Posts filed under 'Evangélisation'

Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens no 18

Le numéro 18 de Ressources spirituelles est maintenant disponible.

Ce numéro vise le thème suivant : “Des relations aimantes = une église en bonne santé.” Il contient les articles suivants :

  • "Désirer le bien-être de notre prochain" par Amy L. Sherman
  • "Minimiser les conflits en édifiant des assemblées fortes et en bonne santé" par Gary R. Allen
  • "Aider ceux qui luttent avec la dépendance" par Larry E. Hazelbaker
  • "Les six leviers de la prédication par série (2 partie)" par Craig Brian Larson
  • "Dwight L. Moody et l’évangélisation des masses au 19 siècle" par William P. Farley
  • "Comment tomber amoureux de votre église" par Neil B. Wiseman
  • "Bien finir la course" par George O. Wood

Pour télécharger gratuitement ce numéro, cliquez ici. Pour d’autres numéros de Ressources spirituelles, cliquez ici. Bonne lecture à tous !

Cliquer ici pour d’autres articles au sujet des ressources spirituelles.

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Add comment Jeudi, 26 novembre 2009

33 Cours bibliques gratuits

On me demande assez souvent des cours bibliques sur la vie chrétienne ou comment former des disciples ou servir Dieu. Je suis très content que de pouvoir vous recommander 33 ressources chrétiennes qui sont gratuites. Tous ces cours sont publiés et vous sont offerts par “Global University”. Ils sont bibliques, évangéliques et pentecôtistes. Il suffit de cliquer sur une image pour vous retrouver sur une page où vous pourrez télécharger une leçon ou le cours entier. Si vous voulez plus de renseignements sur les cours différents, cliquer sur une des trois rubriques et vous trouverez des descriptions de chaque cours. C’est notre prière que ces cours soient une bénédiction à l’église.

Mise à jour : Nombreux ont été ceux qui m’ont écrit pour me demander de leur expédier les cours. Je regrette que cela me soit impossible, mais vous pouvez très bien télécharger gratuitement les cours, les enregistrer sur votre ordinateur pour les lire sur votre écran ou pour les imprimer si cela vous convient. Autrement, vous pouvez contacter Global si vous avez des questions concernant leur site. Je vous remercie de votre intérêt. Que le Seigneur vous bénisse !

Découvrez Dieu

Les Grandes questions de la vie  Un aperçu de la vie de Christ Dieu t'aime

Découvrez la vie chrétienne

Votre vie nouvelle Lorsque vous priez Le plan de Dieu et vous Votre Bible Comment étudier la Bible

L'étude de l'évangile de Jean Jésus est... Un ami merveilleux Nous croyons L'Église

L'adoration chrétienne Le ministèere de l'église locale L'évangélisation personnelle Le chrétien dans l'oeuvre de Dieu Le ministère de pédagogie

L'éthique biblique Le mariage et le foyer Le chrétien dans la communauté

Découvrez le service chrétien

Le Chrétien responsable Une étude du nouveau testament Des tentes, des temples et des palais Comprendre la Bible Fondements de la vérité

Vivant en Christ Une étude sur le Saint-Esprit Le ministère de l'Église chrétienne Les dons spirituels Partager la bonne nouvelle

Une étude du leadership chrétien Une étude du caractère chrétien

10 comments Vendredi, 18 septembre 2009

Mohler : 7a. Le pasteur comme théologien (partie 1)

He is not silent

La prédication et la doctrine

  Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”). 

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Chaque pasteur est appelé à être théologien.
—Mohler
Dr Mohler commence ce chapitre avec sa conclusion : « Chaque pasteur est appelé à être théologien. » Selon lui, la santé spirituelle de l’église dépend du ministère du pasteur d’enseigner, de prêcher, de défendre et de mettre en application les grandes doctrines de la foi. Dans les premiers siècles de l’église, les grands théologiens comme Athanase, Irénée et Augustin étaient tous pasteurs. Jean Calvin et Martin Luther, théologiens de la Réforme, étaient aussi pasteurs.

L’APPEL DU PASTEUR

L’appel du pasteur est intrinsèquement théologique. Le pasteur est appelé à interpréter la Parole de Dieu. Plusieurs passages des épîtres dites « pastorales » soulignent cet appel théologique.

Timothée est censé retenir les saines paroles de l’évangile :

Retiens dans la foi et dans l’amour qui est en Christ-Jésus, le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. Garde le bon dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous (2 Timothée 1:13-14 SER).

Timothée doit enseigner ceux qui à leur tour enseigneront encore d’autres personnes :

Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres (2 Timothée 2:2).

En prêchant la parole, Timothée doit convaincre, reprendre, exhorter, avec toute patience et en instruisant :

prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant (2 Timothée 4:2).

Pourquoi ? demande Mohler.

Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donneront maîtres sur maîtres ; ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables (2 Timothée 4:3-4).

Encore, le pasteur est responsable d’être

attaché à la parole authentique telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de convaincre les contradicteurs (Tite 1:9).

Parfois le pasteur se voit plutôt comme évangéliste que pasteur, mais l’évangélisation est également un appel théologique. L’évangéliste doit avoir une compréhension théologique de l’évangile. Une bonne compréhension des premiers chapitres de l’Épître de Paul aux Romains est essentielle pour que l’évangéliste puisse expliquer aux pécheurs leur besoin de Jésus-Christ. Sinon il parlera d’un Jésus qui nous aide tous les jours, nous rend heureux, nous remplit de joie et de paix, etc., au lieu de présenter le Jésus qui par sa mort sur la croix était la propitiation qui nous sauve de nos péchés et de la colère de Dieu. La tâche de l’évangéliste est théologique.

Le pasteur est intendant des mystères de Dieu :

Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu (1 Corinthiens 4:1).

On constate des tendances de nos jours à transformer le rôle du pasteur en directeur général ou conseiller. Mohler répond :

Les pasteurs d’aujourd’hui doivent récupérer et réclamer l’appel pastoral comme quelque chose qui est intrinsèquement et joyeusement théologique.
—Albert Mohler

Tout cela est une trahison de l’appel pastoral comme présenté dans le Nouveau Testament. En plus, c’est un rejet de l’enseignement apostolique et des avertissements bibliques au sujet du rôle et des responsabilités du pasteur. Les pasteurs d’aujourd’hui doivent récupérer et réclamer l’appel pastoral comme quelque chose qui est intrinsèquement et joyeusement théologique. Autrement, les pasteurs ne seront que des communicateurs, des conseillers et des managers des assemblées qui ont été vidées de l’évangile et de la vérité biblique.

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

4 comments Dimanche, 31 mai 2009

Mohler : 4. La prédication par exposition – première partie : sa définition

Sa définition

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Mohler commence ce chapitre avec une définition de la prédication par exposition.

La prédication par exposition est ce mode de prédication chrétienne qui assume comme objectif central la présentation et l’application du texte de la Bible. Tout autre intérêt ou question est subordonnée à la tâche centrale de présenter le texte biblique. En tant que la Parole de Dieu, le texte des Écritures a le droit d’établir et le contenu et la structure du sermon. L’exposition authentique a lieu quand le prédicateur fait ressortir la signification et le message du texte biblique et démontre clairement comment la Parole de Dieu établit l’identité et la vision globale de l’église comme le peuple de Dieu.

La prédication par exposition et la Parole de Dieu

1.   La prédication par exposition est ce mode de prédication chrétienne qui assume comme objectif central la présentation et l’application du texte de la Bible.

Cette partie de la définition indique que le prédicateur commence non pas avec le problème ou la question humaine mais avec le texte et du texte il cherche à mettre en valeur sa valeur pour la vie des croyants. Ainsi, la prédication par exposition est liée à l’exégèse sérieuse du texte. Puisque plusieurs prédicateurs dépendent de l’inspiration du moment et ne comprennent pas le sérieux de leur travail, je cite :

Si le prédicateur est à expliquer le texte, il doit d’abord étudier le texte et consacrer des heures d’étude et de recherche nécessaires pour le comprendre. Le pasteur doit investir la plus grande portion de son énergie et de son engagement intellectuel (sans parler de son temps) à la tâche de “dispense[r] avec droiture la parole de la vérité” (2 Timothée 2:15). Il n’existe pas de raccourcis à l’exposition authentique. L’expositeur n’est pas un explorateur qui revient pour raconter des histoires de son voyage mais un guide qui conduit le peuple dans le texte tout en enseignant l’art de l’étude et de l’interprétation biblique tandis qu’il le démontre.

Le prédicateur s’approche du pupitre pour accomplir un objectif central—faire ressortir le message et la signification du texte biblique. Cela exige une investigation historique, un discernement littéraire et l’usage fidèle de l’analogia fidei (“l’analogie de la foi”), c’est-à-dire, l’interprétation des Écritures par les Écritures.

2.   Tout autre intérêt ou question est subordonnée à la tâche centrale de présenter le texte biblique.

Que notre intérêt soit l’évangélisation ou l’édification de l’église, tout cela est accompli quand nous présentons et expliquons le texte biblique.

Si le prédicateur quitte le pupitre sans accomplir cette tâche primaire, peu importe combien les auditeurs ont apprécié le sermon ou combien ils ont été émus, son peuple mourra.

3.   Le texte des Écritures a le droit d’établir et le contenu et la structure du sermon.

Tout simplement, nous ne devons pas imposer sur le texte une structure préconçue. La structure du passage—que ce soit narrative, discours, symbolique, poésie, prophétie—devrait façonner la structure le sermon ainsi que son contenu.

4.  Le prédicateur doit démontrer clairement comment la Parole de Dieu établit l’identité et la vision globale de l’église comme le peuple de Dieu.

La Parole de Dieu a le droit de façonner notre vision globale, notre vision du monde et de qui nous sommes. La Bible nous place sous la seigneurie de Jésus-Christ et place Dieu au centre de notre existence et de toutes choses. Notre prédication devrait refléter la gloire et la souveraineté de Dieu. La prédication devait pousser les auditeurs à prendre une décision d’obéir ou de désobéir à la Parole de Dieu.

La Parole prêchée, appliquée au cœur par le Saint-Esprit, est l’instrument essentiel par lequel Dieu façonne son peuple. Comme nous rappellent les réformateurs, c’est au travers la prédication que Christ est présent parmi son peuple.

Nous continuerons prochainement la deuxième partie de ce chapitre qui expose les caractéristiques ou les marques de la prédication par exposition authentique.

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Add comment Dimanche, 15 février 2009

Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens

Cliquez pour télécharger ce numéroUn autre numéro de Ressources spirituelles, no 16 – automne 2008, est maintenant disponible. Le thème de ce numéro est “L’église et l’évangélisation”.

Le pasteur Charles Crabtree, ancien assistant au surintendant général des Assemblées de Dieu, écrit le premier article, “Le secret pour bâtir une église qui gagne des âmes”. Voici quelques extraits :

Il est vital que nous puissions considérer le fait de gagner des âmes comme une joie et non une corvée, une passion et non un devoir, un privilège et non un fardeau.

Pour que des chrétiens deviennent des gagneurs d’âmes, il faut qu’ils goûtent à la joie et la satisfaction qu’on ne connaît qu’en amenant quelqu’un au Seigneur.

L’église qui veut gagner des âmes doit commencer par en cultiver le désir avant de s’interroger sur la manière d’y parvenir.

Pour qu’un pasteur amène son église à gagner des âmes, il faut qu’il le fasse lui-même – quand il prêche comme dans la vie de chaque jour.

Ce n’est que par l’exemple de gagneurs d’âmes que les croyants seront motivés à devenir eux-mêmes des gagneurs d’âmes.

Le professeur Stanley Horton donne une étude sur le mot ekklesia dans son article “Je bâtirai mon église”.

Priorités pentecôtistes : la clé pour une église vivante et en pleine croissance” est une interview entre Thomas Trask (ancien surintendant des Assemblées de Dieu, USA) et le pasteur John Lindell qui a commencé James River Assembly avec 42 membres en 1991 et a récemment accueilli 9.213 personnes un dimanche matin. Voici quelques citations du pasteur Lindell :

Si je n’apprends pas aux gens à s’approcher avec assurance du trône de la grâce, afin de trouver grâce et d’obtenir miséricorde afin d’être secourus dans leurs besoins, à quoi bon les enseigner?

Depuis les débuts de notre église, j’ai décidé de fonctionner selon le principe que j’appelle « la négligence planifiée ». Je planifie de tout négliger jusqu’à ce que mon message soit prêt…Je passe environ huit à dix heures à préparer mes prédications pendant la semaine. Si j’aborde un sujet difficile, cela peut me prendre jusqu’à dix-huit heures. La priorité de ma semaine consiste à m’assurer de prendre le temps qu’il faut pour étudier. Si je ne suis pas préparé, les gens auront le sentiment que je leur sers des restes, et que nos réunions du dimanche ne sont pas importantes.

Ma prière est que le Seigneur donne aux responsables pentecôtistes un renouvellement dans le baptême dans le Saint- Esprit, et que nous qui fréquentons constamment ces vérités pentecôtistes, nous ne nous habituions pas au point d’en oublier la puissance, seule capable de transformer nos vies et nos ministères.

Dans l’article “Développer la vision de l’évangélisation parmi les leaders de l’église”, le feu Bill Bright, fondateur de Campus pour Christ International, dit ceci :

Il nous faut communiquer la vision à ceux qui dirigent les églises dans l’évangélisation. Là où il n’y a pas de vision pour l’évangélisation, l’église se meurt spirituellement, ainsi que la population qu’elle aurait pu atteindre. Un conducteur spirituel devrait être consumé par la vision de

Il parle aussi de l’importance du jeûne et de la prière.

Randy Hurst vise l’exhortation de Paul à Timothée : “Fais l’œuvre d’un évangéliste” (2 Timothée 4:5) dans son article sur “Le pasteur-évangéliste”. Voici quelques extraits :

Les pasteurs les plus efficaces dans l’évangélisation que je connais ont un impact direct et personnel dans la vie des gens en dehors du cadre de l’église.

Avant qu’un pasteur ne puisse motiver son assemblée à s’engager dans l’évangélisation, il doit tout d’abord montrer lui-même l’exemple par son propre témoignage.

Gary Oliver, auteur d’une dizaine de livres et professeur de psychologie et de théologie pratique à l’Université John Brown en Arkansas (USA), met l’accent sur l’importance et comment “Développer un ministère envers la famille dans l’église”.

Stanley J. Grenz, professeur de théologie au Carey Theological College à Vancouver (Canada), répond à la question : “L’église doit-elle encore lutter pour défendre sa foi ?” “Certes, répond-il, mais encore faut-il décider comment” dans le contexte de l’époque postmoderne.

Il y a dans l’approche apologétique trois dimensions qui correspondent bien au contexte émergeant. Tout d’abord, nous devons passer à une approche qui soit invitante…

Ensuite, nous devons les approcher sur un mode de conversation…

Et par-dessus tout, d’apologistes bien équipés que nous étions, nous devons devenir une communauté de croyants…

William Farley, pasteur de Grace Christian Fellowship à Spokane, Washington (USA), retire des leçons de la vie de “John Bunyan : Le fidèle étameur de Bedford”.

James Bridges, qui était le trésorier général des Assemblées de Dieu des États-Unis, écrit sur “L’esprit du mercenaire”.

Jésus a clairement fait une distinction entre le berger et le mercenaire. Les contrastes entre les deux sont majeurs, mais la différence la plus profonde se trouve dans leur nature.

  1. L’esprit du mercenaire peut être détecté à son langage.
  2. L’esprit du mercenaire peut être détecté à son attitude égoïste.
  3. L’esprit du mercenaire peut être détecté en temps de crise.
  4. L’esprit du mercenaire peut être détecté à ses motivations.
  5. L’esprit du mercenaire peut être détecté à son manque d’amour.

Pour télécharger gratuitement ce numéro, cliquez ici. Pour d’autres numéros de Ressources spirituelles , cliquez ici. Bonne lecture à tous !

7 comments Jeudi, 15 janvier 2009

La repentance

Ichtus02 vient d’écrire un article important qui contraste la vraie repentance avec la fausse et en donne des caractéristiques. Vous pouvez la lire ici.

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L’Évangélisation globale dans un contexte de catastrophes naturelles

Articles précédents :

  1. L’Evangélisation globale dans un âge de séduction spirituelle
  2. L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

3.

Jésus a dit que l’évangélisation du monde entier devrait se faire dans un contexte

  • de déception spirituelle,
  • de désarroi politique international, et
  • de catastrophes naturelles.


« … et il y aura, par endroit, des famines et des tremblements de terre » (Matthieu 24:7).

Le site www.notre-planete.info nous met à jour concernant les catastrophes naturelles. Les données sont étonnantes. On constate une forte augmentation dans le nombre de catastrophes naturelles depuis 1975.

Bilan des catastrophes naturelles dans le monde de 1975 à 2004

Bilan des catastrophes naturelles dans le monde de 1975 à 2004
  • En rouge, le nombre de personnes tuées par les catastrophes naturelles
  • En bleu, le nombre de personnes affectées par les catastrophes naturelles
  • En noir, le nombre de catastrophes naturelles.

    Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database, Université catholique de Louvain, Brussels, Belgium, 2005

Christophe MAGDELAINE, responsable du site, donne l’analyse suivante :

Bien qu’il soit difficile de discerner une tendance sur le nombre de personnes tuées dans les catastrophes naturelles, on constate une augmentation du nombre d’évènements et de personnes affectées par les catastrophes dans les dernières décennies. On pourrait croiser cette dernière évolution avec la démographie mondiale et l’urbanisation galopantes et l’augmentation significative des températures depuis 1980.En moyenne par an, de 2000 à 2005, près de 300 millions de personnes ont été affectées par les catastrophes naturelles et près de 78 000 y ont trouvé la mort (CRED, 01/2007).

Le même site donne les types de catastrophes naturelles dans le monde de 1990 à 2007 :

les types de catastrophes naturelles

Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database www.em-dat.net – Université Catholique de Louvain – Brussels – Belgium, 06/2007

Les inondations et les tempêtes restent les catastrophes les plus fréquentes ces dernières années. En effet, elles représentent plus de 60% des catastrophes naturelles dans le monde. Nous noterons la part des épidémies qui est de 14%.

Un dernier graphique donne le bilan des catastrophes naturelles survenues dans le monde par type de 1900 à 2007, regroupées par décennie.

le bilan des catastrophes naturelles

Les catastrophes hydrométéorologiques comprennent les sécheresses, les températures extrêmes, les inondations, les mouvements de terrain, les tsunamis, les feux et les tempêtes.
Les catastrophes géologiques comprennent les séismes et les éruptions volcaniques.
Les catastrophes biologiques comprennent les épidémies et les invasions d’insectes.

Crédit : notre-planete.info d’après EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database www.em-dat.net – Université Catholique de Louvain – Brussels – Belgium, 06/2007


Le commentaire sur le ce dernier graphique est révélateur :

Tandis que les catastrophes hydrométéorologiques sont prépondérantes et en augmentation forte, on constate également une hausse très nette du nombre total de catastrophes dans le monde. La dernière série est particulièrement inquiétante : bien qu’incomplète, elle surpasse déjà nettement les décennies précédentes avec une augmentation de 20% par rapport à la décade 1990-1999.

Tremblements de terre

Tremblement de terre à Gölcük

Cette photo est du séisme qui a frappé la région d’Izmit, le 17 août 1999 à 3 h 02. Il « avait une magnitude de 7,4 degrés sur l’échelle de Richter. L’épicentre était situé à Gölcük, ville industrielle de 65 000 habitants. Ce tremblement de terre a officiellement provoqué la mort d’au moins 15 500 personnes, ensevelies pendant leur sommeil. »

Les mouvements de terrain ne comprennent que 4,9 pourcent des types de catastrophes naturelles dans le monde de 1990 à 2007, mais ils sont très meurtriers :

Plus rares que les tempêtes ou les inondations, les tremblements de terre ont néanmoins provoqué la mort de 169 000 personnes à travers le monde entre 1985 et 2000.

Famines
Les famines sont souvent le résultat de changements climatiques, de sécheresse, de tempêtes ou d’inondations, voire des guerres, c’est-à-dire des manières différentes par lesquelles la récolte est perdue. Selon
http://www.notre-planete.info, « plus de 850 millions d’êtres humains continuent à être victimes d’une grave insécurité alimentaire ».

Famine

La famine tue plus que la guerre dans le monde. By Filipe Moreira . Licence

Les disciples ont demandé à Jésus quand le temple de Jérusalem serait détruit et quel serait le signe de son avènement et de la fin du monde, il leur a répondu qu’il y aurait des tremblements de terre et des famines, mais

« Tout cela ne sera que le commencement des douleurs » (Matthieu 24:8).

Il existe des catastrophes naturelles parce que « la création a été soumise à la vanité » (Romains 8:20). La terre a été maudite à cause du péché d’Adam (Genèse 3:17-18), mais cette malédiction est accompagnée de l’espérance d’une libération future. La création « soupire et souffre les douleurs de l’enfantement » en attendant la libération de la servitude et « la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8:19-22). Les « jours » avant l’avènement de Christ seront caractérisés par une augmentation des « douleurs de l’enfantement », mais ce n’est que le commencement des douleurs.

Dans ce contexte de catastrophes naturelles, Jésus dit que la bonne nouvelle du royaume doit être prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage parmi tous les peuples (Matthieu 24:14). En effet, d’un point de vue pastoral, la famine et les catastrophes naturelles donnent à l’église l’occasion de manifester l’amour et la compassion de Christ, tout comme l’église naissante répondait aux besoins de ceux qui étaient dans la souffrance (Actes 11:28-30 ; Galates 6:10 ; Jacques 1:27).

Au lieu de nous relâcher en face de ces catastrophes naturelles, nous devons redoubler nos efforts pour annoncer la bonne nouvelle à tous les peuples dans ces jours qui sont les derniers.

Articles précédents :

  1. L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
  2. L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

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2 comments Samedi, 8 décembre 2007

L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

2.

Jésus dit dans Matthieu 24 que l’évangélisation de toutes les nations aura lieu non seulement dans un âge de séduction spirituelle, mais aussi dans un contexte de désarroi politique.

« Vous allez entendre parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer car cela doit arriver. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume… » (Matthieu 24:6-7).

On aimerait bien que la mission de faire des disciples de toutes les nations (Matthieu 28:18-20) ait lieu dans un contexte de paix internationale, démontrée par une coopération globale et des efforts intenses de la communauté globale des nations de faciliter la dissémination de l’évangile de Jésus-Christ. Jésus nous avertit que cela ne sera pas le cas : nous devons prêcher l’évangile dans le monde entier malgré les tensions et le désarroi politique international.

Jésus parle de « guerres et de bruits de guerres ». Quelques commentateurs croient qu’il s’agit de guerres qui sont proches, géographiquement parlant, et des guerres qui sont loin. Il me semble qu’il s’agit plutôt de guerres et de rumeurs de guerres, comme une guerre éventuelle entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran ou la Corée du Nord.

Jésus ajoute qu’« une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ». Le terme « nations » (grec : ethnos) ne fait pas référence aux entités politiques ou gouvernementales que nous identifions avec l’Organisation des Nations Unies. « Ethnos » signifie plutôt un peuple ou une ethnie, ensemble d’individus qui s’identifient comme un peuple de par leur langue et leur culture. Ainsi nous entendons parler de guerres non seulement sur l’échelle internationale, mais également « intra nationales », entre peuples d’un pays comme les musulmanes et les hindous, les Serbes et les Croates ou les Tutsis et les Hutus. Le site Perspective Monde de l’Université de Sherbrooke donne des listes de 314 conflits depuis 1945. Les nations du monde – pays et peuples – sont malheureusement bien représentées sous les rubriques de Guerres civiles (50), Guerres ethniques (45), Guerres entre États (22), Guerres d’indépendance (14), Violences civiles (85), Violences ethniques (51) et Violences entre États (47).

C’est au milieu de ces conflits que l’évangile doit être annoncé car Jésus a dit : « L’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations » (Matthieu 24:14). C’est pourquoi en ce moment des missionnaires risquent leurs vies dans des pays comme l’Afghanistan et l’Iraq. Ils n’attendent pas que les conditions deviennent plus propices et paisibles ; ils comprennent que l’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.

Jésus nous adresse trois mots :
1. « Gardez-vous de vous alarmer. » D’autres hommes mourront de frayeur en pensant ce qui devra survenir sur toute la terre (Luc 21:26), mais le disciple ne doit pas s’alarmer. Jésus nous a annoncé toutes ces choses à l’avance pour que nous ne soyons pas alarmés (Matthieu 24:25 ; cf. Jean 13:19 ; 16:4). Au milieu de ces conditions qui bouleversent le monde, le disciple de Christ est rempli de la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence (Philippiens 4:6-7).

2. « Cela doit arriver. » Nous devons chercher à être en paix avec tous les hommes autant que cela dépend de nous (Romains 12:18). Nous faisons des efforts pour être des artisans de paix (Matthieu 5:9). Nous prions pour la paix de Jérusalem (Psaume 122:6). Nous désirons la paix internationale. Pourtant, nous ne nous faisons pas d’illusions comme si la prédication de l’évangile établissait le règne millénaire sur terre. « Quand les hommes diront : Paix et sécurité ! c’est alors que soudainement la ruine fondra sur eux comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils n’échapperont point » (1 Thessaloniciens 5:3). Nous devons nous armer de cette pensée que ces choses doivent arriver.

3. « Ce ne sera pas encore la fin. » Les disciples avaient posé la question à Jésus : « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? » (Matthieu 24:3). Jésus parle des conditions qui précéderont la fin : de faux Christs et de faux prophètes viendront en son nom et séduiront beaucoup de gens. Les tensions intra nationales et internationales s’intensifieront. Il y aura des guerres internationales et des guerres raciales. Mais ce n’est pas encore la fin.

Quand viendra la fin ? « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14). Cela veut dire que malgré les guerres et les conditions adverses, nous devons continuer à prêcher l’évangile dans le monde entier, à tous les peuples, sans exception aucune. Nous devons faire des disciples de tous les peuples, gens de toute culture et de toute langue puisque Dieu nous a révélé qu’il y aura devant le trône et devant l’Agneau une grande foule que nul ne peut compter, de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils crieront d’une voix forte : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Apocalypse 7:9-10). Malgré le désarroi politique international, nous devons annoncer l’évangile du Royaume de Dieu dans le monde entier parmi tous les peuples jusqu’à ce que vienne notre Roi.

Article précédent : L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle

Catégories : évangélisation, mission de l’église

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Add comment Lundi, 3 décembre 2007

L’Evangélisation globale dans un âge de séduction spirituelle

1.

L’évangélisation globale sera le signe de la fin de l’âge. Les disciples demandent à Jésus de leur donner un signe concernant la fin de l’âge : « Dis-nous quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). Quelques versets plus tard, Jésus leur déclare que l’évangile sera proclamé dans le monde entier avant la fin de l’âge :

« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14).

Entre les versets 3 et 14, Jésus décrit le contexte dans lequel l’évangélisation globale. (Le terme « évangélisation globale » n’indique pas que le monde entier sera sauvé, mais seulement que l’évangile est annoncé globalement.)

Jésus dit que l’évangélisation globale aura lieu dans un contexte de messages contradictoires et de séduction spirituelle :

« Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:4-5, 11).

L’évangélisation globale ne se fait pas dans un milieu où tout le monde annonce le même message. Au contraire, de voix différentes disputent le cœur des hommes et rendent la situation confuse. Au lieu d’accepter ou de rejeter un seul message, les gens sont confrontés d’une cacophonie de messages disparates dont ils doivent chercher à distinguer le vrai des faux. Même les gens qui proclament la relativité de la vérité et un message de tolérance se montrent intolérants envers eux qui disent que la « vraie vérité » ne se contredit pas. C’est dans ce contexte que nous sommes appelés à proclamer que « Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom (« Jésus-Christ de Nazareth », Actes 4:10) donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent au nom de Christ.

La mission de faire des disciples de toutes les nations serait plus facile si les autres messages n’étaient que ceux d’autres religions comme l’islam ou l’hindouisme ou le bouddhisme. Pourtant, ce n’est pas de ce défi que le Seigneur Jésus parle. La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent « sous son nom », ceux qui viennent au nom de Christ. Jésus donc nous avertit concernant le plus grave danger dans la chrétienté : « plusieurs viendront sous mon nom… ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens. »

Il ne manque pas de faux prophètes.
« Plusieurs. » La Bible en français courante, celle de Jérusalem et la TOB donnent « beaucoup ». Beaucoup de faux prophètes viendraient sous son nom. Sans être paranoïaque, nous pouvons dire qu’il n’en manque pas. Connaissez-vous de faux prophètes ? En pouvez-vous nommer quelques-uns ? Jésus dit que nous les reconnaîtrons à leurs fruits (Matthieu 7:16), mais la plupart des chrétiens ne croient pas avoir jamais vu un faux prophète. Soit Jésus a eu tort, soit il nous manque de discernement. Nous imaginons que les faux prophètes sont des gens que nous ne connaissons pas ! Si c’était le cas, cet avertissement de Jésus ne serait pas nécessaire : « Prenez garde que personne ne vous séduise » dit-il. Les faux prophètes sont des gens comme nous. Jésus nous dit dans Matthieu 7:15 qu’ils nous viennent comme des brebis. Ils ont l’air d’être des brebis mais ils sont des loups ravisseurs. Par exemple, les mormons et les témoins de Jéhovah parlent de Dieu et de Jésus, mais c’est un autre Jésus qu’ils prêchent, un Jésus dépouillé de sa pleine divinité (2 Corinthiens 11:4). Ils travaillent dur pour gagner des gens et beaucoup sont séduits par leur message, mais leur évangile est un évangile différent que celui que nous avons reçu (Galates 1:6-9 ; 2 Corinthiens 11:4). Eux, on les reconnaît assez facilement.

Encore, Jésus dit que beaucoup viendront sous son nom en disant : « C’est moi qui suis le Christ. » Et ils séduiront beaucoup de gens. Connaissez-vous des gens qui se disent le Christ ? Jésus parle de beaucoup, mais il nous serait difficile de nommer quelqu’un qui se dit le Christ. Le pasteur John Bevere suggère qu’il s’agit de personnes qui disent qu’ils sont « oints » de Dieu. Le mot christos en grec se traduire « oint » ou « Christ » qui veut dire « oint ». Nous pouvons donc traduire les mots de Jésus de cette manière : « Plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis l’oint. » Les faux Christs sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Beaucoup de prédicateurs parlent de leur propre onction, de comment ils ont chassé des démons, fait des miracles, guéri des malades et prophétisé. Ils sont toujours en train de parler de leurs exploits spirituels. Ils parlent d’eux-mêmes, ils se prêchent eux-mêmes (2 Corinthiens 4:5), ils sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Ils s’exaltent eux-mêmes et beaucoup de gens sont séduits par eux. Ils sont séduisants parce qu’ils sont eux-mêmes séduits (2 Timothée 3:13). Ils se croient vraiment des serviteurs avec une onction et un ministère pas comme les autres. Jésus dit que beaucoup, qui prophétisent en son nom, qui chassent des démons en son nom et qui font beaucoup de miracles en son nom, seront étonnés de se retrouver expulsés de son royaume (Matthieu 7:21-23). Ils se servent du nom de Christ pour se montrer aux autres. Encore dans Matthieu 24, Jésus dit : « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus » (Matthieu 24:24). Ils se servent du nom de Christ, opèrent de grands signes et séduisent beaucoup de monde.

Le défi dans cet âge de séduction spirituelle
C’est dans ce milieu de séduction spirituelle, d’égarement et de voix opposantes et contradictoires que nous devons prêcher la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Nous savons que notre message n’est pas le seul message, mais nous l’annonçons parce que c’est le seul message qui sauve. Nous savons que notre message sera repoussé par beaucoup, mais nous l’annonçons face à l’opposition parce que Christ dit que ce message servira de témoignage à toutes les nations. Ce n’est pas avec des notions romantiques que nous nous engageons à la tâche de faire des disciples de toutes les nations mais avec les yeux grands ouverts, en comprenant le défi spirituel, l’autorité de celui qui nous a mandatés et la nature de notre mission, et en saisissant la promesse : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20).

Suite : L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

Catégories : évangélisation, mission de l’église

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La faille de l’évangélisation rapide

« Si vous voulez voir des résultats rapides, la prédication de la Parole n’est pas forcément la meilleure formule. Si vous cherchez des résultats en termes de statistiques, chiffres et réponses visibles, il se peut qu’il y ait d’autres méthodes, d’autres programmes et d’autres moyens qui produisent plus rapidement. La question est de savoir s’ils produisent des chrétiens. » – Albert Mohler, Président, The Southern Baptist Theological Seminary, Louisville, Kentucky.

« Vingt mille personnes ont accepté Jésus ! » s’est-elle extasiée. La jeune femme me parlait d’un effort d’évangélisation qui a eu lieu dans un pays du Pacifique. Impliquée dans un ministère qui a participé à l’effort, elle me parlait avec beaucoup d’enthousiasme des ministères des danses polynésiennes et du smurf qui ont produit ces résultats extraordinaires. Un tel témoignage nous rappelle les paroles solennelles de Jean 2:23-25,

Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, à la vue des miracles qu’il faisait, mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage de quelqu’un; il savait de lui-même ce qui était dans l’homme.

La question de mandat
Le pasteur américain A. W. Tozer a dit dans son livre That Incredible Christian (Ce chrétien incroyable), publié en 1964, qu’il n’était pas surprenant que le pays qui avait donné au monde le café instantané lui donne également le christianisme instantané. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples… n’est pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.Nous parlons de décisions pour Christ ou d’accepter Christ comme si notre mandat était d’amener des gens à une décision ou de les conduire dans une prière. C’est trop souvent le « quick fix » qui manque de profondeur et qui rend plus difficile l’accomplissement de l’objectif parce qu’il sert d’inoculation contre la transformation qu’a mandatée Christ. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples était de faire d’autrui ce qu’ils étaient eux-mêmes : des disciples. Ce n’était pas quelque chose d’instantané. Jésus nous a ordonné de « faire des disciples » (Matthieu 28:18-20). La tâche de « leur enseigner à obéir à tout ce que je vous ai commandé » fait partie de cette formation de disciple, car « tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6:40). L’objectif n’est donc pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.

La question de méthode et de message
Le mandat détermine la méthode. Si notre objectif est d’attirer le plus grand nombre, la présentation d’un spectacle serait peut-être idéale. Pourtant, nous ne devrions pas oublier ce que nous disent les spécialistes de la communication : « La méthode est le message. » Une méthode inconvenable peut bien obscurcir le message que nous voulons transmettre et nous faire rater notre mandat de faire des disciples. En regardant nos spectacles, la réponse de bien des spectateurs est tout simplement : « Cool ! » Quel contraste avec l’œuvre du Saint-Esprit ! Jésus a dit que le Saint-Esprit convaincrait « le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Cette conviction de péché s’exprime par « la tristesse selon Dieu [qui] produit une repentance (qui mène) au salut » (2 Corinthiens 7:10), une expérience que trop de « chrétiens » n’ont malheureusement pas faite.

Le péril des méthodes mal adaptées
Paul refusait de se servir de méthodes mal adaptées à l’évangile. Les Corinthiens, à 69 km d’Athènes, étaient fiers de leur héritage, de leurs philosophes (par exemple, Aristote, Platon et Socrate), de leur « sagesse », de leur art oratoire… autrement dit, tout ce qui constituait leur culture. Bien d’entre eux méprisaient la présentation de Paul et auraient préféré qu’il soit plus éloquent, plus adapté à leur contexte. De sa part, Paul leur répond : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu » (1 Corinthiens 2:1). Il a refusé de se servir de « la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine » (1 Corinthiens 1:17). Il dit, en effet, que s’il s’était servi de l’éloquence qu’attendaient les Corinthiens, la croix de Christ aurait été rendue vaine. « Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse » dit-il (1:22). Il aurait pu être plus sympathique à leurs sensibilités culturelles. Il aurait pu modifier son approche pour être plus « seeker friendly », mais en pleine connaissance de cause il déclare : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1:23).

On cite souvent 1 Corinthiens 9:22 pour justifier toute approche : «Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. » Dans le contexte de ce chapitre 9, Paul dit qu’il n’a pas usé de ses droits d’apôtre parce qu’il ne voulait pas que ses droits deviennent un empêchement au progrès de l’évangile. Au contraire, il s’est « rendu serviteur de tous afin de gagner le plus grand nombre » (9:19). Il était comme Juif avec les Juifs, comme sous la loi avec ceux qui sont sous la loi, comme sans loi avec ceux qui sont sans loi et faible avec les faibles afin de les gagner. Pourtant, l’identification n’était pas totale car il a ajouté qu’il n’était ni sous la loi ni sans la loi car il était sous la loi de Christ (9:20-22). Donc, dans son désir d’identifier avec ceux qu’il voulait gagner, Paul devait respecter certaines limites pour que l’évangile ne soit pas compromis. Nous serions en erreur d’interpréter ce passage de façon qui contredise ce qu’il avait déjà dit dans le chapitre 2 :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. …ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu (1 Corinthiens 2:1-5)

La dernière phrase, « afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu », indique que la méthode porte des conséquences. Combien de nos « convertis » ont fait une confession de foi fondée sur notre sagesse, nos méthodes, nos danses, etc., plutôt que sur la puissance de Dieu ? C’est pourquoi Paul nous donne l’avertissement solennel : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus… car le Jour la (l’œuvre) fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’oeuvre de chacun » (1 Corinthiens 3:10, 13).

Dans ces derniers jours quand la vraie mission de l’église est trop souvent perdue de vue parmi toute une panoplie de méthodes qui obscurcissent le message de l’évangile, nous devons être clairs concernant notre mandat de faire des disciples, le message de la croix et la méthode de communiquer de l’évangile. Paul nous l’annonce sans ambages : « Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine… Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Corinthiens 1:17, 21).

Le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu.

Nous ne nous faisons pas d’illusions, comme si un seul prêche pouvait faire des disciples, mais le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu. Paul nous montre le chemin : « prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant » (2 Timothée 4:2). Comme dit le pasteur Mohler, d’autres méthodes peuvent attirer des foules, mais la question est de savoir si elles produisent des chrétiens.

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