Posts filed under 'Mission de l'église'
L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international
2.
Jésus dit dans Matthieu 24 que l’évangélisation de toutes les nations aura lieu non seulement dans un âge de déception spirituelle, mais aussi dans un contexte de désarroi politique.
« Vous allez entendre parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer car cela doit arriver. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume… » (Matthieu 24:6-7).
On aimerait bien que la mission de faire des disciples de toutes les nations (Matthieu 28:18-20) ait lieu dans un contexte de paix internationale, démontrée par une coopération globale et des efforts intenses de la communauté globale des nations de faciliter la dissémination de l’évangile de Jésus-Christ. Jésus nous avertit que cela ne sera pas le cas : nous devons prêcher l’évangile dans le monde entier malgré les tensions et le désarroi politique international.
Jésus parle de « guerres et de bruits de guerres ». Quelques commentateurs croient qu’il s’agit de guerres qui sont proches, géographiquement parlant, et des guerres qui sont loin. Il me semble qu’il s’agit plutôt de guerres et de rumeurs de guerres, comme une guerre éventuelle entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran ou la Corée du Nord.
Jésus ajoute qu’« une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ». Le terme « nations » (grec : ethnos) ne fait pas référence aux entités politiques ou gouvernementales que nous identifions avec l’Organisation des Nations Unies. « Ethnos » signifie plutôt un peuple ou une ethnie, ensemble d’individus qui s’identifient comme un peuple de par leur langue et leur culture. Ainsi nous entendons parler de guerres non seulement sur l’échelle internationale, mais également « intra nationales », entre peuples d’un pays comme les musulmanes et les hindous, les Serbes et les Croates ou les Tutsis et les Hutus. Le site Perspective Monde de l’Université de Sherbrooke donne des listes de 314 conflits depuis 1945. Les nations du monde – pays et peuples – sont malheureusement bien représentées sous les rubriques de Guerres civiles (50), Guerres ethniques (45), Guerres entre États (22), Guerres d’indépendance (14), Violences civiles (85), Violences ethniques (51) et Violences entre États (47).
C’est au milieu de ces conflits que l’évangile doit être annoncé car Jésus a dit : « L’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations » (Matthieu 24:14). C’est pourquoi en ce moment des missionnaires risquent leurs vies dans des pays comme l’Afghanistan et l’Iraq. Ils n’attendent pas que les conditions deviennent plus propices et paisibles ; ils comprennent que l’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.
Jésus nous adresse trois mots :
1. « Gardez-vous de vous alarmer. » D’autres hommes mourront de frayeur en pensant ce qui devra survenir sur toute la terre (Luc 21:26), mais le disciple ne doit pas s’alarmer. Jésus nous a annoncé toutes ces choses à l’avance pour que nous ne soyons pas alarmés (Matthieu 24:25 ; cf. Jean 13:19 ; 16:4). Au milieu de ces conditions qui bouleversent le monde, le disciple de Christ est rempli de la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence (Philippiens 4:6-7).
2. « Cela doit arriver. » Nous devons chercher à être en paix avec tous les hommes autant que cela dépend de nous (Romains 12:18). Nous faisons des efforts pour être des artisans de paix (Matthieu 5:9). Nous prions pour la paix de Jérusalem (Psaume 122:6). Nous désirons la paix internationale. Pourtant, nous ne nous faisons pas d’illusions comme si la prédication de l’évangile établissait le règne millénaire sur terre. « Quand les hommes diront : Paix et sécurité ! c’est alors que soudainement la ruine fondra sur eux comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils n’échapperont point » (1 Thessaloniciens 5:3). Nous devons nous armer de cette pensée que ces choses doivent arriver.
3. « Ce ne sera pas encore la fin. » Les disciples avaient posé la question à Jésus : « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? » (Matthieu 24:3). Jésus parle des conditions qui précéderont la fin : de faux Christs et de faux prophètes viendront en son nom et séduiront beaucoup de gens. Les tensions intra nationales et internationales s’intensifieront. Il y aura des guerres internationales et des guerres raciales. Mais ce n’est pas encore la fin.
Quand viendra la fin ? « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14). Cela veut dire que malgré les guerres et les conditions adverses, nous devons continuer à prêcher l’évangile dans le monde entier, à tous les peuples, sans exception aucune. Nous devons faire des disciples de tous les peuples, gens de toute culture et de toute langue puisque Dieu nous a révélé qu’il y aura devant le trône et devant l’Agneau une grande foule que nul ne peut compter, de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils crieront d’une voix forte : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Apocalypse 7:9-10). Malgré le désarroi politique international, nous devons annoncer l’évangile du Royaume de Dieu dans le monde entier parmi tous les peuples jusqu’à ce que vienne notre Roi.
Article précédent : L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
Catégories : évangélisation, mission de l’église
Technorati tags: Matthieu 24, évangélisation, mission, signes, avènement de Christ, la fin de l’âge, guerres, eschatologie
Add comment Lundi, 3 décembre 2007
L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
1.
L’évangélisation globale sera le signe de la fin de l’âge. Les disciples demandent à Jésus de leur donner un signe concernant la fin de l’âge : « Dis-nous quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). Quelques versets plus tard, Jésus leur déclare que l’évangile sera proclamé dans le monde entier avant la fin de l’âge :
« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14).
Entre les versets 3 et 14, Jésus décrit le contexte dans lequel l’évangélisation globale. (Le terme « évangélisation globale » n’indique pas que le monde entier sera sauvé, mais seulement que l’évangile est annoncé globalement.)
Jésus dit que l’évangélisation globale aura lieu dans un contexte de messages contradictoires et de déception spirituelle :
« Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:4-5, 11).
L’évangélisation globale ne se fait pas dans un milieu où tout le monde annonce le même message. Au contraire, de voix différentes disputent le cœur des hommes et rendent la situation confuse. Au lieu d’accepter ou de rejeter un seul message, les gens sont confrontés d’une cacophonie de messages disparates dont ils doivent chercher à distinguer le vrai des faux. Même les gens qui proclament la relativité de la vérité et un message de tolérance se montrent intolérants envers eux qui disent que la « vraie vérité » ne se contredit pas. C’est dans ce contexte que nous sommes appelés à proclamer que « Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom (« Jésus-Christ de Nazareth », Actes 4:10) donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent au nom de Christ.
La mission de faire des disciples de toutes les nations serait plus facile si les autres messages n’étaient que ceux d’autres religions comme l’islam ou l’hindouisme ou le bouddhisme. Pourtant, ce n’est pas de ce défi que le Seigneur Jésus parle. La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent « sous son nom », ceux qui viennent au nom de Christ. Jésus donc nous avertit concernant le plus grave danger dans la chrétienté : « plusieurs viendront sous mon nom… ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens. »
Il ne manque pas de faux prophètes.
« Plusieurs. » La Bible en français courante, celle de Jérusalem et la TOB donnent « beaucoup ». Beaucoup de faux prophètes viendraient sous son nom. Sans être paranoïaque, nous pouvons dire qu’il n’en manque pas. Connaissez-vous de faux prophètes ? En pouvez-vous nommer quelques-uns ? Jésus dit que nous les reconnaîtrons à leurs fruits (Matthieu 7:16), mais la plupart des chrétiens ne croient pas avoir jamais vu un faux prophète. Soit Jésus a eu tort, soit il nous manque de discernement. Nous imaginons que les faux prophètes sont des gens que nous ne connaissons pas ! Si c’était le cas, cet avertissement de Jésus ne serait pas nécessaire : « Prenez garde que personne ne vous séduise » dit-il. Les faux prophètes sont des gens comme nous. Jésus nous dit dans Matthieu 7:15 qu’ils nous viennent comme des brebis. Ils ont l’air d’être des brebis mais ils sont des loups ravisseurs. Par exemple, les mormons et les témoins de Jéhovah parlent de Dieu et de Jésus, mais c’est un autre Jésus qu’ils prêchent, un Jésus dépouillé de sa pleine divinité (2 Corinthiens 11:4). Ils travaillent dur pour gagner des gens et beaucoup sont séduits par leur message, mais leur évangile est un évangile différent que celui que nous avons reçu (Galates 1:6-9 ; 2 Corinthiens 11:4). Eux, on les reconnaît assez facilement.
Encore, Jésus dit que beaucoup viendront sous son nom en disant : « C’est moi qui suis le Christ. » Et ils séduiront beaucoup de gens. Connaissez-vous des gens qui se disent le Christ ? Jésus parle de beaucoup, mais il nous serait difficile de nommer quelqu’un qui se dit le Christ. Le pasteur John Bevere suggère qu’il s’agit de personnes qui disent qu’ils sont « oints » de Dieu. Le mot christos en grec se traduire « oint » ou « Christ » qui veut dire « oint ». Nous pouvons donc traduire les mots de Jésus de cette manière : « Plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis l’oint. » Les faux Christs sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Beaucoup de prédicateurs parlent de leur propre onction, de comment ils ont chassé des démons, fait des miracles, guéri des malades et prophétisé. Ils sont toujours en train de parler de leurs exploits spirituels. Ils parlent d’eux-mêmes, ils se prêchent eux-mêmes (2 Corinthiens 4:5), ils sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Ils s’exaltent eux-mêmes et beaucoup de gens sont séduits par eux. Ils sont séduisants parce qu’ils sont eux-mêmes séduits (2 Timothée 3:13). Ils se croient vraiment des serviteurs avec une onction et un ministère pas comme les autres. Jésus dit que beaucoup, qui prophétisent en son nom, qui chassent des démons en son nom et qui font beaucoup de miracles en son nom, seront étonnés de se retrouver expulsés de son royaume (Matthieu 7:21-23). Ils se servent du nom de Christ pour se montrer aux autres. Encore dans Matthieu 24, Jésus dit : « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus » (Matthieu 24:24). Ils se servent du nom de Christ, opèrent de grands signes et séduisent beaucoup de monde.
Le défi dans cet âge de déception spirituelle
C’est dans ce milieu de déception spirituelle, d’égarement et de voix opposantes et contradictoires que nous devons prêcher la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Nous savons que notre message n’est pas le seul message, mais nous l’annonçons parce que c’est le seul message qui sauve. Nous savons que notre message sera repoussé par beaucoup, mais nous l’annonçons face à l’opposition parce que Christ dit que ce message servira de témoignage à toutes les nations. Ce n’est pas avec des notions romantiques que nous nous engageons à la tâche de faire des disciples de toutes les nations mais avec les yeux grands ouverts, en comprenant le défi spirituel, l’autorité de celui qui nous a mandatés et la nature de notre mission, et en saisissant la promesse : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20).
Suite : L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international
Catégories : évangélisation, mission de l’église
Technorati tags: Matthieu 24, évangélisation, faux prophètes, faux Christs, mission, déception spirituelle, eschatologie
Add comment Samedi, 24 novembre 2007
Christ est-il mort pour racheter la culture ?
« Vous savez en effet que ce n’est point par des choses périssables—argent ou or—que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:18-19).
De nos jours on parle assez souvent du concept de « racheter la culture » ou du « rachat de la culture ». Bien que ces expressions n’aient pas une longue histoire dans la littérature missiologique, le concept de racheter la culture n’est pas nouveau. A travers l’histoire de l’Église, les chrétiens qui répandaient l’évangile ont toujours été confrontés avec ce problème : Qu’est-ce que nous pouvons assimiler, et que devons-nous rejeter ? (more…)
Add comment Dimanche, 8 juillet 2007
La formation de disciples, mesure de l’efficacité de l’église
Il y a quelques semaines, j’ai partagé avec vous une liste de comparaisons entre l’église en maintenance et l’église en mission. Je voudrais maintenant considérer le premier point en plus de détail :
Pour mesurer son efficacité, l’église en maintenance pose la question : “Combien de visites le pasteur fait-il ?” L’église en mission demande : “Combien y a-t-il de disciples qui sont en train d’être formés ?”
Pour évaluer notre efficacité, nous devons connaître notre objectif. Pourtant, ce n’est pas à nous de choisir notre objectif. L’église en mission met l’accent sur la formation de disciples. Il est tellement facile pour l’église d’être distraite par de vrais besoins et par ce qu’on a appelé “la tyrannie de l’urgent”, c’est-à-dire la réponse immédiate aux besoins qui sont urgents mais sans grande importance. Nos activités tombent en quatre quadrants que l’on peut évaluer par leur importance et par leur nature urgente :

QUADRANT 1 : Le premier quadrant N’est PAS où il convient d’être. Tout est important et tout est urgent. On est toujours en train de résoudre une crise, d’éteindre des feux, souvent parce que l’on ne s’est pas occupé des problèmes quand ils étaient toujours petits ; on n’était pas “proactif” (quadrant 2). Le premier quadrant est celui du surmenage. On ne peut pas continuer à travailler à long terme de cette manière sans conséquences néfastes.
QUADRANT 4 : Le quatrième quadrant est une perte de temps. On gaspille son temps sur des choses qui ne sont ni importantes ni urgentes.
QUADRANT 3 : Le troisième quadrant est le pire. On croit faire ce qui est important parce que c’est urgent. On croit que l’on est dans le premier quadrant, mais on est dans le quadrant de l’illusion ! C’est urgent comme une lettre à laquelle on n’a pas besoin de répondre ! Urgent, mais pas important. La plupart des gens passent la plupart de leur temps en Q3 !
QUADRANT 2 : Le deuxième quadrant est là où il fait être. On fait l’important, mais pas dans un état de crise. C’est le quadrant de la proactivité. On est proactif. On travaille sur des objectifs bien précis et importants, et cela d’une manière bien ordonnée sans les laisser au dernier moment.
Comment distinguer l’important de l’urgent ? L’urgent, de par sa nature, a une apparence importante. Nous sentons l’importance de l’urgent. L’urgent semble être important tout simplement parce que c’est urgent. Comment savoir si c’est vraiment important ? Toute tâche qui nous fait progresser vers notre objectif est importante. Si elle ne nous aide pas à accomplir notre but, elle n’est pas importante. Nous aide-t-elle à avancer vers l’accomplissement de notre mission ? Toute décision, toute activité et tout programme doivent passer par le tamis de notre but, votre objectif, notre mission ou notre raison d’être. Aussi urgente qu’elle puisse être, toute activité qui ne nous fait pas progresser vers l’accomplissement de notre mission n’est pas importante.
Si nous sommes occupés des choses urgentes et des choses qui ne sont pas importantes, nous ne pouvons être efficaces. Nous pouvons être tellement pris par toutes sortes d’activités et de programmes. Nous La mission que donna Jésus à l’église n’était pas simplement l’évangélisation, mais la formation de disciples de toutes les nations. pouvons courir à l’église chaque soir pour telle réunion, pour tel comité, pour un tas de raisons, tout en négligeant notre famille, nous-mêmes et même le Seigneur. Le pasteur visite les malades, prêche dimanche matin, parfois dimanche soir, encore une étude biblique au milieu de la semaine, encore un message pour une réunion de prière, il prépare une étude pour le comité, il prêche à la jeunesse et aux ados, il prêche à la prison et à l’hôpital… la liste ne se termine pas. Où sont les disciples ? Trop souvent la mission de l’église a été abrégée au verbe “évangéliser”. “La raison d’être de l’église est l’évangélisation du monde” nous dit-on. Non, l’objectif de l’église ne peut être réduit à l’évangélisation, aussi importante qu’elle soit. L’évangélisation n’est que la première étape de la mission de l’église. La mission que donna Jésus à l’église n’était pas simplement l’évangélisation mais la formation de disciples de toutes les nations. Jésus dit clairement que nous devons faire des disciples de toutes les nations :
“Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle” (Matthieu 28:19-20 DRB).
Dans le grec, le seul verbe à l’impératif dans ce passage (mathteusate) veut dire “faites des disciples”. Le baptême d’eau fait partie de cette formation de disciples (”les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit”), ainsi que l’enseignement “à garder toutes les choses que je vous ai commandées”. “Tout disciple accompli, dit Jésus, sera comme son maître” (Luc 6:40). Jésus nous a commandé de faire des disciples, des croyants qui obéissent à tout ce que Jésus nous a commandé. C’est également la raison pourquoi Christ a donné à l’église des pasteurs :
“pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’oeuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ” (Ephésiens 4:12-13 SER).
Christ a donné des pasteurs (sans exclure les autres ministères d’Éphésiens 4:11) “pour le perfectionnement des saints” pour que chaque disciple mette en service le don que Christ lui a donné (Éphésiens 4:7 ; Romains 12:6-8 ; 1 Corinthiens 12:7) pour l’édification du corps du Christ. Le pasteur ne fait pas tout l’œuvre du ministère ; nous sommes tous ministres de Jésus-Christ. Le pasteur est facilitateur. Il aide les autres à trouver leur ministère. Il les encourage à mettre en service ce que le Seigneur leur a donné.
Il n’est pas question d’enfanter des bébés qui sont par la suite négligés et perdus. L’église est appelée à faire des disciples. L’enfantement n’est que le commencement. Pour mesurer l’efficacité de l’église, il suffit de voir si elle forme des disciples, des gens qui obéissent à tous les commandements de Christ, des gens qui mettent leurs dons de ministère en service de l’église et du Seigneur. Nous avons besoin de passer au crible toute activité, toute réunion et tout programme de l’église pour voir s’ils contribuent à la formation de disciples. Formons-nous des disciples qui obéissent à tous les commandements du Seigneur Jésus-Christ ? C’est ce qu’il nous a commandé de faire. C’est notre mission. La formation de disciples est la mesure de l’efficacité de l’église.
Que pensez-vous ? Je serais content de lire votre réponse.
(Les quatre quadrants ont été adaptés d’un séminaire donné par SkillPath.)
Tags: Évangélisation, Formation de disciples, Mission de l’église
Mercredi, 16 mai 2007
Une église en maintenance ou une église en mission ?
Votre église est-elle une église en maintenance ou une église en mission ? J’ai trouvé cette description en anglais sur plusieurs sites comme celui de l’évêque William H. Willimon, mais il semble être retiré du livre Good News People par Harold Percy. J’aime bien le contraste entre “maintenance” et “mission”. L’efficacité ne dépend pas seulement du pasteur, mais de tous les membres du corps de Christ qui ont aussi reçu un ministère qu’ils doivent mettre en pratique par l’onction du Saint-Esprit.
- Pour mesurer son efficacité, l’église en maintenance pose la question : “Combien de visites le pasteur fait-il ?” L’église en mission demande : “Combien y a-t-il de disciples qui sont en train d’être formés ?”
- En considérant la possibilité d’un changement quelconque, l’église en maintenance dit : “Si ce changement s’avère troublant à des membres, nous ne le ferrons pas.” L’église en mission dit : “Si ce changement peut nous aider à toucher quelqu’un du dehors, nous prendrons le risque et le ferrons.”
- En pensant à un changement, la majorité des membres dans l’église en maintenance se demandent : “Comment cela me concernera-t-il ?” La majorité des membres d’une église en mission demandent : “Ce changement augmentera-t-il notre capacité de toucher ceux du dehors ?”
- En pensant à sa vision pour le ministère, l’église en maintenance dit : “Nous devons être fidèles au passé.” L’église en mission dit : “Nous devons être fidèles au futur.”
- Le pasteur d’une église en maintenance dit au nouveau venu : “J’aimerais vous présenter à quelques-uns de nos membres.” Dans l’église en mission, les membres disent : “Nous aimerions vous présenter à notre pasteur.” [Les membres prennent l'initiative d'accueillir le nouveau venu.]
- Confronté par un souci pastoral légitime, le pasteur de l’église en maintenance se pose la question : “Comment puis-je combler ce besoin ?” Le pasteur de l’église en mission demande : “Comment peut-on combler ce besoin ?”L’église en mission comprend qu’elle ne peut pas emmener tout le monde avec elle. [Le pasteur voit l'ensemble des ministères de l'église.]
- L’église en maintenance chercher à éviter tout conflit à tout prix (mais ne réussit que rarement). L’église en mission comprend que le conflit fait partie du prix du progrès, et elle est prête à payer le prix. Elle comprend qu’elle ne peut pas emmener tout le monde avec elle. Cela lui cause du chagrin mais ne l’empêche pas de faire ce qu’il faut faire.
- Le style de leadership dans l’église en maintenance est surtout managérial, où les leaders cherchent à maintenir l’ordre et font en sorte que tout fonctionne parfaitement. Le style de leadership de l’église en mission est surtout transformationnel, où les leaders lancent une vision de ce qui peut être réalisé et s’écartent de ce qui est habituel et attendu pour transformer la vision en réalité.
- L’église en maintenance s’occupe de l’église, ses organisations et structure, ses statuts et ses comités. L’église en mission s’occupe de la culture en cherchant à comprendre la perspective des gens du dehors et ce qui les motive. Elle cherche à déterminer leurs besoins et leurs points d’accès pour l’évangile.
- En considérant la croissance, l’église en maintenance pose la question : “Combien de luthériens [ou pentecôtistes, etc.] habitent pas plus de 20 minutes de cette église ?” L’église en mission pose la question : “Combien de gens non pratiquants habitent pas plus de 20 minutes de cette église ?”
- L’église en maintenance regarde la communauté et demande : “Comment pouvons-nous persuader ces gens de soutenir notre église ?” L’église en mission demande : “Comment cette église peut-elle soutenir ces gens ?“
- L’église en maintenance pense aux moyens de sauvegarder ses membres. L’église en mission pense aux moyens de toucher le monde.
Tags: Évangélisation, Leadership pastoral, Ministères dans l’église, Mission de l’église
1 comment Vendredi, 13 avril 2007


