ? Il n’en retire pas grand-chose ? Pourquoi alors, Dieu n’accomplit-Il pas sa promesse bénie, et pourtant terrible, de nous vomir de sa bouche ? Nous avons échoué. Nous sommes sales. Nous aimons les compliments des hommes. Nous « cherchons notre propre intérêt » (1 Corinthiens 10:24). « O Dieu, sors-nous de cette ornière et de cette fange ! Bénis-nous en nous brisant ! Le jugement doit commencer par nous, les prédicateurs ! »


2 comments Mardi, 13 février 2007

La repentance, don de Dieu

« Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant: Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (Actes 11:18).

Ce verset tire la conclusion de l’épisode de Pierre chez Corneille : l’église venait de se rendre compte que le salut de Dieu n’était pas seulement pour les Juifs ; Dieu avait « accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie ». Luc tisse ce point tournant de l’histoire de l’église avec beaucoup de habileté : Corneille, païen pieux, a une vision d’un homme du nom de Pierre qui pourra lui « dira des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison » (11:14), ce qui indique que malgré sa piété, sa crainte de Dieu, ses aumônes, ses prières, sa vision et sa justice (10:2-3, 22), il était un pécheur perdu. L’ange qui lui apparaît lui donne le nom et l’adresse d’un homme qui lui, et non l’ange, annoncera le message du salut. De sa part, Pierre a une vision d’animaux impurs qu’en tant que Juif, il ne peut manger, malgré sa faim (10:10-12). Voilà le plat que Dieu lui a préparé. Trois fois le Seigneur lui dit qu’il ne doit pas regarder comme souillé ce que Dieu a déclaré pur (10:15). (Je me demande si Pierre pensait au fait que Jésus lui avait demandé trois fois de faire paître ses brebis.) Têtes durs que nous sommes, Dieu doit répéter souvent le message que nous ne voulons pas recevoir. Une parole vraie de Dieu nous laisse à réfléchir (10:19) mais c’est l’obéissance qui accompli la volonté de Dieu (10:20). Pierre se rend chez Corneille, annonce le message, le Saint-Esprit tombe sur les auditeurs, et Pierre et son groupe tire la conclusion que l’on ne peut pas refuser le baptême à ces croyants païens (10:47).

L’histoire est tellement importante pour Luc, païen lui-même, qu’il la répète dans le chapitre 11. Enfin, c’est Pierre qui la raconte quand ses frères apôtres lui demandent de leur rendre compte de pourquoi il avait mangé avec des incirconcis (11:3). Nous lisons la même histoire racontée maintenant par Pierre qui y fera encore allusion à la Conférence de Jérusalem quelques années plus tard (15:7-9). Il conclut que refuser le baptême à ces pagano-croyants serait s’opposer à Dieu qui leur avait accordé le même Saint-Esprit que les 120 avaient reçu (10:47 ; 11:17). Les apôtres et les frères, convaincus maintenant par le témoignage et les faits, « se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (11:18).

Il y a une autre vérité fondamentale dans ce verset, c’est que la repentance est un préalable nécessaire au salut : Dieu a « accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie ». Dans les Actes 5:31, Pierre avait déjà prêché que « Dieu l’a élevé [Jésus] par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés ». Donc, la repentance a été donnée aux Juifs et aux païens pour qu’ils aient la vie. Paul a proclamé « aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus » (Actes 20:21). Il a annoncé « la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’oeuvres dignes de la repentance » (26:20), « afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu, et qu’ils reçoivent le pardon des péchés » (20:17).

C’est la repentance qui mène au salut : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance (qui mène) au salut et que l’on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:10). Mais d’où vient la repentance, ce préalable qui est essentiel pour que nous ayons la vie ? Elle est produite par la tristesse selon Dieu, la tristesse que Dieu produit ! Dieu veut produire de la tristesse dans nos cœurs parce que c’est son tristesse (et non pas celle du monde) qui pousse à nous repentir. Quand nous voyons que nous avons violé la loi de Dieu, que nos cœurs sont corrompus devant lui, que nous n’avons rien à revendiquer et que nous ne pouvons qu’implorer la grâce de Dieu, cette conviction du Saint-Esprit, cette tristesse selon Dieu produit une repentance, un changement de vie, qui mène au salut. Voilà pourquoi les apôtres et les frères ont glorifié Dieu. Le Saint-Esprit qui a été envoyé pour convaincre le monde du péché, de la justice et du jugement à venir (Jean 16:7-11), nous comble de la tristesse selon Dieu pour que nous puissions nous repentir des œuvres mortes (Hébreux 6:1) et être sauvés. C’est seulement quand nous avons été attristés selon Dieu que nous savons nous réjouir et glorifier Dieu comme il le faut. Et alors, nous reconnaissons que la repentance est véritablement un don de Dieu.


1 comment Mercredi, 17 janvier 2007

Le secret le mieux gardé de l’enfer

Dans “Le secret le mieux gardé de l’enfer“, Ray Comfort constate que nos efforts à l’évangélisation ne produisent pas beaucoup de fruit durable.

A la fin des années 70, alors que je voyageais, j’ai découvert avec horreur des statistiques sur la croissance de l’Eglise : 80 à 90 % des gens qui prennent une décision pour Christ s’éloignent de la foi. C’est l’évangélisation moderne, avec ses méthodes, qui crée ces 80 à 90 % (des gens qu’on appelle communément des rétrogrades).

Dans cet article important, il considère les méthodes modernes qui sont fautives, la méthode et l’enseignement bibliques au sujet de l’évangélisation, et ce que nous devons faire.


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