Posts filed under 'Leadership pastoral'
Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens no 18
Le numéro 18 de Ressources spirituelles est maintenant disponible.
Ce numéro vise le thème suivant : “Des relations aimantes = une église en bonne santé.” Il contient les articles suivants :
- "Désirer le bien-être de notre prochain" par Amy L. Sherman
- "Minimiser les conflits en édifiant des assemblées fortes et en bonne santé" par Gary R. Allen
- "Aider ceux qui luttent avec la dépendance" par Larry E. Hazelbaker
- "Les six leviers de la prédication par série (2 partie)" par Craig Brian Larson
- "Dwight L. Moody et l’évangélisation des masses au 19 siècle" par William P. Farley
- "Comment tomber amoureux de votre église" par Neil B. Wiseman
- "Bien finir la course" par George O. Wood
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Tags: Leadership pastoral, Publications, Ressources chrétiennes, Ressources spirituelles, amour chrétien, conflits, dépendance, prédication, prédication par série, évangélisation, Dwight L. Moody
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Add comment Jeudi, 26 novembre 2009
Quand le pasteur chute
Un pasteur peut-il confesser l’adultère
avec une paroissienne en publique à l’assemblée ?
Voilà la question qu’un pasteur m’a envoyée. Sans dévoiler son identité, je partage ma réponse ci-dessous :
Je vous remercie de m’avoir écrit. Je vous dirai franchement ce que je crois que la Bible enseigne à ce sujet.
Dans 1 Timothée 3, Paul étale des qualifications minimes pour ceux qui “aspirent à la charge d’évêque” :
Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. 2 Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. 3 Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. 4 Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; 5 car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Eglise de Dieu? 6 Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. 7 Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable.
La première qualification pour un évêque, c’est-à-dire pasteur, est qu’il soit irréprochable. La dernière qualification est qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors. À part la qualification qu’il soit "propre à l’enseignement", toutes les qualifications ont à faire avec son caractère, et à vrai dire, il n’y a rien d’extraordinaire dans cette liste : la plupart de ces qualités ne sont que les qualités, selon l’enseignement du Nouveau Testament, qui devraient caractériser tout chrétien. Si un pasteur commet un péché grave…
il n’a plus les qualités requises selon les Écritures pour être pasteur.
Alors, si un pasteur commet un péché grave tel que l’adultère, il n’est plus irréprochable et il ne peut pas recevoir un bon témoignage de ceux du dehors. Donc, il n’a plus les qualités requises selon les Écritures pour être pasteur. Il devrait démissionner.
Quand la Bible parle de restauration, il s’agit de restauration au corps de Christ et non pas au poste de pasteur. Un pasteur chuté peut bien être restauré au corps de Christ, mais quand on transgresse la loi de Dieu, comme Paul dit dans Romains 2:24,
le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit.
Le péché flagrant dans la vie d’un soi-disant chrétien endommage la cause de Christ. Combien plus quand il s’agit d’un pasteur.
- Quand une église restaure à la chaire un pasteur chuté, elle annonce aux adeptes et au monde, que le péché n’est pas grave.
- Quand un chrétien ou un pasteur chute, il annonce que Christ n’est pas capable de nous "préserver de toute chute et nous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse" (Jude 24).
Quand David a péché, il a jeûné et prié toute la nuit. Son exemple nous démontre que nous ne devons pas prendre à la légère le péché. Les uns diraient que David est un exemple de restauration, mais il n’était pas un pasteur dans le sens du Nouveau Testament et il n’avait pas tous les avantages et toutes les bénédictions spirituelles qui nous sont accordées en Christ (Ephésiens 1). Le pasteur Charles Spurgeon a dit que si un pasteur n’a pas vécu selon la grâce de Dieu qui est sa puissance pour vivre pour le Seigneur (2 Corinthiens 12:9 et 2 Pierre 1:3), il est vraiment douteux qu’il puisse vivre selon la grâce de Dieu s’il était restauré à un poste de ministère. Il vaut mieux qu’il s’humilie au lieu d’assumer une telle charge. C’était probablement le manque d’humilité qui a précédé sa chute. L’humilité d’une autre place dans l’église pourrait préserver son âme.
Un pasteur peut-il confesser l’adultère avec une paroissienne en publique à l’assemblée ? Il me semble qu’il serait sage de confesser son adultère d’abord à son épouse, puis aux supérieurs dans le ministère (par exemple, au président du mouvement), puis aux anciens ou diacres et à l’église avec sa démission quand les responsables prendraient charge de l’église. Tout cela devrait se faire dans le plus bref délai (24 à 48 heures) pour éviter des on-dit et pour que toute l’église sache que l’on résout la situation d’une manière biblique.
Le pasteur devrait briser tout contact avec la paroissienne et d’autres responsables devraient se charger de sa cure d’âme. Le pasteur chuté et son épouse devraient aussi se soumettre à des conducteurs qui puissent veiller sur leur âme (Hébreux 13:17).
Ces paroles ne sont pas pour vous décourager. Au contraire,
6 Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable; 7 et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. 8 Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. 9 Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. 10 Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira (1 Pierre 5:6-10).
Je prie que le Seigneur vous dirige et vous comble de sa grâce. Je vous invite à répondre si vous voudriez en parler.
Voilà ma réponse. Comment auriez-vous répondu ?
Add comment Vendredi, 23 octobre 2009
Chuck Swindoll : 10 leçons en 50 ans de leadership
Chuck Swindoll a offert les leçons suivantes qu’il a apprises pendant presque 50 ans de leadership :
- La voie de leadership est une voie solitaire. Le leadership implique des décisions difficiles. Plus la décision est difficile, plus le leadership est solitaire.
- Il est dangereux de réussir. Je suis plus concerné pour ceux qui n’ont pas encore 30 ans, qui sont doués et qui réussissent. Parfois Dieu se sert de quelqu’un qui vient d’atteindre l’âge adulte, mais normalement il se sert de leaders qui ont été écrasés.
- Il est plus difficile chez soi. Personne ne me l’a dit au séminaire.
- Il est essentiel d’être réel. S’il y a un domaine où l’on a tendance de jouer un rôle, c’est parmi les leaders. Restez réels.
- Il est pénible d’obéir. Le Seigneur vous dirigera de faire certaines choses que vous n’auriez pas faites. Vous céderez ce que vous voulez faire pour vous charger de votre croix.
- Le brisement et l’échec sont nécessaires.
- L’attitude est plus importante que les actions. Peut-être votre famille ne vous l’a-t-elle pas dit, mais quelques-uns d’être vous sont difficiles de supporter. Une mauvaise attitude assombrit de bonnes actions.
- L’intégrité éclipse l’image. Aujourd’hui nous mettons l’accent sur l’image, mais ce qui compte, c’est ce que vous faites en fond de scène.
- La voie de Dieu est meilleure que la mienne.
- La ressemblance de Christ commence et se termine avec l’humilité.
HT : Justin Taylor
1 comment Samedi, 10 octobre 2009
33 Cours bibliques gratuits
On me demande assez souvent des cours bibliques sur la vie chrétienne ou comment former des disciples ou servir Dieu. Je suis très content que de pouvoir vous recommander 33 ressources chrétiennes qui sont gratuites. Tous ces cours sont publiés et vous sont offerts par “Global University”. Ils sont bibliques, évangéliques et pentecôtistes. Il suffit de cliquer sur une image pour vous retrouver sur une page où vous pourrez télécharger une leçon ou le cours entier. Si vous voulez plus de renseignements sur les cours différents, cliquer sur une des trois rubriques et vous trouverez des descriptions de chaque cours. C’est notre prière que ces cours soient une bénédiction à l’église.
Mise à jour : Nombreux ont été ceux qui m’ont écrit pour me demander de leur expédier les cours. Je regrette que cela me soit impossible, mais vous pouvez très bien télécharger gratuitement les cours, les enregistrer sur votre ordinateur pour les lire sur votre écran ou pour les imprimer si cela vous convient. Autrement, vous pouvez contacter Global si vous avez des questions concernant leur site. Je vous remercie de votre intérêt. Que le Seigneur vous bénisse !
Découvrez Dieu
Découvrez la vie chrétienne
Découvrez le service chrétien
10 comments Vendredi, 18 septembre 2009
Mohler : 7b. Le pasteur comme théologien (partie 2)
La prédication et la doctrine
Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.
Albert Mohler a commencé ce chapitre sur le rôle du pasteur comme théologien en parlant de l’appel du pasteur. Il poursuit son sujet en s’adressant à ce qu’il appelle…
LA CONCENTRATION DU PASTEUR
En ce qui concerne la théologie, le pasteur doit savoir faire le tri entre ce qui est non négociable et ce qui est discutable. Mohler fait la distinction entre les doctrines de première grandeur, celles de deuxième grandeur et celles de troisième grandeur.
Les doctrines de première grandeurLe rejet des doctrines de première grandeur est un rejet de l’évangile même.
—Albert Mohler
Les doctrines de première grandeur sont celles qui sont non négociables, par exemple, la divinité ou la déité et l’humanité plénières de Christ, la Trinité, l’expiation (la propitiation) et la justification par la foi seule. Quand le pasteur entend dire qu’il n’est pas nécessaire de croire à la résurrection littérale de Jésus-Christ, il doit reconnaître que le rejet de telles doctrines est un rejet de l’évangile même.
Les doctrines de deuxième grandeur
Les doctrines de deuxième grandeur sont celles qui sont essentielles à la vie de l’église locale mais qui ne définissent pas l’évangile. Il s’agit de questions qui concernent l’organisation de l’église ou certains systèmes ecclésiologiques ou théologiques. Par exemple, la question de si la Bible prescrit le baptême d’enfants est importante pour la vie d’une église. Il serait impossible de fonctionner comme une église locale si les membres étaient divisés par cette question. C’est pareil avec la question des dons spirituels. Sommes-nous cessationnistes (les dons ont cessé avec la mort des apôtres) ou continuationnistes (les dons continuent) ? Malgré notre position sur de telles questions, nous pouvons nous reconnaître comme chrétiens même si ces différences nous séparent.
Les doctrines de troisième grandeur
Les doctrines de troisième grandeur sont toujours importantes, mais elles ne menacent pas la communion de l’église locale. Nous pouvons être d’accord sur bien des points fondamentaux sans s’accorder sur toute question biblique. Les différences d’interprétation concernant le temps et la séquence des événements associés avec le retour de Christ sont importantes à cause de leur nature biblique, mais elles ne constituent pas la base d’une séparation d’autres croyants.
Le pasteur doit veiller et savoir évaluer les questions diverses. Parfois les différences qui semblent petites sont quand même grandes dans leur étendue. Dans le quatrième siècle, Arius a proposé que le Fils était d’une substance similaire (“homoiousias”) du Père tandis qu’Athanase s’accordait avec la Bible que le Fils était de la même substance (“homoousias”) que le Père. La différence entre “homoiousias” et “homoousias” est la simple lettre "i", mais quelle différence entre leurs déclarations ! Grâce au rôle d’Athanase comme pasteur et théologien, l’église a évité un grand désastre.
Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.
2 comments Mardi, 2 juin 2009
Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens
Un nouveau numéro de Ressources spirituelles est maintenant disponible.
Ce numéro vise le thème suivant : “Bâtir une église passionnée par les missions.” Il contient les articles suivants :
- “Signes et prodiges en mission” par Robert W. Houlihan, ancien directeur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu pour l’Asie/Pacifique
- “Une théologie de la mission” par John V. York, ancien coordinateur de l’éducation théologique pour l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu
- “Les missionnaires : des agents de changement efficaces” par Cary et Faye Tidwell, administrateur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu des États-Unis
- “Pentecôte et les mission” une interview de Thomas E. Trask, ancien surintendant des Assemblées de Dieu aux USA
- “Les six leviers de la prédication par série (1ère partie)” par Craig Brian Larson, éditeur des ressources pour la prédication du magazine Christianity Today International
- “Rempli de l’Esprit” par Anthony D. Palma, professeur, théologien et auteur de plusieurs livres théologiques
- “La fidélité de Charles Simeon” par William P. Farley, pasteur principal de l’église Grace Christian Fellowship à Spokane, Washington, USA.
Pour télécharger gratuitement ce numéro, cliquez ici. Pour d’autres numéros de Ressources spirituelles , cliquez ici. Bonne lecture à tous !
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1 comment Vendredi, 1 mai 2009
Mohler : 5. Un intendant de mystères – 2e partie : La responsabilité du prédicateur
Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.
Ayant considéré l’autorité du prédicateur, dans cette deuxième partie du chapitre 5, Mohler considère la responsabilité du prédicateur qui se trouve dans Colossiens 1:28,
C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ.
L’objectif du pasteur est de “rendre tout homme parfait en Christ” ! Pour le faire, notre tâche est triple : nous annonçons Christ, nous avertissons les hommes et nous les instruisons. Voilà le profil de notre “emploi”.
Nous annonçons Christ.
D’abord, nous annonçons Christ. Dans les versets précédents (Colossiens 1:26-27), Paul parle du mystère dont Dieu nous a chargés d’annoncer. Dans quel sens l’évangile est-il un mystère ? Bibliquement parlant, un mystère n’est pas quelque chose de mystérieux ; c’est plutôt le dessein éternel de Dieu qui était “caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints” (Colossiens 1:26 ; voir aussi Éphésiens 3:6-11). “Le mystère du christianisme en est un qui a été publiquement révélé par Dieu dans l’incarnation, la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus-Christ.”
Tout simplement, le mystère est Christ. C’est lui que nous annonçons. Il est la cible de notre prédication.
C’est facile de dire, mais le faire exige une prédication par exposition qui est minutieuse, systématique et rigoureuse. Notre tâche est de démontrer comment Christ, mystère des âges, est révélé partout dans le tout des Écritures, dans l’Ancien Testament ainsi que dans le Nouveau. Autrement dit, nous devons peindre le tableau entier de la vérité du mystère de Jésus-Christ.
Trop de prédicateurs ont tendance à travailler dans un tout petit coin de la grande toile de l’œuvre de Dieu.
Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.”
Nous lisons dans Luc 24:27, que le Christ ressuscité en “commençant par Moïse et par tous les prophètes” a expliqué aux deux disciples “dans toutes les Ecritures ce qui le concernait”. Le grand prédicateur baptiste Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.” Ayant prêché la signification immédiate du texte, nous devons démontrer comment Jésus-Christ est l’accomplissement du texte. Nous annonçons Christ.
Nous avertissons tout homme.
Paul dit que c’est son intention d’avertir tout homme à travers sa prédication. Cette question d’avertir, d’admonester, de réprimander ou d’exhorter est un devoir qui n’est pas bien accepté ou apprécié. Pourtant, Paul le considérait comme faisant partie de la prédication.
Il est capital que nous réclamions la vérité que parmi les rôles du prédicateur est celui d’exposer l’erreur et de révéler le péché. Dans 2 Timothée 3:16-17, Paul dit à Timothée qu’en prêchant la Parole, il doit reprendre et corriger. Il doit assumer la responsabilité de dire aux gens qu’ils ont tort et que leur pensée a besoin de s’aligner avec l’Écriture.
Trop souvent la prédication est sans rapport avec la vie des auditeurs parce que le prédicateur ne fait pas l’application de la Parole. Les auditeurs restent dans leur indifférence parce que le prédicateur ne veut rien dire qui puisse troubler la conscience de ses adeptes. Ainsi ils peuvent continuer dans leur péché sans prise de conscience. Nous n’aurions pas tant de cas de fornication, de concubinage, de divorce, d’adultère, d’abus dans toutes ses formes, etc., sans parler des autre péchés encore “plus acceptables”, dans l’église si seulement le pasteur avertissait tout le monde des conséquences éternelles du péché. Paul le fait dans toutes ses épîtres. Pourquoi ne le fait-on pas aujourd’hui ? Trop souvent le prédicateur cherche à plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu. Trop souvent il est lâche.
Nous instruisons tout homme.
Paul dit que la prédication de la Parole de Dieu inclut l’instruction ou l’enseignement des Écritures et l’application des Écritures à la vie des auditeurs. L’enseignement n’est pas limité à l’École de dimanche, au club des enfants ou à des cours bibliques. Je ne sais pas comment on peut prêcher la Parole de Dieu sans l’enseigner, mais j’ai entendu trop de prédications qui ne comportait pas d’instruction parce qu’elles consistaient en histoires personnelles, témoignages ou encore pire et non pas en la Parole de Dieu. Si nous sommes fidèles à la Parole de Dieu, nous instruirons tout homme dans la justice.
…afin de rendre tout homme parfait en Christ
La puissance impressionnante de la prédication authentique se voit dans le fait que Dieu se sert de la prédication pour présenter ses saints complets en Christ.
Comment les chrétiens croissent-ils ? Comment arriveront-ils à la maturité ? Comment le processus de la sanctification dirigé par le Saint-Esprit sera-t-il réalisé en eux ? Tout par la prédication de la Parole.
…Quand nous nous demandons si notre ministère est fructueux, nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?
Nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?
D’ailleurs, c’est pourquoi Christ a donné les pasteurs/enseignants à l’église :
C’est lui qui a donné… les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ (Éphésiens 4:11-13 SER)
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Add comment Dimanche, 15 mars 2009
Mohler : 5. Un intendant de mystères – première partie : L’autorité du prédicateur
Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
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Première partie : L’AUTORITÉ DU PRÉDICATEUR
Avant tout autre chose, Paul se voit comme serviteur de la Parole de Dieu. Il comprend qu’il est sur la terre pour prêcher la Parole et pour proclamer Jésus-Christ, même s’il en souffre comme résultat :
Maintenant, je me réjouis des souffrances que j’endure pour vous. Car, en ma personne, je complète, pour le bien de son corps—qui est l’Eglise—ce qui manque aux détresses que connaît le Christ. 25 C’est de cette Eglise que je suis devenu le serviteur, selon la responsabilité que Dieu m’a confiée à votre égard. Il m’a chargé d’annoncer sa Parole dans toute sa plénitude (Colossiens 1:24-25, Semeur).
L’autorité de Paul se voit dans le fait que Dieu l’a “chargé d’annoncer sa Parole dans toutes sa plénitude”. Son autorité n’est pas la sienne ; elle lui est confiée pour accomplir la tâche de prêcher la Parole de Dieu.
Il existe trois formes de fausse autorité.
- L’autorité professionnelle vient des diplômes et des références, mais la prédication de la Parole de Dieu n’est pas une profession mais un appel que donne Dieu dans sa grâce. On ne peut le mériter.
- L’autorité positionnelle vient de sa position dans l’église. Personne ne devrait suivre le pasteur tout simplement parce qu’il est “Le Pasteur” ; le pasteur de devrait pas s’attendre à ce que son église le suive tout bonnement parce qu’il porte le titre de pasteur. Il devrait marcher selon les voies de Dieu et s’attendre à ce que l’on le suive parce qu’il suit les Écritures. Paul et Silas n’ont pas insisté que les Béréens acceptent leur message sans hésitation purement sur la base de leur autorité en tant qu’apôtres. Les Béréens étaient considérés comme plus nobles parce qu’ils ont tout vérifié par la Parole de Dieu (Actes 17:10-11).
- L’autorité personnelle est également une fausse autorité. Malheureusement l’église souffre sous la direction de certains pasteurs charismatiques qui se présentent comme des autorités qui n’ont à rendre compte à personne. Paul exécrait cette sorte d’autorité personnelle : “Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !” (Galates 1:8 SER).
“L’autorité du prédicateur ne se trouve ni dans sa profession, ni dans sa position, ni dans sa position. Elle ne se trouve que dans la Parole de Dieu.”
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Add comment Lundi, 2 mars 2009





























