Posts filed under 'Pasteur'
Formation et croissance de l’Église en Côte d’Ivoire
C’est toujours une joie de recevoir des nouvelles d’anciens étudiants. Ça fait presque 22 ans que nous avons quitté la Côte d’Ivoire, et comment les choses ont changé ! En 1985 j’ai acheté mon premier ordinateur lorsque j’étais enseignant à l’Institut théologique et pastoral à Daloa, Côte d’Ivoire. Aujourd’hui mes anciens étudiants ont des téléphones mobiles et surfent l’Internet ! Mais cela n’est pas le changement le plus important.
Un ancien étudiant m’a écrit récemment. Il est pasteur depuis 1998 d’une église qui est responsable de six autres lieux de culte qui sont dirigés par huit pasteurs. Il enseigne dans plusieurs de nos écoles bibliques en Côte d’Ivoire et ailleurs. Il m’a aussi mis à jour concernant un autre ancien étudiant que j’ai rencontré la première fois dans son petit village en Côte d’Ivoire et qui n’avait jamais vu un bâtiment à étage avant de venir à l’Institut théologique et pastoral de Daloa où nous avons enseigné pendant trois ans : ce dernier sert maintenant comme missionnaire dans un autre pays en Afrique ! Que c’est merveilleux ce que le Seigneur fait à travers sa vie !
Voici un paragraphe du mail qui décrit ce que fait le Seigneur dans ce pays de l’Afrique occidentale :
L’oeuvre connaît une croissance en Côte d’Ivoire sous l’assistance du Saint-Esprit. Le nombre de fidèles continue d’augmenter (la ville de Daloa compte aujourd’hui 8 lieux de culte [il n'y avait qu'une seule assemblée de Dieu en 1986] avec une église dans le campus de l’institut), le nombre de serviteurs de Dieu est de 800 si nous ajoutons les 196 en formation dans nos Instituts. Nous rendons grâce à DIEU pour son soutien à l’église. Même la situation de crise que le pays a traversé n’a pas trop affecté cette croissance.
Cet ancien étudiant devenu pasteur met l’accent sur l’assistance du Saint-Esprit et sur le soutien de Dieu. En même temps, il démontre que la croissance de l’église est proportionnelle à la formation de serviteurs. Les Assemblées de Dieu de la Côte d’Ivoire continuent à mettre un accent important sur la formation de pasteurs et l’église expérimente la croissance qui en résulte. Malgré les temps difficiles, Christ bâtit son Église.
Priez pour l’église en Côte d’Ivoire, pour les serviteurs nombreux, pour les étudiants en formation et pour ceux qui se reconnaîtront dans ces lignes.
2 comments Dimanche, 3 février 2008
Quand un enfant meurt…
Nous savons tous que tôt ou tard, il nous incombera probablement d’enterrer nos parents. Par contre, nous ne nous attendons pas à ce que les petits que nous avons mis au monde nous devancent sur ce trajet à leur demeure éternelle. Quelle espérance donne la Bible aux parents qui ont perdu un petit enfant ? « Quand un enfant meurt… » traite de ce problème tragique et offre aux parents une perspective biblique. Il est actuellement disponible sur mon site www.coeurdeberger.org. Vous pouvez lire l’étude ici ou téléchager le fichier PDF ici.
Add comment Jeudi, 13 décembre 2007
La faille de l’évangélisation rapide
« Si vous voulez voir des résultats rapides, la prédication de la Parole n’est pas forcément la meilleure formule. Si vous cherchez des résultats en termes de statistiques, chiffres et réponses visibles, il se peut qu’il y ait d’autres méthodes, d’autres programmes et d’autres moyens qui produisent plus rapidement. La question est de savoir s’ils produisent des chrétiens. » - Albert Mohler, Président, The Southern Baptist Theological Seminary, Louisville, Kentucky.
« Vingt mille personnes ont accepté Jésus ! » s’est-elle extasiée. La jeune femme me parlait d’un effort d’évangélisation qui a eu lieu dans un pays du Pacifique. Impliquée dans un ministère qui a participé à l’effort, elle me parlait avec beaucoup d’enthousiasme des ministères des danses polynésiennes et du smurf qui ont produit ces résultats extraordinaires. Un tel témoignage nous rappelle les paroles solennelles de Jean 2:23-25,
Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, à la vue des miracles qu’il faisait, mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage de quelqu’un; il savait de lui-même ce qui était dans l’homme.
La question de mandat
Le pasteur américain A. W. Tozer a dit dans son livre That Incredible Christian (Ce chrétien incroyable), publié en 1964, qu’il n’était pas surprenant que le pays qui avait donné au monde le café instantané lui donne également le christianisme instantané. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples… n’est pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.Nous parlons de décisions pour Christ ou d’accepter Christ comme si notre mandat était d’amener des gens à une décision ou de les conduire dans une prière. C’est trop souvent le « quick fix » qui manque de profondeur et qui rend plus difficile l’accomplissement de l’objectif parce qu’il sert d’inoculation contre la transformation qu’a mandatée Christ. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples était de faire d’autrui ce qu’ils étaient eux-mêmes : des disciples. Ce n’était pas quelque chose d’instantané. Jésus nous a ordonné de « faire des disciples » (Matthieu 28:18-20). La tâche de « leur enseigner à obéir à tout ce que je vous ai commandé » fait partie de cette formation de disciple, car « tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6:40). L’objectif n’est donc pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.
La question de méthode et de message
Le mandat détermine la méthode. Si notre objectif est d’attirer le plus grand nombre, la présentation d’un spectacle serait peut-être idéale. Pourtant, nous ne devrions pas oublier ce que nous disent les spécialistes de la communication : « La méthode est le message. » Une méthode inconvenable peut bien obscurcir le message que nous voulons transmettre et nous faire rater notre mandat de faire des disciples. En regardant nos spectacles, la réponse de bien des spectateurs est tout simplement : « Cool ! » Quel contraste avec l’œuvre du Saint-Esprit ! Jésus a dit que le Saint-Esprit convaincrait « le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Cette conviction de péché s’exprime par « la tristesse selon Dieu [qui] produit une repentance (qui mène) au salut » (2 Corinthiens 7:10), une expérience que trop de « chrétiens » n’ont malheureusement pas faite.
Le péril des méthodes mal adaptées
Paul refusait de se servir de méthodes mal adaptées à l’évangile. Les Corinthiens, à 69 km d’Athènes, étaient fiers de leur héritage, de leurs philosophes (par exemple, Aristote, Platon et Socrate), de leur « sagesse », de leur art oratoire… autrement dit, tout ce qui constituait leur culture. Bien d’entre eux méprisaient la présentation de Paul et auraient préféré qu’il soit plus éloquent, plus adapté à leur contexte. De sa part, Paul leur répond : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu » (1 Corinthiens 2:1). Il a refusé de se servir de « la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine » (1 Corinthiens 1:17). Il dit, en effet, que s’il s’était servi de l’éloquence qu’attendaient les Corinthiens, la croix de Christ aurait été rendue vaine. « Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse » dit-il (1:22). Il aurait pu être plus sympathique à leurs sensibilités culturelles. Il aurait pu modifier son approche pour être plus « seeker friendly », mais en pleine connaissance de cause il déclare : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1:23).
On cite souvent 1 Corinthiens 9:22 pour justifier toute approche : «Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. » Dans le contexte de ce chapitre 9, Paul dit qu’il n’a pas usé de ses droits d’apôtre parce qu’il ne voulait pas que ses droits deviennent un empêchement au progrès de l’évangile. Au contraire, il s’est « rendu serviteur de tous afin de gagner le plus grand nombre » (9:19). Il était comme Juif avec les Juifs, comme sous la loi avec ceux qui sont sous la loi, comme sans loi avec ceux qui sont sans loi et faible avec les faibles afin de les gagner. Pourtant, l’identification n’était pas totale car il a ajouté qu’il n’était ni sous la loi ni sans la loi car il était sous la loi de Christ (9:20-22). Donc, dans son désir d’identifier avec ceux qu’il voulait gagner, Paul devait respecter certaines limites pour que l’évangile ne soit pas compromis. Nous serions en erreur d’interpréter ce passage de façon qui contredise ce qu’il avait déjà dit dans le chapitre 2 :
Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. …ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu (1 Corinthiens 2:1-5)
La dernière phrase, « afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu », indique que la méthode porte des conséquences. Combien de nos « convertis » ont fait une confession de foi fondée sur notre sagesse, nos méthodes, nos danses, etc., plutôt que sur la puissance de Dieu ? C’est pourquoi Paul nous donne l’avertissement solennel : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus… car le Jour la (l’œuvre) fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’oeuvre de chacun » (1 Corinthiens 3:10, 13).
Dans ces derniers jours quand la vraie mission de l’église est trop souvent perdue de vue parmi toute une panoplie de méthodes qui obscurcissent le message de l’évangile, nous devons être clairs concernant notre mandat de faire des disciples, le message de la croix et la méthode de communiquer de l’évangile. Paul nous l’annonce sans ambages : « Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine… Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Corinthiens 1:17, 21).
Le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu.
Nous ne nous faisons pas d’illusions, comme si un seul prêche pouvait faire des disciples, mais le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu. Paul nous montre le chemin : « prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant » (2 Timothée 4:2). Comme dit le pasteur Mohler, d’autres méthodes peuvent attirer des foules, mais la question est de savoir si elles produisent des chrétiens.
Add comment Jeudi, 15 novembre 2007
COMMENT FAIRE PREUVE DE LEADERSHIP ?
J’ai trouvé récemment ces principes de leadership dans un bulletin d’église.
La pensée et la conduite de tout vrai leader ont une sous-couche de principes fondamentaux qui sont bien définis pour les leaders dans le Royaume de Dieu. De temps en temps, ont besoin de s’examiner eux-mêmes, dans le miroir de ces maximes qui font réfléchir, ceux que le Seigneur a choisis pour le leadership. Ces proverbes sont destinés à aider les leaders chrétiens à avancer dans l’excellence administrative.
- Les leaders responsables ne font pas de déclarations irresponsables.
- Un leader pieux parle de par sa relation personnelle avec Dieu.
- Un leader humble ne parle jamais à la légère des vérités éternelles ; il les estime avec révérence.
- Un leader sage résout les conflits d’une manière paisible, pas avec force.
- Un leader durable résiste aux insultes sans se mettre en colère.
- Un leader respectable est caractérisé par la tolérance qui lui épargne des décisions hâtives dans une crise et des représailles en face d’un esprit de contrariété.
- Un leader bon cherche à faire des amis, pas des ennemis.
- Traiter durement avec les adversaires provoque plus de contrariété et d’hostilité. Un leader poli se sert de la gentillesse et de la douceur.
- Un leader qui écoute bien ses subalternes les dirige bien.
- La grandeur d’un leader se manifeste dans son humilité devant Dieu, non pas dans son éloquence devant les hommes.
- Un leader dévoué se donne totalement à ceux qu’il dirige en les aidant à découvrir et à développer leur potentiel.
- Un leader patient se rappelle que les réponses des gens varient selon leur nature, tempérament et niveau de développement.
- Un leader mûr démontre le plus haut respect pour autrui sans distinction de race ou de rang.
- Un leader sage se tient des écueils du succès, de l’affirmation de soi et de l’assurance excessive.
2 comments Lundi, 5 novembre 2007
Ressources spirituelles, numéro 14, hiver 2006
Ressources spirituelles, journal pour pasteurs et leaders chrétiens, vient de rendre disponible le dernier numéro. Vous pouvez trouver le site de Ressources spirituelles en cliquant ici ou vous pouvez télécharger le dernier numéro en cliquant ici. Je recommande vivement cette ressource pour tout pasteur et tout chrétien aussi.
Ce numéro vise surtout “L’Église et les petits groupes” avec les articles suivants :
| David Limm | Le bien fondé des petits groupes |
| Dr Henry Well | Enseigner “publiquement et dans les maisons |
| Dale Galloway | Comment vivre la transition vers les petits groupes |
| T. Ray Rachels | Clarifier votre message |
| Isaac J. Canales | Étude de mots : KOINONIA |
| Dr Anthony Palma | Remplis de l’Esprit - Deuxième partie |
| Sobhi Malek | Parlons de l’islam |
| Richard D. Dobbins | Gérer les conflits dans l’église avec créativité - Quatrième partie : Prendre des décisions |
Bonne lecture !
Mots clé Technorati : Leadership pastorale, Ressources chrétiennes, Ressources spirituelles, Publications
Add comment Lundi, 30 juillet 2007
La responsabilité du berger d’avertir
Récemment mes messages sur l’épître de Paul aux Éphésiens ont provoqué certaines réactions, surtout concernant le soi-disant “ministère de délivrance” et le “mouvement prophétique” (voir surtout les messages sur Éphésiens 4:11-16, “La croissance du corps vers la maturité” sur 4:14, et sur Éphésiens 4:25-5:2, Enlevez les obstacles à l’unité de l’église ! sur 4:27). Une personne a indiqué que personne n’avait le droit de critiquer d’autres ministères parce que nous sommes tous tachés de la chair. Si l’on suivait cette logique, on ne pourrait jamais analyser ou évaluer un ministère ou ses fruits. On ne pourrait jamais dénoncer ce qui est faux. On ne pourrait jamais avertir les brebis. Une telle conclusion est anti-biblique et irresponsable.
Nous devons reconnaître et nous garder des faux prophètes.
La Parole de Dieu est claire. Jésus nous met sur nos gardes. Il nous dit comment nous pouvons reconnaître les faux prophètes. Ils se présentent comme des brebis, mais au-dedans ils sont des loups ravisseurs qui ont l’intention de tout dévorer. On les reconnaît par leurs mauvais fruits :
“Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous comme des brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? 17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits, 18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. 19 Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. 20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez” (Matthieu 7:15-20).
Jésus nous dit de prendre garde contre la séduction.
“Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. 5 Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens” (Matthieu 24:4-5).
Ce verset est intéressant parce que le terme Christ (christos dans le grec) veut dire tout simplement “oint”. Jésus nous avertit que plusieurs viendront sous son nom en disant qu’ils sont les oints. Quand quelqu’un parle de lui-même en disant qu’il est l’oint de Dieu ou qu’il a une onction particulière, prenez garde ! Jésus nous avertit : “Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis l’oint . Et ils séduiront beaucoup de gens.” Encore il nous avertit que beaucoup de gens seront séduits :
“Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens” (Matthieu 24:11).
Ces faux prophètes séduiront beaucoup de monde en opérant de grands signes et des prodiges !
“Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus” (Matthieu 24:24).
Ces faux prophètes invoquent le nom du Seigneur. Ils prophétisent au nom de Christ. Ils chassent des démons en son nom. Et en son nom ils font beaucoup de miracles. À cause de leur ministère “puissant”, ils se croient en sécurité mais ils seront étonnés au jour de jugement parce qu’ils seront exclus du Royaume de Dieu ! Pour quelle raison ? Parce qu’ils n’étaient pas justes ; ils ont fait des compromis avec l’iniquité.
“Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 22 Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur ! N’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons chassé des démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? 23 Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité” (Matthieu 7:21-23).
Les vrais bergers avertissent les brebis.
Les brebis sont parfois choquées quand le berger donne un avertissement. Les brebis sages apprécient l’avertissement et se mettent sur leurs gardes contre les dangers. Elles s’approchent encore plus du Bon Berger. Les brebis folles sont perturbées par les avertissements. Elles se complaisent à se promener et n’aiment pas les avertissements concernant les dangers qu’ils considèrent être des restrictions, préférant s’aventurer vers des pâturages qui de loin semblent être plus verts.
Jésus a parlé de deux groupes de personnes qui s’occupent des brebis (Jean 10:11-15). Celles du premier groupe ont un attachement spécial avec les brebis. Les brebis leur appartiennent. Ils se mettent en peine pour les brebis. Quand les brebis sont menacées, ils ne font aucun cas de leur vie, comme si elle leur était précieuse ; ils donnent leur vie pour les brebis. Ils sont les vrais bergers.
Dans le deuxième groupe se trouvent les mercenaires. Ils travaillent par intérêt ; ils s’occupent des brebis parce qu’ils sont payés. C’est leur boulot. Ils ne sont que des employés. Les brebis ne leur appartiennent pas. Ils ne se mettent pas en peine pour les brebis. Quand ils voient venir le loup, ils abandonnent les brebis et s’enfuient.
En tant que vrai berger, Paul a averti les pasteurs de l’église d’Éphèse concernant les “loups redoutables” (Actes 20:17-35). Il indique que les “loups” peuvent s’introduire de l’extérieur de l’église ou ils peuvent se lever du milieu des pasteurs ou anciens. C’est-à-dire qu’un pasteur peut se transformer en loup. Dans son avertissement, Paul a donné plusieurs caractéristiques de ces loups :
- Ils n’épargnent pas le troupeau.
- Ils prononcent des paroles perverses.
- Ils entraînent les disciples après eux.
“Je sais que parmi vous, après mon départ, s’introduiront des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau, 30 et que du milieu de vous se lèveront des hommes qui prononceront des paroles perverses, pour entraîner les disciples après eux. 31 Veillez donc…” (Actes 20:29-31).
La Bible en français courant dit que ces hommes “se mettront à dire des mensonges pour entraîner ainsi les croyants à leur suite”.
Pour ces hommes, ce qui compte, c’est eux. Ces hommes se prêchent eux-mêmes. Ils parlent de leurs expériences, des gens qu’ils ont guéris, des démons qu’ils ont chassés. Ils répètent déjà ce qu’ils diront au Seigneur en ce Jour-là (Matthieu 7:21-23) : “En son nom nous avons prophétisé, en son nom que nous avons chassé des démons, en son nom nous avons fait beaucoup de miracles…”
Quelle différence des vrais bergers : “Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est le Christ-Jésus, le Seigneur, que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus” (2 Corinthiens 4:5). Les vrais bergers ne se prêchent pas eux-mêmes ; ils n’entraînent pas les disciples après eux parce qu’ils veulent les conduire au Seigneur.
De même, les vrais bergers doivent signaler toute anomalie . Ils doivent avertir les brebis…
- Quand ils voient un faux berger qui cherche la loyauté personnelle qui n’appartient qu’au Seigneur.
- Quand ils constatent qu’un “ministère” n’est pas biblique.
- Quand ils découvrent un “ministère” qui prêche un évangile qui est différent que l’évangile que nous avons reçu.
- Quand ils trouvent des “ministères” qui cherchent à entraîner les disciples après eux.
- Quand ils remarquent un “ministère” qui prêche…
- un évangile qui minimise l’œuvre de Christ sur la croix.
- un évangile qui nous rend dépendants d’un homme.
- un évangile qui fait de nous des victimes et non des vainqueurs.
Avertir, c’est un des devoirs principaux du berger. Esquiver cette responsabilité, et nous ne sommes que des mercenaires.
Dieu voulant, j’écrirai plus tard concernant le soi-disant “ministère de délivrance”.
Tags: Leadership pastoral, Pasteur, Prophétie
4 comments Lundi, 11 juin 2007
Comment devons-nous marcher ?
J’ajoute sur le site web www.coeurdeberger.org un nouveau message sur Éphésiens 4:17-24 concernant pourquoi nous ne devons plus marcher comme les païens et comment nous devons marcher. La pureté de l’Église est essentielle pour son unité. Paul explique pourquoi nous ne devons pas marcher comme les païens et comment nous devons marcher en tant que saints. Vous pouvez le lire ici ou le télécharger en fichier PDF ici.
Mardi, 22 mai 2007
Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens
J’ai la grande joie de vous annoncer que le magazine Ressources spirituelles est désormais disponible sur Internet. Ce magazine, composé d’articles choisis et traduits de Enrichment Journal, une publication des Assemblées de Dieu des États-Unis, est destiné aux pasteurs et aux leaders chrétiens. Il y a quelques années, j’ai abonné tous les pasteurs de la Polynésie française à ce magazine excellent. Aujourd’hui, mon ami et collègue, Gerald Branum, qui est coordinateur de Ressources spirituelles, m’a fait savoir que tous les numéros sont désormais disponibles sur Internet en PDF.
Jusqu’à présent, il y a 13 numéros de 30 à 40 pages avec des articles par des pasteurs comme Rick Warren, Tommy Barnett, Billy Graham, John Maxwell, David Yonggi Cho et encore beaucoup d’autres.
Chaque numéro a un thème particulier :
- 2001 01 LE SAINT-ESPRIT ET LA PRÉDICATION
- 2001 02 L’ÉVANGELISATION
- 2002 03 LE RÉVEIL
- 2002 04 QU’EST-CE QUE LA PENTECÔTE ?
- 2002 05 LE PASTEUR ET SA VIE PERSONNELLE
- 2003 06 LE PASTEUR DOIT DIRIGER AVEC UNE ATTITUDE DE SERVITEUR
- 2003 07 FORMER DES DISCIPLES
- 2003 08 LE MINISTERE ENVERS LES ENFANTS ET LA JEUNESSE
- 2004 09 LE PASTEUR ET LA PRÉDICATION
- 2004 10 DÉVELOPPER NOTRE VISION POUR CE NOUVEAU MILLÉNAIRE
- 2005 11 L’ADORATION ET LA LOUANGE
- 2005 12 LE GRAND ORDRE DE MISSION
- 2006 13 ÉQUIPER LES CROYANTS EN VUE DU SERVICE
Pourtant, il y a toujours d’autres articles intéressants sur, par exemple, des prédicateurs dans l’histoire de l’église, des études de mot ou la cure d’âme. Par exemple, dans le dernier numéro sur le thème “Équiper les croyants en vue du service”, on peut trouver les articles suivants :
- “Transformer l’auditoire en une armée” par Rick Warren
- “Équiper les croyants : six éléments essentiels” par Don R. Simmons
- “Pour que grandisse l’Église” par Barry J. Meguiar
- “Être rempli de l’Esprit — 1ère partie : Herméneutique, promesses de l’Ancien Testament, et terminologie alternative” par Anthony Palma
- “Les sentiments cachés du coeur” par Richard Dobbins
- “La prière change tout” par Donald R. Spradling
- “Parlons de l’islam” par Sobhi Malek
- “Charles Finney : un évangéliste controversé” par William P. Farley
Vous pouvez trouver le site de Ressources spirituelles en cliquant ici ou en vous pouvez aller directement à un numéro en cliquant un thème ci-dessus. Je recommande vivement cette ressource pour tout pasteur et tout chrétien aussi. Je vous souhaite bonne lecture !
Tags: Leadership pastoral, Publications, Ressources chrétiennes, Ressources spirituelles, Assemblées de Dieu
7 comments Vendredi, 20 avril 2007
Une église en maintenance ou une église en mission ?
Votre église est-elle une église en maintenance ou une église en mission ? J’ai trouvé cette description en anglais sur plusieurs sites comme celui de l’évêque William H. Willimon, mais il semble être retiré du livre Good News People par Harold Percy. J’aime bien le contraste entre “maintenance” et “mission”. L’efficacité ne dépend pas seulement du pasteur, mais de tous les membres du corps de Christ qui ont aussi reçu un ministère qu’ils doivent mettre en pratique par l’onction du Saint-Esprit.
- Pour mesurer son efficacité, l’église en maintenance pose la question : “Combien de visites le pasteur fait-il ?” L’église en mission demande : “Combien y a-t-il de disciples qui sont en train d’être formés ?”
- En considérant la possibilité d’un changement quelconque, l’église en maintenance dit : “Si ce changement s’avère troublant à des membres, nous ne le ferrons pas.” L’église en mission dit : “Si ce changement peut nous aider à toucher quelqu’un du dehors, nous prendrons le risque et le ferrons.”
- En pensant à un changement, la majorité des membres dans l’église en maintenance se demandent : “Comment cela me concernera-t-il ?” La majorité des membres d’une église en mission demandent : “Ce changement augmentera-t-il notre capacité de toucher ceux du dehors ?”
- En pensant à sa vision pour le ministère, l’église en maintenance dit : “Nous devons être fidèles au passé.” L’église en mission dit : “Nous devons être fidèles au futur.”
- Le pasteur d’une église en maintenance dit au nouveau venu : “J’aimerais vous présenter à quelques-uns de nos membres.” Dans l’église en mission, les membres disent : “Nous aimerions vous présenter à notre pasteur.” [Les membres prennent l'initiative d'accueillir le nouveau venu.]
- Confronté par un souci pastoral légitime, le pasteur de l’église en maintenance se pose la question : “Comment puis-je combler ce besoin ?” Le pasteur de l’église en mission demande : “Comment peut-on combler ce besoin ?”L’église en mission comprend qu’elle ne peut pas emmener tout le monde avec elle. [Le pasteur voit l'ensemble des ministères de l'église.]
- L’église en maintenance chercher à éviter tout conflit à tout prix (mais ne réussit que rarement). L’église en mission comprend que le conflit fait partie du prix du progrès, et elle est prête à payer le prix. Elle comprend qu’elle ne peut pas emmener tout le monde avec elle. Cela lui cause du chagrin mais ne l’empêche pas de faire ce qu’il faut faire.
- Le style de leadership dans l’église en maintenance est surtout managérial, où les leaders cherchent à maintenir l’ordre et font en sorte que tout fonctionne parfaitement. Le style de leadership de l’église en mission est surtout transformationnel, où les leaders lancent une vision de ce qui peut être réalisé et s’écartent de ce qui est habituel et attendu pour transformer la vision en réalité.
- L’église en maintenance s’occupe de l’église, ses organisations et structure, ses statuts et ses comités. L’église en mission s’occupe de la culture en cherchant à comprendre la perspective des gens du dehors et ce qui les motive. Elle cherche à déterminer leurs besoins et leurs points d’accès pour l’évangile.
- En considérant la croissance, l’église en maintenance pose la question : “Combien de luthériens [ou pentecôtistes, etc.] habitent pas plus de 20 minutes de cette église ?” L’église en mission pose la question : “Combien de gens non pratiquants habitent pas plus de 20 minutes de cette église ?”
- L’église en maintenance regarde la communauté et demande : “Comment pouvons-nous persuader ces gens de soutenir notre église ?” L’église en mission demande : “Comment cette église peut-elle soutenir ces gens ?“
- L’église en maintenance pense aux moyens de sauvegarder ses membres. L’église en mission pense aux moyens de toucher le monde.
Tags: Évangélisation, Leadership pastoral, Ministères dans l’église, Mission de l’église
1 comment Vendredi, 13 avril 2007
L’Église : pyramide, autobus ou corps ?
Quel est votre modèle de l’Eglise ? Une pyramide avec le pasteur au sommet ? Un autobus dont le pasteur est chauffeur ? Dans son excellent commentaire La lettre aux Éphésiens : Vers une nouvelle société, le pasteur John Stott fait l’analogie suivante :
À quel modèle l’Église doit-elle se conformer ? Le modèle traditionnel est celui d’une Église en forme de pyramide au sommet de laquelle est perché précairement le pasteur, comme un petit pape dans son Église, trônant au-dessus des laïcs. Cette image n’est absolument pas biblique, car le Nouveau Testament ne conçoit pas un pasteur unique dominant sur un troupeau docile, mais une pluralité de responsables et une participation de tous au ministère. Le modèle de l’autobus, dans lequel le pasteur fait office de chauffeur et dirige tout pendant que les membres somnolent paisiblement à l’arrière, n’est pas davantage biblique. Le modèle biblique du corps est très différent de la pyramide et de l’autobus. L’Église est le corps de Christ dont chaque membre a une fonction propre. La métaphore du corps peut certes s’accommoder du pastorat distinct (en tant que fonction - très importante, d’ailleurs - parmi d’autres), mais elle ne laisse aucune place ni à une hiérarchie, ni à cette espèce de cléricalisme autoritaire qui concentre tous les ministères entre les mains d’un seul homme et interdit au peuple de Dieu l’exercice légitime de son propre ministère.
Il y a quelques années, aux États-Unis, j’ai découvert une belle illustration du ministère exercé par tous les membres d’une Église. C’était une Église presbytérienne qui avait subi l’influence du mouvement charismatique. Sur la page de couverture du bulletin paroissial hebdomadaire figurait le nom du recteur, suivi de ceux de son associé et de son assistant. Sur la ligne suivante je lus, surpris : “Ministres : la congrégation tout entière.” Étonnant, mais indiscutablement biblique !
Que le Seigneur nous aide à nous débarrasser des modèles et des méthodes de ce monde et à embrasser le modèle qu’il nous a donné.
Tags: Église, Leadership pastoral, Ministères dans l’église, Pasteur
Add comment Mardi, 10 avril 2007





